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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 583 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 583

Décisions totales

383 581

Ordonnances

298 157

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : BOREffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2208481

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant le refus du maire de La Plagne Tarentaise de déneiger une portion de voirie menant à leur propriété. Le tribunal a jugé que, selon le cahier des charges du lotissement « Plagne 1800 », le déneigement des voies piétonnes incombe aux copropriétaires et non à la commune, écartant ainsi le moyen tiré d'une obligation contractuelle. Il a également estimé que le refus n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, ni des autres moyens soulevés (droit de propriété, égalité devant les charges publiques, etc.). En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'indemnisation ont été rejetées.

Avocat : SELARL PAILLAT CONTI BORY

5 février 2026• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2208749

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 23 mai 2022 ajournant à deux ans la demande de naturalisation de M. B..., ressortissant angolais. Le tribunal juge que le motif invoqué par le ministre, à savoir une procédure pour délit de fuite, repose sur des faits matériellement inexacts, cette procédure ayant été classée sans suite. Il enjoint au ministre de réexaminer la demande de naturalisation dans un délai de six mois. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP BORIE & ASSOCIES

4 février 2026• 2ème Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301635

Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre l'autorisation administrative d'un licenciement pour motif disciplinaire. Le requérant contestait la régularité de la procédure et le bien-fondé de la décision. La juridiction a constaté le désistement pur et simple du requérant, ce qui a entraîné un non-lieu à statuer sur le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail et du code de justice administrative.

Avocat : SCP BORIE ET ASSOCIES

3 février 2026• 2ème chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 505420

Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET

30 janvier 2026ECLI:FR:CECHR:2026:505420.20260130• 10ème et 9ème chambres réunies
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211711

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par les sociétés One Point et One Point Défense et Sécurité d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du ministre des armées du 3 octobre 2022 résiliant le lot n°4 d’un marché d’assistance à maîtrise d’ouvrage. Les requérantes contestaient la régularité de cette résiliation, invoquant notamment un défaut de procédure contradictoire et l’absence d’examen spécifique des conséquences du retrait de l’habilitation « Secret » de la société One Point. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de résiliation était régulière et que les sociétés n’établissaient pas de vice suffisamment grave pour justifier une reprise des relations contractuelles ou une indemnisation. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP).

Avocat : OSBORNE CLARKE

29 janvier 2026• 8ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600571

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 7 novembre 2025 de la ville de Paris présentée par la société Five Guys. Cette société contestait le refus d’opposition à une déclaration préalable de travaux pour l’installation d’une enseigne commerciale. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’atteinte au caractère des lieux avoisinants et le détournement de pouvoir, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée en toutes ses conclusions.

Avocat : CABINET OSBORNE CLARKE (SELAS)

29 janvier 2026
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500036

Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé la décision du 6 décembre 2024 par laquelle le directeur de l’agence de services et de paiement avait refusé de reconnaître l’imputabilité au service de la pathologie anxiodépressive de Mme B.... Le tribunal a relevé d'office que l'administration se trouvait en situation de compétence liée pour rejeter la demande, car le dossier complet avait été transmis plus de deux ans après la première constatation médicale, en application du II de l’article 47-3 du décret du 14 mars 1986. En conséquence, la décision attaquée a été jugée illégale et annulée.

Avocat : LABOR & CONCILIUM

29 janvier 2026• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509636

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante nicaraguayenne, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, une erreur de droit et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que le signataire disposait d'une délégation régulière et que la décision était suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de sa situation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.

Avocat : BORIES

29 janvier 2026• 1ère Chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600051

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B... d’une demande de suspension de la délibération de l’URSSAF de Corse prononçant son licenciement pour faute grave. L’URSSAF a soulevé l’incompétence de la juridiction administrative, arguant que le licenciement d’un directeur comptable et financier d’un organisme de droit privé ne met pas en œuvre de prérogatives de puissance publique. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie et qu’aucun moyen n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison du quorum valablement atteint et de la gravité des faits établis. La demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.

Avocat : BOREL

29 janvier 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507312

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Bouches-du-Rhône concernant la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante comorienne. La requérante invoquait un défaut d’examen de sa situation, une méconnaissance de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) relatif au parent d’enfant français, ainsi qu’une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l’intérêt supérieur de son enfant (article 3 de la CIDE). Le tribunal a fait droit à la demande, enjoignant au préfet de réexaminer la situation de Mme A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler sous astreinte. La décision s’appuie sur les articles L. 423-7 et L. 423-8 du CESEDA, ainsi que sur l’article 3 de la CIDE.

