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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 632

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 441)Ordonnance(383 632)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 807)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503619

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D, ressortissant égyptien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale car la demande d'asile de M. D constituait un réexamen. Il a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

12 mars 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503893

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B G D, ressortissante sénégalaise, qui contestait la décision du 6 février 2025 du directeur général de l'OFII lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de sa situation, notamment le refus d'une orientation en région. Il a également écarté le moyen tiré de la non-conformité de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avec la directive 2013/33/UE, estimant que les dispositions nationales étaient compatibles avec le droit européen. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

11 mars 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2221673

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Loris Azzaro, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder l’aide « coûts fixes rebond » pour la période de janvier à octobre 2021. Le tribunal a jugé que la société, détenue à 99,999 % par une autre société et détenant elle-même 100 % du capital d’une filiale, ne pouvait être qualifiée de « petite entreprise » au sens du règlement (CE) n° 70/2001, car elle était liée à ces entreprises. En conséquence, elle ne pouvait bénéficier du taux d’aide de 90 % réservé aux petites entreprises, et la décision de refus a été validée.

Avocat : CABINET FOLEY HOAG (AARPI)

11 mars 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2204286

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête du GAEC du Domaine, qui contestait le refus implicite du préfet de la région Bretagne de mettre en demeure la SCEA La Falaise de cesser l'exploitation de parcelles agricoles sans autorisation sur la commune d'Evran. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, faute pour le préfet d'avoir justifié de l'envoi de l'accusé de réception requis. Sur le fond, le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que la SCEA La Falaise, venant aux droits de l'EARL La Falaise, pouvait se prévaloir de la priorité n°1 du schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) de Bretagne, et que les moyens soulevés (défaut de motivation, fraude, caducité de l'autorisation, transfert d'exploitation) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 331-7 et L. 331-4-2 du code rural et de la pêche maritime.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PROXIMA

11 mars 2025• 5ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302658

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de M. B contestant la délibération du 26 juillet 2022 de Montpellier Méditerranée Métropole approuvant un avenant au contrat de délégation de service public des parkings Antigone et Comédie, qui instaure un tarif de 3 euros TTC pour la traversée du tunnel de la Comédie. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que la contestation de la légalité d'une délibération autorisant la conclusion d'un contrat relève d'un recours de plein contentieux contre le contrat lui-même, et non d'un recours pour excès de pouvoir. Le requérant n'a pas non plus justifié d'un intérêt à agir suffisant.

Avocat : CABINET ACOCE AVOCATS

11 mars 2025• 5ème Chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2203411

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. et Mme A, qui demandaient la condamnation de la commune d'Issigeac pour le préjudice subi par leur chienne, blessée en se coinçant la patte dans une excavation sur une passerelle communale. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir de la commune, estimant que le délai de recours n'était pas opposable faute d'accusé de réception. Sur le fond, il a jugé que la responsabilité de la commune pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public n'était pas engagée, car l'excavation ne constituait pas un défaut d'entretien normal et que M. A avait commis un défaut de surveillance de sa chienne. La requête a donc été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CAPORALE MAILLOT BLATT

11 mars 2025• 5ème Chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2205231

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B C, qui demandait la condamnation du centre hospitalier d'Agen-Nérac pour la perte des prothèses dentaires et auditives de son père, M. A C, décédé en février 2020. Le tribunal a estimé que la responsabilité de plein droit de l’hôpital, prévue à l’article L. 1113-1 du code de la santé publique, ne pouvait être engagée en l’absence de dépôt formalisé des objets, et qu’aucune faute n’était établie au sens de l’article L. 1113-4 du même code. En conséquence, la demande d’indemnisation a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

11 mars 2025• 5ème Chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2206795

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande d'indemnisation de Mme B, gardienne de la paix, victime d'un accident de service reconnu imputable le 26 avril 2018. En l'absence de faute de l'administration établie, le tribunal a rappelé que la responsabilité sans faute de l'État permet d'indemniser les préjudices patrimoniaux autres que les pertes de revenus et l'incidence professionnelle (déjà couverts par l'allocation temporaire d'invalidité), ainsi que les préjudices personnels. La solution retenue est un droit à réparation pour ces chefs de préjudice, conformément à la jurisprudence relative à l'obligation de protection des fonctionnaires. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.

Avocat : SELARL CABINET REMY LE BONNOIS

11 mars 2025• 1ère Chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2300070

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Cegelec Bordeaux, qui contestait les pénalités de retard (8 800 €) et d'absence aux réunions de chantier (1 000 €) appliquées par le SDIS de la Gironde dans le cadre d’un marché public de travaux. Le tribunal a jugé que ces pénalités, fondées sur le CCAP Travaux et le CCAG Travaux (arrêté du 8 septembre 2009), étaient justifiées par les retards constatés par le maître d’œuvre et les absences non contestées. En conséquence, la demande de paiement du solde du marché et des intérêts a été rejetée, et la société a été condamnée à verser 1 500 € au SDIS au titre des frais de justice.

