43 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
43
Décisions totales
383 581
Ordonnances
288 022
Avec résumé IA
Avocat : BONNEAU
Avocat : SELARL CABINET BONNEAU LE QUINTREC
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté préfectoral interdisant une manifestation d'hommage à Quentin D. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais a considéré que l'atteinte à la liberté de manifester n'était pas manifestement illégale. Il a retenu que le préfet avait justifié sa décision par des risques avérés de troubles à l'ordre public, notamment en raison d'un contexte de violences entre groupes antagonistes et de l'impossibilité de mobiliser des forces de l'ordre suffisantes dans le délai imparti. La solution s'appuie sur les articles L. 211-4 et suivants du code de la sécurité intérieure, qui permettent d'interdire une manifestation en cas de menace grave pour l'ordre public.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral interdisant une manifestation commémorative. Le juge estime que le préfet de police n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prohibant l'événement, au regard des risques sérieux de troubles à l'ordre public liés aux organisateurs et participants, notamment la crainte d'affrontements entre groupes. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions du code de la sécurité intérieure relatives aux pouvoirs de police.
Avocat : PETIT;BONNEAU
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'interdiction d'accès aux centres nucléaires de production d'électricité notifiée à M. B... par le ministre de l'économie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré, par des démarches concrètes, être dans l'incapacité d'exercer un autre emploi pour faire face à ses charges financières. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la défense, notamment l'article L. 1332-2-1, régissant les enquêtes administratives pour l'accès aux installations sensibles.
Avocat : BABONNEAU
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Tonnay-Charente refusant un permis de construire à la société Burger King Construction. Le juge a estimé que la condition d'urgence, prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, la société n'établissant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat malgré l'expiration de la promesse de vente. Il a également considéré qu'aucun doute sérieux n'entachait la légalité du refus, fondé sur l'application de l'article L. 111-6 du code de l'urbanisme (loi Barnier) et du plan local d'urbanisme, la ligne de recul contestée restant justifiée dans ce secteur. La demande d'injonction et les conclusions de la commune ont été rejetées.
Avocat : SELARL BONNEAU CASTEL PORTIER GUILLARD
Désistement d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du CNAPS retirant une carte professionnelle. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par ordonnance du 16 décembre 2025, a donné acte du désistement de M. B... en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune question autre que celle relative aux dépens ou à l’article L. 761-1 n’étant soulevée, le tribunal a constaté le désistement sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension d'un arrêté préfectoral interdisant plusieurs concerts privés dans l'Isère. Le juge a écarté l'exception de non-lieu soulevée par la préfète, le requérant ayant soutenu que le concert pouvait encore avoir lieu durant le week-end. Pour faire droit à une telle demande, il est nécessaire de caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, telle que la liberté d'expression ou de réunion. En l'espèce, l'ordonnance ne précise pas la solution finale retenue, mais rappelle les conditions strictes de la procédure de référé-liberté.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 15 octobre 2025 suspendant le permis de conduire de M. A... pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré les difficultés d'études invoquées par le requérant, en raison de la gravité de l'infraction (excès de vitesse de 52 km/h) et des impératifs de sécurité routière, notamment pour un conducteur en période probatoire. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 6 octobre 2025 par lequel le préfet de la Charente-Maritime a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le refus contesté ne modifiait pas la situation administrative de l'intéressé, lequel séjournait déjà irrégulièrement en France depuis le rejet de sa précédente demande en 2021. Les éléments invoqués par M. B..., tels que son Pacs avec une ressortissante française, un parcours de PMA et une formation en comptabilité, n'ont pas été jugés suffisants pour caractériser une atteinte grave et immédiate justifiant une suspension. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet de la Charente-Maritime du 2 octobre 2025 refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant malien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le refus n’avait pas modifié la situation irrégulière de l’intéressé, qui séjournait sans titre depuis 2016, et qu’aucune circonstance particulière ne justifiait une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulouse concerne un litige individuel opposant un fonctionnaire de l'État (M. B...) au ministre de l'intérieur, portant sur l'annulation d'un titre de perception et d'une décision mettant fin à son traitement. Le juge, statuant sur sa compétence territoriale, applique les articles R. 312-12 et R. 312-19 du code de justice administrative. Constatant que le requérant est sans affectation et que sa dernière affectation était à Madrid, le tribunal estime qu'aucun tribunal administratif n'est territorialement compétent. En conséquence, il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent en vertu de l'article R. 312-19.