3 958 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 958
Décisions totales
383 581
Ordonnances
254 275
Avec résumé IA
Avocat : CARBONNIER
Avocat : SELARL CABINET D'ETUDES JURIDIQUES ET FISCALES R. LABONNE
Avocat : BONNET
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du préfet de Vaucluse du 14 octobre 2025 accordant le concours de la force publique pour l'expulsion de M. et Mme D.... Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, l'expulsion ayant déjà été exécutée le 24 octobre 2025, et que la requête est devenue sans objet. Il applique les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de MELUN annule la décision du 8 juillet 2025 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a classé sans suite la demande de naturalisation de Mme B.... Le tribunal juge que le préfet a violé l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui impose de mettre en demeure le demandeur de produire des pièces complémentaires avant de classer sa demande sans suite. En l'espèce, aucune mise en demeure n'a été adressée à Mme B... pour justifier de son niveau de français. Le tribunal fait droit à la requête en excès de pouvoir et enjoint au préfet de reprendre l'instruction de la demande.
Avocat : MAGBONDO
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de M. A... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) et de prime exceptionnelle, ainsi que les avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour leur recouvrement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant notamment que les recours étaient tardifs et que les moyens soulevés, relatifs à la régularité de la procédure de contrôle et au bien-fondé de la créance, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Avocat : BONTE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E... visant à l'annulation de la décision du ministre de la défense du 21 février 2021 lui refusant une pension militaire d'invalidité. Le litige portait sur l'imputabilité au service de deux infirmités (coxarthrose et scoliose) dont souffre l'ancien caporal. Se fondant sur les articles L. 2 et L. 4 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre, le tribunal a estimé que les éléments du dossier, notamment le rapport d'expertise, ne permettaient pas d'établir un lien direct et certain entre ces infirmités et le service accompli. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la demande de pension.
Avocat : ELBAZ - FOURNIER LABAT - SIBON
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A... de deux recours en excès de pouvoir dirigés contre un arrêté du 3 décembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an, ainsi que contre un arrêté du 2 décembre 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Il a également estimé que la décision d'assignation à résidence était légale au regard des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et de surveillance administrative prises par la préfète de l'Aisne.
Avocat : GABON
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A..., ingénieure de l’industrie et des mines, qui contestait son absence d’inscription au tableau d’avancement au grade d’ingénieur divisionnaire pour 2022 et demandait réparation. La requérante soutenait qu’un critère de date de mobilité (avant le 1er octobre 2022) appliqué par le ministre de l’Économie était illégal et violait les principes d’égalité de traitement et de mérite, ainsi que les lignes directrices de gestion. Le tribunal a jugé que l’administration n’avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d’appréciation, l’inscription à un tableau d’avancement ne constituant pas un droit et le critère litigieux visant à garantir une répartition équitable des promotions entre les voies de mobilité et d’expertise. En conséquence, la demande indemnitaire fondée sur une faute de l’État a été rejetée, de même que les conclusions accessoires.
Avocat : SELARL BESTAUX BONVOISIN MATRAY
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... qui, avec ses quatre enfants, se trouvait sans hébergement après avoir été remise à la rue. Le juge a rappelé que le droit à l'hébergement d'urgence, prévu aux articles L. 345-2-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, constitue une liberté fondamentale. Il a estimé que la situation de vulnérabilité de la requérante et de ses enfants caractérisait une urgence particulière et que la carence de l'administration à leur proposer un hébergement constituait une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté. En conséquence, le tribunal a ordonné au préfet de la Haute-Garonne de prendre en charge Mme B... et ses enfants au titre de l'hébergement d'urgence, sous astreinte.
Avocat : CAMBON
Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES
Avocat : BONNEAU
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant les décisions du préfet du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration n'était pas applicable, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile fixant ses propres règles procédurales. Les autres moyens soulevés, notamment tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit à être entendu, ont également été écartés. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et d'interdiction de retour.
Avocat : CARBONETTO
Désistement d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du CNAPS retirant une carte professionnelle. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par ordonnance du 16 décembre 2025, a donné acte du désistement de M. B... en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune question autre que celle relative aux dépens ou à l’article L. 761-1 n’étant soulevée, le tribunal a constaté le désistement sans examiner le fond du litige.
Avocat : BABONNEAU
Rectification d’une erreur matérielle dans le jugement N°2533101/8 du 16 décembre 2025 du Tribunal administratif de Paris. Le dispositif mentionnait à tort le conseil Me Hiesse au lieu de Me Singh, avocat des requérants. Sur le fondement de l’article R. 741-11 du code de justice administrative, la présidente du tribunal ordonne la correction de l’article 4 pour substituer le nom de Me Singh à celui de Me Hiesse.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme A... épouse C... contestant le refus implicite du recteur de l'académie de Créteil de lui verser le supplément familial de traitement pour la période de février 2009 à juillet 2018. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que l'administration n'avait pas accusé réception de la demande initiale. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant que la requérante justifiait avoir assuré la charge exclusive et permanente de ses enfants durant la période litigieuse, conformément au décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985. Il a enjoint au recteur de procéder au versement du supplément familial de traitement pour la période non prescrite, dans un délai de deux mois, sans astreinte.
Avocat : BONET
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de la société Cellnex France, qui contestait l'arrêté du 14 mai 2024 par lequel la maire de Nantes s'était opposée à sa déclaration préalable pour l'installation d'antennes et de paraboles sur un immeuble situé rue Voltaire, dans le périmètre du plan de sauvegarde et de mise en valeur. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté était infondé. Il a estimé que les motifs initiaux de la décision, fondés sur la méconnaissance des articles US 11-4e et US 11-5d du règlement du plan de sauvegarde et de mise en valeur, étaient de nature à justifier légalement le refus, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. La solution retenue est donc le rejet de la requête, en application des dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Avocat : BON-JULIEN