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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 632

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 441)Ordonnance(383 632)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 807)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2110000

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. et Mme A contestant des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2016, suite à une vérification de comptabilité de l'entreprise individuelle de M. A. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les suppléments d'impôt sur le revenu, ceux-ci ayant été dégrevés par l'administration en cours d'instance. Sur le surplus, la solution retenue est le rejet des conclusions des requérants, le tribunal ayant écarté l'ensemble des moyens soulevés, tant sur la régularité de la procédure que sur le bien-fondé des rappels de TVA et des pénalités. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET ANDRE HOIN & PARTENAIRES

18 mars 2025• 2ème Chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2105752

Le Tribunal administratif de Grenoble annule le certificat d'urbanisme négatif délivré le 23 mars 2021 par le maire de Laissaud à M. A pour la construction d'une maison d'habitation. Le motif de refus, tiré de l'absence de réseau public d'électricité, est jugé erroné car la desserte ne nécessite qu'un simple branchement particulier et non une extension du réseau, en application de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme. Le tribunal enjoint au maire de réexaminer la demande dans un délai de deux mois. Les demandes de frais de justice sont rejetées.

CABINET CCMC - CAPRON - MANIEUX - CHOPINEAUX

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
18 mars 2025• 5ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504966

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B D, ressortissante mauritanienne, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 21 février 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé, et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation personnelle. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

18 mars 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426781

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de police du 9 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant car cette disposition ne s'adresse pas aux États membres. Il a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale du requérant. En conséquence, la décision fixant le pays de destination, dont l'illégalité était invoquée par voie de conséquence, a été jugée légale.

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

18 mars 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2401128

Le Tribunal Administratif de Bastia annule le permis de construire délivré par le maire de Pietrosella à la SARL Serra Corse MDB pour deux maisons à Cruciata. Le projet est jugé contraire à l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme car il s'implante en discontinuité d'une agglomération ou d'un village existant. Le groupement de maisons de Cruciata, bien qu'ancien, ne constitue pas une agglomération ou un village au sens du PADDUC, faute de fonction structurante et de caractère stratégique. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté attaqué.

Avocat : CABINET D'AVOCATS CGCB & ASSOCIÉS

18 mars 2025• 2ème chambre
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2400343

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la commune de Montauban d’une demande d’annulation d’un titre exécutoire émis par le SDIS de Tarn-et-Garonne pour le paiement de sa contribution au financement du service pour décembre 2023. La commune contestait la légalité de la délibération du conseil d’administration du SDIS fixant les modalités de calcul des contributions, invoquant notamment un défaut d’information, une incompétence négative, une rupture d’égalité et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales, notamment l’article L. 1424-35.

Avocat : CABINET BAZIN & ASSOCIES

18 mars 2025• 1ère Chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201203

**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Bastia était saisi par M. et Mme C d’une demande d’indemnisation pour le refus implicite du préfet de la Corse-du-Sud de prêter le concours de la force publique afin d’exécuter une ordonnance d’expulsion du 17 juillet 2020. La responsabilité de l’État est engagée sur le fondement des articles L. 153-1 et suivants du code des procédures civiles d’exécution, en raison du refus illégal de concours. Le tribunal condamne l’État à verser aux requérants une indemnité de 8 756,33 euros, à parfaire jusqu’à la libération effective des lieux, en réparation du préjudice de jouissance subi.

Avocat : CABINET D'AVOCATS ROMANI-CLADA -MAROSELLI- ARMANI

18 mars 2025• 2ème chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200684

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A C, qui contestait le refus implicite du maire de Bastelicaccia de transférer à titre gratuit une autorisation de stationnement de taxi détenue par son père. Le tribunal a jugé que les dispositions de l’article L. 3121-2 du code des transports ne permettent pas un transfert gratuit, mais seulement à titre onéreux, et que la décision du maire n’était entachée ni d’erreur de droit ni d’erreur d’appréciation. En conséquence, les demandes d’annulation, d’injonction et d’astreinte ont été rejetées, et M. C a été condamné à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES

18 mars 2025• 2ème chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2401140

Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé un permis de construire délivré par le maire de Sari-Solenzara pour une maison individuelle sur les parcelles cadastrées B n°s 1237 et 1239. Le préfet de la Corse-du-Sud contestait cette décision au motif que le projet méconnaissait l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, qui impose une urbanisation en continuité avec les agglomérations et villages existants. Le tribunal a jugé que le terrain se situait dans une zone d'habitat diffus, éloignée de toute agglomération ou village au sens du PADDUC, et que le projet ne respectait donc pas cette règle. En conséquence, l'arrêté municipal du 8 avril 2024 a été annulé.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TALARIS

18 mars 2025• 2ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504591

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant sri-lankais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 14 février 2025 du Préfet de police ordonnant son transfert aux autorités suédoises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la procédure d'entretien individuel prévue à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été régulièrement menée et que le requérant n'apportait pas d'élément circonstancié remettant en cause la qualité de l'agent. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'examiner la demande en France sur le fondement de l'article 17 du même règlement, cette faculté étant discrétionnaire. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le règlement Dublin III et la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

18 mars 2025• 8e Section - MESD
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203346

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Elabor, qui demandait la condamnation du département de la Haute-Savoie à lui verser diverses sommes au titre d’un marché public de levés topographiques. Le tribunal a jugé que la résiliation du marché aux torts de la société était régulière, celle-ci n’ayant pas livré des prestations conformes aux spécifications techniques du CCTP, et que les prétentions indemnitaires n’étaient pas fondées. Il a également ordonné à la société Elabor de rembourser au département l’avance de 7 662,03 euros non remboursée. La décision s’appuie sur les principes du code de la commande publique et du CCAG applicable.

