87 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
87
Décisions totales
383 581
Ordonnances
254 518
Avec résumé IA
Avocat : BLANVILLAIN
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate l'absence d'objet du recours pour excès de pouvoir dirigé contre le refus de visa de long séjour pour un enfant mineur. Le visa ayant été délivré par l'autorité consulaire après l'introduction de la requête, la décision attaquée est devenue sans objet, conduisant à un non-lieu à statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction. La demande d'aide juridictionnelle provisoire et la condamnation de l'État aux frais sont également rejetées, conformément aux articles R. 222-1 du code de justice administrative et à la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal administratif de Nantes constate l'absence d'objet du recours en excès de pouvoir formé contre le refus de visa de long séjour pour réunification familiale, suite à la délivrance du visa par l'autorité consulaire après l'introduction de la requête. Il n'y a donc pas lieu de statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à l'avocate de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
Le Tribunal Administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction, car le visa de long séjour initialement refusé à l'enfant mineure a finalement été délivré par l'autorité consulaire, rendant le litige sans objet. La juridiction rejette également la demande de bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle, celle-ci ayant été refusée à la requérante par une décision antérieure. L'ordonnance s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater l'absence d'objet du recours.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant turc visant à enjoindre au préfet de la Moselle de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que le requérant, dont le titre de séjour avait expiré, n'avait pas justifié de circonstances particulières établissant l'urgence de sa situation au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. En revanche, l'ordonnance a prononcé son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
**Sujet principal** : Demande d'injonction adressée au préfet pour obtenir un rendez-vous en vue du dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Strasbourg (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande d'injonction. Il admet la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire, mais estime que la condition d'urgence légale n'est pas remplie pour ordonner à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai contraint. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et du référé "mesures utiles") et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle. Le juge considère que la situation de la requérante, qui sollicite un premier rendez-vous après un long séjour irrégulier, ne justifie pas un traitement prioritaire par rapport aux autres demandes en instance.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante albanaise visant à enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'est pas remplie, la requérante se maintenant irrégulièrement sur le territoire après un refus de titre de séjour et sans justifier de circonstances particulières prioritaires. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette comme manifestement irrecevable le recours en excès de pouvoir d'un étranger contre le refus implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge constate que la demande a été adressée par voie postale sans y avoir été autorisée, en méconnaissance de la règle de comparution personnelle en préfecture, et qu'une telle irrégularité empêche la naissance d'une décision faisant grief. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus implicite du préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le juge constate que la demande de titre avait été adressée par voie postale, sans que le préfet ait prescrit ce mode de dépôt, en méconnaissance de l'obligation de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable, faute de décision administrative faisant grief susceptible d'être contestée.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus implicite du préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour étudiant. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la demande de titre avait été envoyée par voie postale sans y être autorisé, en méconnaissance de l'obligation de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a considéré qu'une demande irrégulièrement présentée ne fait pas naître de décision implicite faisant grief, rendant le recours pour excès de pouvoir irrecevable. En conséquence, l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme C... épouse A... d’une requête en annulation du rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés ayant rejeté sa demande de suspension le 4 novembre 2025, la requérante était tenue, en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, de confirmer le maintien de sa requête au fond dans un délai d’un mois. Aucune confirmation n’étant parvenue dans ce délai, la requérante est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 5 janvier 2026, le tribunal lui a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé à l’intéressé un certificat de résidence algérien. Par une ordonnance du 19 décembre 2025, le président de la 2ème chambre a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, celles-ci ayant perdu leur objet. Les conclusions accessoires (injonction, astreinte) ont été rejetées par voie de conséquence, et la demande de frais irrépétibles a été rejetée. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Strasbourg concerne un litige portant sur la légalité d’une obligation de quitter le territoire français et d’une assignation à résidence. Le juge, statuant en application des articles L. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, constate que le requérant est assigné à résidence dans le département de la Meuse. En conséquence, il estime que le tribunal administratif de Nancy est territorialement compétent et transmet les deux requêtes à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante albanaise, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de la Moselle de lui accorder un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la précarité invoquée résultant de son séjour irrégulier depuis sa majorité et d’un précédent refus d’enregistrement, sans circonstances particulières justifiant un examen prioritaire. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.