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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

11 646 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

11 646

Décisions totales

383 581

Ordonnances

299 500

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : BINETEffacer tout
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302492

Le Tribunal Administratif de Montpellier a condamné l’État à verser 2 000 euros à M. C..., professeur des écoles, en réparation de son préjudice moral subi du fait d’injures et menaces proférées par une parente d’élève. La décision reconnaît que l’administration avait déjà accordé la protection fonctionnelle à l’agent, mais qu’elle devait également réparer le préjudice en application de l’article L. 134-5 du code général de la fonction publique. Le tribunal a estimé que les agissements, ayant contribué à la dégradation de l’état de santé de l’agent, justifiaient une indemnisation de 2 000 euros, ainsi que 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CASSEL

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2316919

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de la SAS Agorapulse visant à obtenir la restitution de cotisations d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2019 et 2020, en se prévalant du régime d'imposition séparée au taux réduit de 10 % prévu à l'article 238 du code général des impôts. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration fiscale, estimant que la requête n'était pas tardive. Sur le fond, le tribunal a jugé que la société ne justifiait pas de son éligibilité au régime spécial, faute de produire les documents requis, et a donc rejeté sa demande de restitution. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs aux frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET DENTONS (AARPI)

4 décembre 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501003

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de l’association APF France Handicap contestant la dotation globalisée commune pour 2024 fixée par l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France. L’association demandait des financements complémentaires pour la revalorisation salariale « Ségur/Laforcade », les « oubliés du Ségur », et l’inflation. Le tribunal a donné acte du désistement de l’association concernant le financement des « oubliés du Ségur », suite à une décision tarifaire de l’ARS accordant un montant supérieur. Sur le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions, considérant que l’ARS n’était pas tenue de couvrir intégralement les charges liées à la revalorisation « Ségur/Laforcade » et à l’inflation, en application de l’instruction DGCS/SD5B/DSS/SD1A/CNSA/2024/62 du 22 mai 2024 et de l’article L.313-12-2 du code de l’action sociale et des familles.

Avocat : CABINET CORNILLIER AVOCATS (SELAS)

4 décembre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504505

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de l’association Thalie contestant l’arrêté de tarification du département du Val-de-Marne fixant le tarif journalier 2023 de son centre maternel. Les moyens tirés d’un défaut de motivation, du caractère tardif de la décision et d’une irrégularité de procédure ont été jugés inopérants, car le litige portait sur la réformation du tarif lui-même. Sur le fond, le tribunal a rappelé que l’autorité de tarification peut, dans le respect des dispositions des articles L. 314-7, R. 314-18, R. 314-22 et R. 314-23 du code de l’action sociale et des familles, ajuster les tarifs en fonction des dotations limitatives et des coûts d’établissements comparables, sans être tenue de couvrir intégralement le déficit de l’établissement. La solution retenue est donc le rejet de la demande.

Avocat : CABINET AERIGE

4 décembre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510560

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la Fondation Père A... contestant la tarification 2025 de l'Accueil de jour « Ravine Blanche » fixée par le département de La Réunion. La fondation demandait une augmentation des ressources de 5 632 euros au titre des frais de siège. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car la fondation n'avait pas saisi au préalable le comité de suivi du contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens (CPOM), comme l'exigeait la clause de conciliation préalable prévue à l'article 5.1 du contrat. Cette procédure amiable était un préalable obligatoire à tout recours contentieux.

Avocat : CABINET CORMIER, BADIN (SELARL)

4 décembre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2300791

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme C..., agent public, d’une demande d’indemnisation de 25 000 euros pour des préjudices résultant de faits de harcèlement sexuel et moral imputés à sa hiérarchie, ainsi que de l’inertie de l’administration à y répondre. La requérante invoque les articles L. 133-1 et L. 136-1 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les faits de harcèlement n’étaient pas caractérisés et que l’administration avait pris les mesures appropriées, écartant ainsi toute faute de nature à engager la responsabilité de l’État.