Avocat : SCP CABINET LEXIA

11 mars 2025• 1ère Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2301084

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SNC Polygone II, qui demandait l’annulation de la décision implicite de Montpellier Méditerranée Métropole refusant la réouverture à la circulation de l’avenue Albert Dubout et de la rue Léon Blum, ainsi que le rétablissement de la signalétique vers le centre commercial Le Polygone. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués, tirés de la violation d’un protocole transactionnel et d’une rupture d’égalité entre parkings, n’étaient pas fondés. Il a notamment considéré que les modifications du plan de circulation relevaient de l’exercice des pouvoirs de police de la métropole et ne méconnaissaient pas les engagements contractuels allégués. La décision s’appuie sur les dispositions du code civil relatives aux transactions et sur le code de justice administrative.

Avocat : CABINET ACOCE AVOCATS

11 mars 2025• 5ème Chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2401917

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, ordonnance de référé. Une professeure des écoles demande une expertise médicale pour évaluer l’intégralité de ses préjudices suite à une maladie professionnelle (dépression) reconnue imputable au service. Le juge des référés fait droit à la demande sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la mesure utile pour évaluer les préjudices non couverts par l’allocation temporaire d’invalidité et distincts de ceux déjà indemnisés par un précédent jugement. Toutefois, l’expertise est limitée à la période postérieure à la consolidation de l’état de santé, fixée au 19 octobre 2021.

Avocat : CABINET ARVIS AVOCATS

11 mars 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426563

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. C, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de police du 7 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a constaté que l'arrêté ne comportait pas de mesure d'interdiction de retour, rejetant les conclusions sur ce point. Il a prononcé l'admission provisoire de M. C à l'aide juridictionnelle. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les moyens soulevés par le requérant portent sur la motivation, la procédure, le droit d'être entendu (principe général du droit de l'UE), et les articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE, ainsi que les articles L. 613-1 et L. 433-2 du CESEDA.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

11 mars 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426704

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B C, qui contestait l'arrêté du 4 septembre 2024 du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen circonstancié de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, y compris ses demandes d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

11 mars 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303470

Le Tribunal Administratif de Montpellier (5ème Chambre) a annulé la décision du 7 décembre 2022 par laquelle le préfet de l'Hérault a refusé le regroupement familial au profit de l'épouse et du fils de M. C, ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en se fondant sur la résidence présumée en France de la famille, sans preuve suffisante, et a substitué à la décision implicite de rejet du recours gracieux la décision expresse du 23 juin 2023. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MAZAS

11 mars 2025• 5ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428035

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B C, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 29 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen circonstancié de la situation du requérant. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

11 mars 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305029

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A B, ressortissant marocain, contestant le retrait de sa carte de résident par la préfète du Loiret pour menace à l'ordre public. Le tribunal a annulé cette décision, jugeant que le refus de renouvellement d'une carte de résident ne peut légalement être fondé sur la menace pour l'ordre public, contrairement à la délivrance ou au renouvellement d'autres titres de séjour. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 433-2, L. 412-5, L. 432-1 et L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS

11 mars 2025• 1ère chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504179

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme D, ressortissante congolaise, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. En cours d'instance, l'OFII a rétabli ces droits de manière rétroactive au 10 février 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation et injonction étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer. Il a également admis la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'OFII à verser 1 000 euros à son avocat sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

11 mars 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2222592

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Tsukuba 35R, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder une aide exceptionnelle du fonds de solidarité pour le mois de mai 2021 dans le cadre de la crise sanitaire liée au Covid-19. Le tribunal a estimé que la société ne remplissait pas les conditions d’éligibilité prévues par l’article 3-27 du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, car elle n’avait pas subi une interdiction d’accueil du public sans interruption du 1er au 31 mai 2021, les restaurants ayant été autorisés à rouvrir leurs terrasses et à pratiquer la vente à emporter à compter du 19 mai 2021. Les moyens soulevés par la société, notamment le défaut de motivation et l’erreur manifeste d’appréciation, ont été écartés comme inopérants ou infondés dans le cadre de ce litige de plein contentieux.

Avocat : CABINET ADDEN AVOCATS

11 mars 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2308305

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A et Mme D demandant l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Rueil-Malmaison à la SAS Elycite pour un ensemble de 34 logements. Les requérants contestaient notamment l’absence d’une attestation sur la pollution des sols (article R. 431-16 du code de l’urbanisme), les risques liés à la sécurité de l’accès (article UD 3 du PLU), la compatibilité avec une orientation d’aménagement, et les risques de retrait-gonflement des argiles (article R. 111-2 du code de l’urbanisme). Le tribunal a jugé ces moyens infondés, considérant que le dossier était complet, que les conditions de sécurité étaient respectées, que le projet était compatible avec les orientations du PLU, et que le risque argileux était suffisamment pris en compte.

Avocat : CABINET AUGUST & DEBOUZY

11 mars 2025• 8ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428033

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 13 septembre 2024 par lequel le préfet de police avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. C, ressortissant philippin, et l'avait obligé à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le tribunal a relevé que M. C vivait en France depuis 2017 avec ses parents, y était scolarisé et y suivait une formation professionnelle, sans avoir troublé l'ordre public.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

11 mars 2025• 2e Section - 1re Chambre