405 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
405
Décisions totales
383 581
Ordonnances
307 056
Avec résumé IA
Avocat : SCP BOREL & DEL PRETE
Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté du 7 mars 2025 de la préfète de l’Essonne l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il juge également que la décision d’éloignement ne méconnaît pas les articles L. 541-1 et L. 542-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que le droit au maintien de M. C avait pris fin suite au rejet définitif de sa demande d’asile et à l’irrecevabilité de son réexamen. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : KABORE
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. et Mme D contestant l'arrêté du 11 mars 2024 par lequel le maire de Ventabren ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de division d'un terrain déposée par Mme A. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité, au motif que les requérants, bien que voisins, n'ont pas apporté d'éléments suffisamment précis et étayés démontrant que le projet autorisé affecterait directement leurs conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de leur bien, conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a également rejeté les conclusions des parties fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP BOREL & DEL PRETE
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par M. C A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Côte-d’Or du 16 avril 2024 refusant sa demande de regroupement familial pour son épouse et sa fille. En cours d’instance, le préfet a fait droit à cette demande le 26 juillet 2024, et le requérant a confirmé le maintien de ses seules conclusions indemnitaires. Faute pour M. C A d’avoir confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, le tribunal a constaté son désistement d’office, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : KABORE PAGOUNDÉ
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme D B, Mme E B et Mme G B épouse F contestant le certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré le 30 août 2021 par le maire de Ventabren pour un projet de division parcellaire. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. S'agissant du fond, il a jugé que le motif fondé sur le risque de feu de forêt était erroné, la commune n'étant pas couverte par un plan de prévention des risques incendie de forêt opposable et le porter à connaissance préfectoral n'ayant pas de valeur réglementaire. En conséquence, le tribunal a annulé la décision attaquée, sans se prononcer sur les autres moyens, en application des articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 29 août 2022 par lequel le maire de Gardanne avait radié des cadres et mis à la retraite pour invalidité Mme B, adjointe administrative territoriale. La requérante soutenait notamment ne pas avoir été régulièrement convoquée à la séance de la commission de réforme du 27 janvier 2022, dont l'avis fondait la décision. Le tribunal a jugé que la commune ne justifiait pas de cette convocation, privant ainsi l'agent d'une garantie procédurale essentielle. Ce vice de procédure a entraîné l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, sur le fondement de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme et M. C contestant le permis de construire délivré le 22 octobre 2021 par le maire de Lançon de Provence à la SCI du Château pour une maison individuelle. Les requérants, voisins immédiats du projet, ont été jugés recevables à agir en raison de leur qualité de propriétaires de parcelles contiguës et du préjudice de vue invoqué. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incomplétude du dossier, de l'illégalité de l'avis de l'architecte des bâtiments de France, et de la méconnaissance des articles UA 2, UA 3, UA 4 et UA 8 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) ainsi que des articles L. 111-11 du code de l'urbanisme et 7 et 17 des dispositions générales du PLU. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté et du rejet du recours gracieux a été rejetée, et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par les associations Assas in progress et Etudiants en confinement d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de l’université Paris-Panthéon-Assas d’instaurer, après la clôture des candidatures sur la plateforme Mon Master, un formulaire de hiérarchisation des vœux via un outil interne. Le tribunal a annulé cette décision, estimant qu’elle avait été prise par une autorité incompétente, le conseil d’administration étant seul compétent pour fixer les modalités de sélection en master. Il a également jugé que cette pratique méconnaissait les dispositions du décret du 20 février 2023 et de l’arrêté du 28 février 2023, qui imposent que l’intégralité de la procédure de sélection soit conduite exclusivement via la plateforme Mon Master. Enfin, le tribunal a retenu une violation du principe d’égalité entre les candidats, en raison des différences de traitement induites par ce critère complémentaire.
Avocat : SOCIETE BORE, SALVE DE BRUNETON ET MEGRET
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A, fonctionnaire de la commune de Gardanne, qui demandait la condamnation de la commune à lui verser 45 000 euros pour harcèlement moral. La requérante invoquait des agissements du maire, notamment un dénigrement public, une procédure disciplinaire abusive et un signalement au procureur. Le tribunal a estimé que les faits présentés ne permettaient pas de présumer l’existence d’un harcèlement moral, le communiqué litigieux n’étant pas infamant et la procédure disciplinaire relevant de l’exercice normal du pouvoir hiérarchique. La solution a été fondée sur l’article L. 133-2 du code général de la fonction publique.