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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 943 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 943

Décisions totales

383 581

Ordonnances

263 009

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BONEffacer tout
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2205621

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la demande de la société des autoroutes Paris-Normandie (SAPN) visant à engager la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. La société réclamait l'indemnisation des préjudices subis lors du mouvement des « gilets jaunes » (du 17 novembre 2018 au 18 août 2019) à la gare de péage de Buchelay, incluant des pertes de recettes, des frais de personnel et des dégradations matérielles. Le tribunal a reconnu que les actions de blocage et de levée des barrières de péage, menées par des attroupements dans le cadre d'une contestation sociale nationale, constituaient des délits d'entrave à la circulation au sens de l'article L. 412-1 du code de la route, imputables à un attroupement. La solution retenue est que la responsabilité de l'État est engagée pour ces dommages causés par les attroupements.

Avocat : CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES

30 décembre 2025• 4ème chambre
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-23NC03407

Avocat : GABON

30 décembre 2025• 3ème chambre - formation à 3
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515759

Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne un recours en excès de pouvoir formé par Mme B..., ressortissante guinéenne, contre un arrêté préfectoral ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). La requérante contestait la décision en invoquant l'absence de demande d'asile en Allemagne et l'état de santé de son compagnon, nécessitant une prise en charge médicale en France. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a validé le transfert vers l'Allemagne, État responsable de l'examen de la demande d'asile. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles 3, 12, 17 et 22 du règlement Dublin III, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BONNET

30 décembre 2025• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309767

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., qui contestait la légalité du tableau d'avancement au grade d'ingénieur divisionnaire de l'industrie et des mines pour 2022 et demandait réparation. Le requérant soutenait que le critère de la mobilité avant le 1er octobre 2022 était illégal et violait le principe d'égalité. Le tribunal a jugé que ce critère, fondé sur les lignes directrices de gestion et l'arrêté fixant les taux de promotion, était légal et ne méconnaissait pas l'appréciation de la valeur professionnelle. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.

Avocat : BESTAUX BONVOISIN MATRAY

30 décembre 2025• JU 7ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309765

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A..., ingénieur de l'industrie et des mines, d'une demande indemnitaire dirigée contre l'État. Il contestait l'illégalité du tableau d'avancement au grade d'ingénieur divisionnaire pour 2022, estimant que le critère de mobilité retenu (avant le 1er octobre 2022) était illégal et discriminatoire, lui causant un préjudice financier. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur le code général de la fonction publique et les textes réglementaires applicables à la promotion des agents.

Avocat : BESTAUX BONVOISIN MATRAY

30 décembre 2025• JU 7ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309766

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., ingénieure de l’industrie et des mines, qui contestait le tableau d’avancement au grade d’ingénieur divisionnaire pour 2022 et demandait réparation d’un préjudice financier de 6 707 euros. La requérante soutenait que le critère de la mobilité avant le 1er octobre 2022, utilisé pour départager les candidats, était illégal et violait le principe d’égalité de traitement. Le tribunal a considéré que ce critère n’était pas contraire aux textes applicables, notamment le code général de la fonction publique et le décret n° 88-507 du 29 avril 1988, et que l’administration n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée.

Avocat : BESTAUX BONVOISIN MATRAY

30 décembre 2025• JU 7ème chambre
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-25NC01079

Avocat : LEBON-MAMOUDY

30 décembre 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515688

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté préfectoral ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant n'ayant soulevé aucun moyen dans sa requête sommaire, le tribunal a examiné d'office le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 17 du règlement, qui permet à un État de déroger aux critères de responsabilité. Il a jugé que cette clause discrétionnaire ne constitue pas un droit pour le demandeur et que M. C... n'apportait aucun élément, notamment médical, justifiant que la France examine sa demande. La décision de transfert a donc été validée.

Avocat : BONNET

30 décembre 2025• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515758

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté de la préfète du Rhône ordonnant son transfert aux autorités allemandes. Le requérant, ressortissant guinéen, contestait la décision en invoquant son état de santé (insuffisance rénale nécessitant une hémodialyse) et le fait de ne pas avoir sollicité l'asile en Allemagne. Le tribunal a jugé que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, car le requérant ne démontrait pas que les autorités allemandes ne pourraient pas assurer la continuité de ses soins. La décision est fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), notamment ses articles 3 et 17, et sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BONNET

30 décembre 2025• ELOIGNEMENT
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503543

Le Tribunal Administratif de Montpellier (4ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 avril 2025 lui refusant un titre de séjour en qualité de conjoint de Français, assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour de trois mois. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et pris par une autorité compétente. Il a également jugé que le refus de titre de séjour était légal, car M. A... ne justifiait pas d'une entrée régulière sur le territoire français, condition requise par l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour la délivrance d'un certificat de résidence.