Avocat : CABINET GUIDON CABOCEL BOZIAN

4 décembre 2025• Chambre 3
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403341

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A..., gardien de la paix, d’une demande d’indemnisation pour un accident de service survenu le 13 octobre 2020, lorsqu’un portail de l’école de police de Sens s’est abattu sur lui. Le préfet de la zone de défense et de sécurité Est a opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que la décision de rejet implicite de la demande préalable du 6 juin 2024 était confirmative d’un premier refus implicite né de la demande du 1er février 2024. Le tribunal a rejeté cette fin de non-recevoir, jugeant que la première demande ne portait que sur une expertise et une provision, et non sur une indemnisation, de sorte que le rejet implicite de la seconde demande n’était pas confirmatif. Sur le fond, le tribunal a examiné la responsabilité pour faute de l’administration au titre de son obligation d’entretien des locaux et de protection de la santé des agents, ainsi que la demande subsidiaire fondée sur la jurisprudence Moya-Caville.

Avocat : CABINET JENNIFER LEBRUN

4 décembre 2025• 1ère chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301586

Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi par Mme C..., agent public, de deux requêtes visant à engager la responsabilité de l'État pour des faits de harcèlement sexuel et moral imputés à sa hiérarchie, ainsi que pour l'inertie de l'administration à y répondre. La requérante sollicitait l'indemnisation de ses préjudices à hauteur de 25 000 euros, sur le fondement des articles L. 133-1 et L. 136-1 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les faits de harcèlement n'étaient pas caractérisés et que l'administration avait pris les mesures appropriées, écartant ainsi tout lien de causalité avec les préjudices allégués.

Avocat : CABINET GUIDON CABOCEL BOZIAN

4 décembre 2025• Chambre 3
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513254

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la société SNCF RESEAU visant à désigner un expert pour constater l’état des immeubles avoisinants avant le début des travaux de prolongement de la ligne « Tram 13 Express » entre Saint-Germain-en-Laye et Achères. La juridiction a jugé que la mesure présentait un caractère utile et urgent, les travaux devant débuter en janvier 2026 et étant susceptibles de causer des désordres. La mission de l’expert pourra se poursuivre, à l’initiative de SNCF RESEAU, pour rechercher les causes et l’étendue des dommages matériels survenant pendant l’exécution des travaux.

Avocat : CABINET CLL AVOCATS

3 décembre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209069

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours de la SAS Centre européen de formation contestant une décision du préfet de la région Hauts-de-France lui ordonnant le reversement de sommes au Trésor public pour défaut de justification de produits et de dépenses liés à son activité de formation à distance. La société soutenait que l’administration avait eu une appréciation trop restrictive de l’exécution des prestations, en se fondant exclusivement sur la réalisation de devoirs, et que certaines dépenses contestées étaient rattachables à son activité. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société, confirmant la décision préfectorale sur le fondement des articles L. 6361-2 et L. 6361-3 du code du travail.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LOIRE - HENOCHSBERG

3 décembre 2025• 6ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300351

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours de la SARL Sophie Renversez Architecture contre les décisions du préfet des Hauts-de-France lui ordonnant de verser au Trésor public deux sommes de 21 806 euros pour manquements aux obligations liées à la formation professionnelle (articles L. 6362-3, L. 6362-6, L. 6362-7-1 et L. 6362-7-2 du code du travail). La société contestait sa qualité d'organisme de formation et la régularité des sanctions. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, confirmant que les actions de formation dispensées relevaient bien du code du travail et que les manquements étaient établis, sans préjudice nécessaire pour justifier l'application des sanctions. La requête a été rejetée.

Avocat : SELARL CABINET SIPP

3 décembre 2025• 6ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2327682

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Advance Invest, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour les exercices 2017 et 2018. La société, exploitant une officine de pharmacie, contestait la régularité de la procédure de rectification et le bien-fondé des redressements. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, en précisant les motifs de fait et de droit des rectifications. Sur le fond, il a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux relatifs aux dissimulations de recettes, à l’imputation des déficits et à la déduction de charges.

Avocat : CABINET DIRECT LEGAL FISCAL

3 décembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401225

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SAS SVF Foot Consulting, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 et 2017. La société invoquait notamment une irrégularité de procédure liée à la transmission tardive de renseignements obtenus des autorités britanniques, mais le tribunal a jugé que l’administration avait régulièrement informé le contribuable et respecté les dispositions du livre des procédures fiscales. Sur le fond, les juges ont estimé que les charges litigieuses n’étaient pas déductibles, faute de contrepartie réelle, et que l’administration avait correctement appliqué les règles fiscales, rejetant également la majoration pour manœuvres frauduleuses. La décision s’appuie sur les articles L. 57, L. 76 B et L. 169 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l’article 1729 du code général des impôts.