Avocat : BORIE BELCOUR

29 janvier 2026• 3ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2206960

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la société Bistrothiars, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder l’aide du fonds de solidarité pour les mois de décembre 2020 et janvier 2021. La société invoquait l’illégalité du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 pour méconnaissance du principe d’égalité. Le tribunal a jugé que le moyen n’était pas fondé, confirmant ainsi la décision du directeur général des finances publiques des Bouches-du-Rhône du 21 juin 2022. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020.

Avocat : BORNET

28 janvier 2026• 8ème chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601330

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour à une ressortissante mexicaine en qualité d’ascendante d’une Française. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les problèmes de santé invoqués étant anciens et non liés au refus, et les risques sécuritaires à Mexico insuffisamment établis. La requérante n’a pas démontré une atteinte grave et immédiate à ses intérêts justifiant une suspension avant le jugement au fond. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : DEBORD

27 janvier 2026
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304807

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires « le Lafayette » contestant deux avis de sommes à payer émis par la commune de Nice pour l'occupation du domaine public. Le tribunal a jugé que la redevance était due sur la base de l'arrêté municipal d'autorisation d'occupation, devenu définitif, et ce même si l'occupation effective était moindre. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques, qui impose le paiement d'une redevance pour toute occupation du domaine public.

Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES

27 janvier 2026• 5ème Chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601225

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine retirant l'habilitation de la SAS CW Automobiles à accéder au système d'immatriculation des véhicules (SIV). La société requérante invoquait l'urgence en raison de la perte de chiffre d'affaires et de la rupture de collaboration avec un partenaire représentant 20 % de son activité. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la société de justifier par des pièces suffisantes la part des activités liées au SIV dans son chiffre d'affaires et l'état actuel de sa trésorerie.

Avocat : LE BORGNE

23 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403415

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de M. B..., adjoint technique à l'école du Louvre, contestant une lettre de rappel à l'ordre du 27 septembre 2023 et un arrêté de blâme du 8 décembre 2023, retiré puis remplacé par un arrêté du 21 mars 2024. Le tribunal a jugé que la lettre du 27 septembre 2023 constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, et a donc rejeté les conclusions dirigées contre elle comme irrecevables. Concernant l'arrêté du 21 mars 2024, le tribunal a estimé que la matérialité des faits reprochés était établie et que la sanction de blâme n'était pas disproportionnée, rejetant les moyens d'incompétence et de vice de procédure. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., sur le fondement des dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.

Avocat : LABORIE

23 janvier 2026• 5e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522241

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé suspension de Mme B... contre l'arrêté du maire du Raincy du 21 novembre 2025 refusant un permis de construire pour l'agrandissement d'une maison individuelle. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit sur l'application de l'article 1.1.7 du règlement d'urbanisme) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée en raison du rejet au fond. Mme B... a été condamnée à verser 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : GABORIT RUCKER

19 janvier 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2515610

Requête en annulation d’un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de deux ans. Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête pour irrecevabilité manifeste, la demande ayant été introduite après l’expiration du délai de recours d’un mois prévu à l’article L. 911-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La notification de l’arrêté le 30 octobre 2025 rendait le recours, enregistré le 30 décembre 2025, tardif.

Avocat : DEBORD

19 janvier 2026
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2504202

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Beaugeay du 22 octobre 2025 abrogeant une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable pour l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les sociétés requérantes n'apportant pas de preuves suffisantes d'une couverture 4G insatisfaisante dans la zone concernée, et que la présomption d'urgence de l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme ne s'appliquait pas en l'espèce. En conséquence, la requête a été rejetée et les sociétés Totem France SA et Orange ont été condamnées à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : ELIGE BORDEAUX

19 janvier 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2510329

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté du 4 août 2025 du préfet des Yvelines lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée et le préfet a procédé à un examen complet de sa situation personnelle. Le tribunal a estimé que le refus de séjour n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni d'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français n'était pas illégale par voie de conséquence et les autres moyens soulevés ont été écartés.

Avocat : DEBORD

15 janvier 2026• 7éme chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537973

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Paris concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre un arrêté du préfet de police lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal constate qu'à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Pantin, en Seine-Saint-Denis. En application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence pour les litiges relatifs aux décisions de police, le juge estime que le litige relève de la compétence territoriale du Tribunal administratif de Montreuil. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.

Avocat : BORIES

15 janvier 2026