2 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 208
Décisions totales
383 581
Ordonnances
289 059
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de la Vienne de lui délivrer un titre de séjour "parent d'enfant français". La requérante invoquait une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre, dès lors que Mme A ne justifiait pas de la contribution effective du père français à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, condition nécessaire pour bénéficier des dispositions de l'article L. 423-7 du même code. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 423-7, L. 423-8 et L. 441-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BONNET
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les recours de M. B, ressortissant togolais, contestant le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, considérant que la requête dirigée contre la décision implicite était devenue sans objet du fait de l’édiction d’une décision explicite. Sur le fond, il a annulé l’arrêté du 27 mai 2024 au motif que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur la convention franco-togolaise sans l’avoir visée, et a méconnu les dispositions des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois, sans astreinte.
Avocat : MAGBONDO