Avocat : CABINET SELARL ANGIE PEFANIS

3 décembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408183

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de M. B... et Mme A... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux au titre de 2017. Ces impositions résultaient de la remise en cause par l'administration fiscale du report d'imposition de la plus-value réalisée lors de l'apport de titres à la société RB INVESTISSEMENTS le 15 décembre 2015, au motif que les conditions de réinvestissement prévues au 2° du I de l'article 150-0 B ter du code général des impôts n'étaient pas remplies. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen soulevé par les requérants n'était pas fondé.

Avocat : CABINET FIDUFRANCE

3 décembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2412387

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la société AB Science, qui demandait le remboursement partiel de crédits d'impôt recherche (CIR) pour les années 2020, 2021 et 2022. La société contestait le refus de l'administration fiscale d'inclure certaines dépenses dans l'assiette du CIR, notamment pour des projets de recherche, des frais de personnel et de sous-traitance. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué l'article 244 quater B du code général des impôts, en estimant que les dépenses litigieuses n'étaient pas éligibles ou n'étaient pas suffisamment justifiées. Les demandes de remboursement et les frais de justice ont été rejetés.

Avocat : CABINET ARSENE TAXAND (SELAS)

3 décembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2403249

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la société AMB d’une demande de décharge partielle de la taxe foncière pour l’année 2023, en raison d’une augmentation de 43 % qu’elle estimait injustifiée. La société a ensuite présenté un désistement pur et simple de sa requête. Par un jugement du 3 décembre 2025, le tribunal, statuant en formation de magistrate désignée, a donné acte de ce désistement. La décision est fondée sur le code général des impôts et le code de justice administrative.

Avocat : CABINET DBGL AVOCATS ASSOCIES

3 décembre 2025• Magistrat CRAMPE
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301202

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par Mme B... d’une requête en plein contentieux visant au remboursement de cotisations d’impôt sur le revenu, de prélèvements sociaux et de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus acquittés en 2017, au titre d’une plus-value de cession de titres, en application du 14° de l’article 150-0 D du code général des impôts. La requérante s’est désistée de l’ensemble de ses conclusions par un mémoire enregistré le 7 novembre 2025. Ce désistement, pur et simple, a été accepté par le tribunal, qui lui en a donné acte par un jugement du 3 décembre 2025. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

3 décembre 2025• 3ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405191

Cette décision du Tribunal Administratif de Nice concerne un litige fiscal portant sur l'imposition d'une plus-value de cession de titres. Le requérant, M. B..., demandait le remboursement des impôts acquittés en 2017, estimant pouvoir déduire du prix de cession le montant d'une clause d'ajustement de prix qu'il avait versée ultérieurement, en application du 14° de l'article 150-0 D du code général des impôts. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les conditions prévues par ce texte n'étaient pas remplies, notamment car le complément de prix versé ne constituait pas une réduction du prix de cession initial mais une indemnité forfaitaire liée à une garantie de passif. La solution retenue est donc le rejet de la demande de remboursement, fondée sur une interprétation stricte des articles 150-0 A et 150-0 D du code général des impôts.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

3 décembre 2025• 3ème Chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501693

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D... afin de déterminer les éventuels manquements lors de sa prise en charge par le centre hospitalier de Bastia le 20 mars 2024 et d'évaluer ses préjudices. Le centre hospitalier ne s'est pas opposé à cette mesure. La mission de l'expert, confiée à un médecin inscrit sur la liste de la cour administrative d'appel de Lyon, inclut l'examen des soins prodigués, la recherche de fautes médicales et l'évaluation du lien de causalité avec le dommage. Les demandes de pré-rapport et de mise à la charge anticipée des frais d'expertise ont été rejetées.

Avocat : CABINET D'AVOCATS AB INITIO

3 décembre 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301656

Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur le litige opposant la société Onshore Cellars à l'administration fiscale, relatif à des rappels de TVA pour l'année 2019. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à hauteur de 280 538 euros, correspondant à un dégrèvement prononcé en cours d'instance pour une partie des droits et la totalité de la majoration pour manquement délibéré. Sur le fond, l'administration a reconnu que les marchandises litigieuses avaient été expédiées depuis le Royaume-Uni, mais a sollicité une compensation sur le fondement de l'article L. 203 du livre des procédures fiscales. La solution finale retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent les articles 258 du code général des impôts et L. 203 du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET SELARL EVERTAX

3 décembre 2025• 3ème Chambre