Avocat : BONOMO FAY

30 décembre 2025• 4ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504052

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté les requêtes de M. D..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 6 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le tribunal a d'abord rejeté l'exception d'incompétence territoriale soulevée par le requérant. Il a ensuite jugé que les moyens invoqués, tirés notamment de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance du principe du contradictoire et des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6, L. 612-10, L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. D..., y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice.

Avocat : GABON

29 décembre 2025• Autres délais-Etrangers-1
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401127

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par MM. A... d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 15 décembre 2023 par laquelle le conseil municipal de Saint-Hippolyte sur le Doubs a approuvé la modification de son plan local d’urbanisme (PLU), notamment la création d’un emplacement réservé n°5. Le tribunal a constaté que la commune avait retiré cette délibération le 23 mai 2025 en ce qui concerne l’emplacement réservé n°5, ce retrait étant devenu définitif, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ce point. Sur le surplus des conclusions, les requérants soutenaient que la procédure de révision prévue à l’article L. 153-31 du code de l’urbanisme aurait dû être suivie, mais le tribunal a rejeté ce moyen, considérant que la modification litigieuse ne changeait pas les orientations du PADD. La solution retenue est un non-lieu partiel et un rejet du surplus des conclusions.

Avocat : CABINET LEBON & ASSOCIES

29 décembre 2025• 2ème chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501607

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé l'arrêté du préfet du Jura du 22 juillet 2025 refusant un titre de séjour à Mme A..., ressortissante turque, et les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de l'activité salariée de l'intéressée dans un métier en tension. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme A... une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié".

Avocat : BONFILS JEAN-CHRISTOPHE

29 décembre 2025• 2ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503192

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E..., qui a subi une amputation des phalanges de la main droite suite à une infection nosocomiale contractée lors de sa prise en charge au CHU de Bordeaux en janvier 2023. La mesure, jugée utile pour déterminer les circonstances des soins, les éventuelles fautes et évaluer les préjudices, a été prononcée sans opposition des parties, bien que le CHU et l'ONIAM aient formulé des protestations et réserves. Les frais d'expertise sont provisoirement mis à la charge de la requérante, sous réserve des décisions ultérieures sur le fond.

Avocat : CABINET REMY LE BONNOIS

29 décembre 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2504866

Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par la société Hivory d'une demande de liquidation provisoire de l'astreinte assortissant une injonction de délivrer une décision de non-opposition à une déclaration préalable pour une antenne-relais, prononcée par une ordonnance de référé du 24 décembre 2024. La commune de Balagny-sur-Thérain n'ayant pas exécuté cette injonction, le juge des référés a fait droit à la demande en liquidant l'astreinte à hauteur de 13 500 euros pour la période du 15 août 2025 à la date de l'ordonnance, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. Il a également enjoint à la commune de délivrer la décision sous huit jours, sous une nouvelle astreinte de 500 euros par jour de retard. Les moyens de la commune, tirés de l'irrecevabilité et de l'absence d'urgence, ont été écartés.

Avocat : BON-JULIEN

26 décembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512020

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Raismes du 11 juin 2025 s'opposant à la déclaration préalable de la SAS TDF pour la construction d'un pylône d'antenne-relais en zone N. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la société requérante de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou à la couverture locale du réseau de téléphonie mobile, malgré l'invocation de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte ou de la violation des règles d'urbanisme applicables à la zone N.

Avocat : BON-JULIEN

26 décembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2417059

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme A... d’une demande d’annulation d’un titre de perception émis par l’AP-HP pour le recouvrement de frais d’hospitalisation. La requérante invoquait l’absence de signature sur le titre et une méconnaissance des règles de sécurité sociale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’ampliation du titre de perception mentionnait bien les nom, prénom et qualité de l’émetteur, conformément aux articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : BONNIN

24 décembre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503880

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de Mme D..., ressortissante géorgienne, contestant un arrêté du préfet des Deux-Sèvres du 19 novembre 2025. Cet arrêté lui imposait une obligation de quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination, prononçait une interdiction de retour d'un an et l'assignait à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : BONNEAU

24 décembre 2025• étrangers JU
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA01105

Avocat : MBONGUE MBAPPE

23 décembre 2025• 1ère chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2504022

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de Mme et M. B... qui demandaient l'annulation des arrêtés du 28 novembre 2025 les assignant à résidence à Langres pour 45 jours. Les requérants contestaient notamment la compétence de l'auteur de l'acte, la motivation, le droit d'être entendu, et l'absence de perspective raisonnable d'éloignement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GABON

23 décembre 2025• Juge unique - Eloignement