Avocat : SARL CABINET ADAES AVOCATS

18 mars 2025• 6ème Chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503702

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par M. A sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, modifie une précédente ordonnance du 14 février 2025 qui enjoignait au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui communiquer un rendez-vous pour un duplicata de titre de séjour. Constatant l'inexécution de cette injonction, le juge des référés assortit la mesure d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, à l'expiration d'un nouveau délai de huit jours. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 521-4 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

18 mars 2025
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415780

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société civile immobilière Vignerons, qui demandait une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour évaluer ses préjudices. La société estimait avoir subi des dommages en raison de décisions du maire de Bondy (sursis à statuer, refus de permis, retrait de permis tacite) ayant entravé son projet immobilier, ces décisions ayant été annulées par le tribunal. Le juge des référés a considéré que la mesure d'expertise n'était pas utile, car la société disposait déjà d'éléments suffisants (estimation de pertes locatives et de surcoûts) pour engager un éventuel recours indemnitaire. La demande de la commune de Bondy au titre des frais de justice a également été rejetée.

Avocat : CABINET TAITHE PANASSAC ASSOCIÉS

18 mars 2025
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207030

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de Mme B, agent hospitalier, qui sollicitait l'indemnisation de son préjudice moral et de troubles dans ses conditions d'existence suite à l'annulation par la Cour administrative d'appel de Lyon de décisions illégales du CHUGA lui refusant un congé de longue maladie. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation de la décision du 3 juin 2022, considérant que le contentieux était de plein contentieux. Sur le fond, il a estimé que si l'illégalité fautive des décisions annulées était établie, le préjudice invoqué n'était pas suffisamment caractérisé, la requérante ayant déjà perçu des sommes importantes durant la période litigieuse. La demande indemnitaire a donc été rejetée, sur le fondement de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière.

Avocat : ASTERIO - CABINET D'AVOCATS

18 mars 2025• 6ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300139

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui signalait des faits de harcèlement au travail et une dégradation de sa santé. La juridiction a relevé d'office que la requête était irrecevable, car elle ne comportait ni conclusions en annulation d'une décision administrative, ni conclusions indemnitaires, en méconnaissance des articles R.411-1 et R.421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a également constaté que les parties avaient conclu un protocole transactionnel en septembre 2023, mais que Mme A s'opposait à son désistement. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité formelle.

Avocat : CABINET BROCHETON AVOCATS

18 mars 2025• 6ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300332

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, aide-soignante au CHU de Grenoble, qui contestait sa suspension conservatoire de quatre mois prononcée le 21 juillet 2022 pour des faits de comportements inappropriés envers des patients. Le tribunal a jugé que la suspension, mesure conservatoire non disciplinaire, n'avait pas à être motivée et que les faits reprochés présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité au vu des éléments dont disposait l'administration à la date de la décision, en application de l'article L.531-1 du code général de la fonction publique.

Avocat : ASTERIO - CABINET D'AVOCATS

18 mars 2025• 6ème Chambre
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307369

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A contestant la décision du ministre de l'intérieur du 17 mai 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision, celle-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que le paiement de l'amende forfaitaire majorée pour les infractions suffit à établir que l'administration a rempli son obligation d'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, sans que la requérante ne démontre l'inexactitude ou l'incomplétude des avis reçus.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

18 mars 2025• Magistrat Connin
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2203635

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme A et de Mme C, qui demandaient l'annulation de la décision du 13 janvier 2022 par laquelle le maire de Saint-Hilarion ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de la société TDF pour l'installation d'une antenne-relais de téléphonie mobile. Le tribunal a estimé que le dossier de déclaration préalable était suffisant au regard des articles R.431-36 et R.431-10 du code de l'urbanisme, permettant d'apprécier l'aspect extérieur et l'insertion du projet. Il a également jugé que le projet ne portait pas atteinte au caractère des lieux avoisinants au sens de l'article R.111-27 du code de l'urbanisme, compte tenu de l'éloignement des habitations et de la nature du site. En conséquence, la décision de non-opposition a été validée.

Avocat : CABINET GREENLAW AVOCAT

18 mars 2025• 5ème chambre
TA64Décision

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2500520

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Laloubère pour l'édification d'une maison d'habitation. La juridiction a d'abord rejeté la demande de médiation judiciaire en raison de l'opposition de la commune. Sur le fond, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par les requérants (notamment l'absence de recours à un architecte, le défaut d'avis de l'ABF, le dossier incomplet et la méconnaissance du PLU) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, condition nécessaire pour ordonner la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL CABINET CAMBOT

18 mars 2025
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2200850

Le Tribunal administratif de Versailles annule un titre exécutoire de 968 euros émis par la commune de Bullion pour un "forfait dépôt sauvage" à l'encontre de M. B. La commune n'ayant produit aucun élément établissant que M. B était l'auteur du dépôt, le tribunal retient une erreur de fait. Il prononce la décharge de l'obligation de payer et condamne la commune à verser 1 500 euros au titre des frais de justice. La décision se fonde sur les règles de procédure contentieuse administrative.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

18 mars 2025• 9ème chambre