35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 683
Décisions totales
383 756
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Avocat : SELARL CABINET CHAMPAUZAC
Avocat : CABINET DGR AVOCATS
Avocat : CABINET MDMH
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande d'annulation de la décision implicite de rejet du préfet de Paris, estimant que cette décision avait simplement lié le contentieux indemnitaire. Sur le fond, le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour carence fautive à reloger Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 6 mai 2021, en application des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. En réparation des troubles dans ses conditions d'existence, l'État a été condamné à verser à Mme A une indemnité de 2 000 euros, tous intérêts compris.
Avocat : CABINET LAGOA (SEL)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A, ancien agent de la chambre d'agriculture de région Île-de-France, qui contestait la légalité de sa rétrogradation et de son licenciement pour inaptitude, et demandait réparation de divers préjudices financiers et moraux. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que la rétrogradation était légale et que le licenciement, bien que prononcé après une procédure irrégulière (composition de la commission paritaire), n'était pas entaché d'illégalité substantielle, l'employeur ayant satisfait à son obligation de reclassement. Il a également jugé que l'absence de mention de l'avantage en nature (véhicule de fonction) sur les fiches de paie n'avait pas causé de préjudice indemnisable. La décision s’appuie notamment sur le statut du personnel administratif des chambres d’agriculture et les dispositions du code du travail relatives à l’égalité de rémunération.
Avocat : CABINET VL AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné le recours de la société AUXILIIS PINGERE contestant la validité du contrat attribué à la société Megal pour le lot n°6 "carrelages et faïences" d'un marché public de travaux lancé par la communauté d'agglomération Val d'Yerres - Val de Seine (CAVYVS). La requérante invoquait une erreur de notation comme manquement aux règles de passation, et demandait l'annulation du contrat, des injonctions de communication, ainsi que des dommages et intérêts pour perte de chance et préjudice moral. Le tribunal a rappelé que tout tiers lésé de façon directe et certaine peut former un recours de pleine juridiction contre le contrat, mais que les moyens invocables sont limités aux vices en rapport direct avec l'intérêt lésé ou d'une gravité particulière. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.
Avocat : CABINET BCCL
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 25 octobre 2024 par lequel le préfet de police a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, absence de saisine de la commission du titre de séjour, méconnaissance des articles L. 432-1 du CESEDA et 8 de la CEDH) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête est rejetée dans son intégralité.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la délibération du 29 novembre 2024 par laquelle la commune de Montargis a exercé son droit de préemption sur un immeuble. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la commune justifiant d'un intérêt à réaliser rapidement son projet de réaménagement du quartier de la Gare. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 210-1 et L. 211-1 du code de l'urbanisme, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CASADEI-JUNG
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur l'insertion professionnelle insuffisante et l'absence de ressources stables du requérant, conformément à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Il a également écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision préfectorale, celle-ci s'étant substituée à la décision ministérielle. Enfin, le tribunal a estimé que la circulaire du 16 octobre 2012, non publiée sur Légifrance, était inopposable.
Avocat : CABINET CEVIZ AVOCATS & CONSEILS
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant béninois, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était signée par une autorité compétente, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que le requérant ne remplissait pas les conditions pour un titre de séjour "salarié" et que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les textes applicables comme la convention franco-béninoise. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré l'impact professionnel invoqué par le requérant, en raison de la gravité des infractions commises (neuf excès de vitesse et un non-respect de feu rouge) et des exigences de sécurité routière. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : CABINET KIRMEN & LEFEBVRE
Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision du 30 octobre 2024 par laquelle le préfet du Nord a ordonné le transfert de M. A vers la Croatie. La juridiction retient que cette décision méconnaît l'autorité de la chose jugée attachée au jugement du 9 août 2024, qui avait annulé une précédente décision de transfert pour défaut de preuve de la qualification de l'agent ayant mené l'entretien individuel. Le préfet, en ne procédant pas à un nouvel entretien conforme à l'article 5 du règlement UE n° 604/2013, a violé les motifs qui étaient le support nécessaire de l'annulation. La solution s'appuie sur le principe de l'autorité absolue de la chose jugée et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 17 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Il a également jugé que la décision de refus de titre était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, délai de départ et pays de destination, dépourvues de base légale du fait du rejet du recours principal, ont été confirmées.
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, contestant l’arrêté du 3 janvier 2025 par lequel la préfète du Loiret l’obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l’erreur de base légale et de l’erreur manifeste d’appréciation, en se fondant sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions contestées, en considérant que la menace à l’ordre public était établie et que les droits de l’intéressé, notamment au titre de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, n’avaient pas été méconnus.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé les décisions de transfert vers l'Allemagne prises le 6 novembre 2024 par le préfet du Nord à l'encontre de M. D C et Mme E, ressortissants irakiens demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que ces décisions méconnaissaient l'autorité de la chose jugée, car le préfet s'était borné à recueillir leurs observations sans procéder à de nouveaux entretiens individuels, comme l'exigeait l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Cette solution fait suite à l'annulation de précédentes décisions de transfert par un jugement du 13 septembre 2024, qui enjoignait un réexamen conforme à cette procédure.
Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision du 30 octobre 2024 par laquelle le préfet du Nord a ordonné le transfert de M. A, ressortissant guinéen, vers la Belgique. La juridiction retient que l’entretien individuel prévu à l’article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 a été mené en français, sans interprétariat en peul, seule langue comprise par l’intéressé, ce qui constitue un vice de procédure. Cette irrégularité prive le requérant d’une garantie essentielle, justifiant l’annulation de la décision de transfert sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la SARL Promoholding contestant l'arrêté du 5 juin 2023 par lequel le maire de Villemomble a opposé un sursis à statuer sur sa demande de permis de construire. La société soutenait qu'elle bénéficiait d'un permis tacite depuis le 2 juin 2023 et que l'arrêté devait être regardé comme un retrait illégal. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société ne justifiait pas du dépôt d'un dossier complet à la date alléguée et qu'aucun permis tacite n'était né. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 423-1, R. 423-19, R. 423-22 et R. 423-23 du code de l'urbanisme.
Avocat : CABINET GOUTAL, ALIBERT & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé les décisions de transfert vers l’Allemagne prises le 6 novembre 2024 par le préfet du Nord à l’encontre de M. D C et Mme E, ressortissants irakiens demandeurs d’asile. La juridiction a jugé que ces décisions méconnaissaient l’autorité de la chose jugée par ses précédents jugements du 13 septembre 2024, qui avaient annulé des transferts similaires et enjoint à la préfecture de réexaminer leur situation après avoir conduit de nouveaux entretiens individuels conformes à l’article 5 du règlement (UE) n° 604/2013. En se bornant à recueillir des observations sans organiser de tels entretiens, le préfet a violé l’obligation de procédure prescrite par ce règlement. Les décisions ont donc été annulées pour vice de procédure.
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. A, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 19 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 3 de la convention européenne des droits de l'homme, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal écarte ces moyens, estimant que M. A n'apporte aucun élément nouveau remettant en cause les décisions de l'OFPRA et de la CNDA qui lui ont refusé la protection internationale. En conséquence, la requête est rejetée.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant philippin, contestant l'arrêté du préfet de police du 26 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le refus de séjour était justifié par la menace à l'ordre public que constituait la présence en France de M. B, en raison de sa condamnation pour violences conjugales en présence d'un mineur, en application des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.