624 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
624
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 168
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête d'un doctorant visant à annuler une sanction disciplinaire de six mois d'exclusion avec sursis prononcée par l'université de Tours. Le tribunal estime que la composition de la commission de discipline était régulière, que les droits de la défense ont été respectés, et que les faits reprochés (atteinte à la dignité d'une autre doctorante et propos menaçants) constituent bien un trouble au bon fonctionnement de l'université au sens de l'article R. 811-11 du code de l'éducation. Il juge la sanction proportionnée et ne portant pas atteinte à la liberté d'expression.
Avocat : LE BORGNE
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision ministérielle interdisant l'accès d'un salarié aux centrales nucléaires. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment sur la motivation et la procédure, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de l'interdiction. La requête était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais le défaut de doute sérieux a conduit au rejet sans examen de la condition d'urgence.
Avocat : LE BORGNE
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société Médialand, qui contestait le refus de l'aide du fonds de solidarité COVID-19 pour les mois de février, mai et juin 2021. Le tribunal a jugé que la société ne remplissait pas les conditions d'éligibilité prévues par l'ordonnance du 25 mars 2020 et le décret du 30 mars 2020, notamment en ce qui concerne la perte de chiffre d'affaires requise. La demande d'injonction de versement et la demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en excès de pouvoir de M. B... visant à annuler le rejet de sa demande de pension militaire d'invalidité. Le tribunal retient l'irrecevabilité du recours pour tardiveté, celui-ci ayant été introduit après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administratif. La demande d'expertise est également rejetée, l'article R. 532-1 du même code ne permettant pas d'interrompre le délai de recours contentieux.
Avocat : BORGEL
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation complémentaire d'un militaire pour préjudices personnels suite à un accident de service reconnu imputable. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en plein contentieux, est compétent pour examiner la demande d'indemnisation complémentaire. Il rappelle que la pension militaire d'invalidité répare forfaitairement certains préjudices (pertes de revenus, incidence professionnelle, déficit fonctionnel général), mais que le militaire peut prétendre à une indemnité complémentaire pour d'autres préjudices spécifiques non couverts par cette pension (tels que souffrances endurées, préjudice esthétique, d'agrément, etc.). **Textes appliqués** : Code de la défense (article L. 4123-2) et Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre (articles L. 121-1, L. 1, L. 8 bis à L. 40, L. 18).
Avocat : BORGEL
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour six mois suite à une conduite en état d'ivresse. Le juge a estimé que le préfet de Loir-et-Cher, en se fondant sur l'article L. 224-7 du code de la route, n'avait pas commis d'erreur d'appréciation ni pris une mesure disproportionnée, compte tenu de la gravité de l'infraction (taux d'alcool de 2,34 mg/l) et de l'impératif de sécurité publique. Le tribunal a jugé que le délai de plus d'un mois entre l'infraction et la décision, ainsi que l'absence de poursuites judiciaires, n'affectaient pas la légalité de l'arrêté.
Avocat : LE BORGNE
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a partiellement fait droit à la requête d'un conducteur contestant la perte de validité de son permis et des retraits de points. Le juge a déclaré sans objet les conclusions concernant l'infraction du 15 février 2024, mais a annulé le retrait de 4 points pour l'infraction du 23 mars 2025. Cette annulation est fondée sur le manque de preuve par l'administration de la transmission de l'information préalable requise par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, condition essentielle à la régularité de la procédure.
Avocat : LE BORGNE
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B... visant à annuler le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. La juridiction estime que la décision expresse de la commission de recours du 11 juillet 2024, qui s'est substituée à la décision implicite initialement attaquée, est suffisamment motivée et fondée sur un risque de détournement de l'objet du visa. Le tribunal applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code du travail.
Avocat : CABINET D'AVOCATS JOSE BORGES & MICHAEL ZAIEM
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de suspension d’un permis de construire valant permis de démolir délivré par le maire de Nice pour la rénovation de "La Rotonde", un immeuble classé monument historique. Le juge des référés a estimé qu’aucun des moyens soulevés par le syndicat des copropriétaires requérant n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté attaqué, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur la condition d’urgence. La décision est fondée sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Avocat : Aude EVIN & Florian BORG,Avocats associés
Avocat : Aude EVIN & Florian BORG,Avocats associés
Avocat : Aude EVIN & Florian BORG,Avocats associés
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Laurent-du-Var. En cours d’instance, le maire a retiré l’arrêté attaqué à la demande du bénéficiaire, rendant le litige sans objet. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par les requérants.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C... contestant des actes de poursuite fiscale (mise en demeure et inscriptions hypothécaires) pour le recouvrement d'une dette de 159 652 euros. Saisi en plein contentieux, le tribunal a jugé irrecevable le moyen tiré de l'absence de notification de l'avis d'imposition, car cette contestation ne relève pas du contentieux du recouvrement mais du bien-fondé de l'impôt. Il a également déclaré la juridiction administrative incompétente pour connaître de la demande visant à limiter le nombre d'hypothèques légales du Trésor, cette mesure de sûreté relevant de la forme des poursuites. La solution s'appuie sur les articles L. 281 du livre des procédures fiscales et 1663 du code général des impôts.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Avocat : LE BORGNE
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2020 et 2021. Le juge a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, constatant que l'administration avait bien adressé une proposition de rectification, non réclamée par le contribuable. Il a également rejeté le moyen au fond, estimant que le requérant ne justifiait pas du versement des pensions alimentaires déduites sur le fondement de l'article 156 du code général des impôts. La demande de frais irrépétibles a été rejetée.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme E... pour contester plusieurs indus de revenu de solidarité active (RSA) et d’aide personnalisée au logement (APL), notifiés par la Mutualité Sociale Agricole (MSA) de Bourgogne, d’un montant total de 84 328,23 euros. La requérante invoquait notamment des vices d’incompétence, un défaut de motivation, une méconnaissance des droits de la défense, l’absence de contrôle par un agent assermenté, le caractère infondé des indus, la prescription des créances, et l’impossibilité pour la MSA de cumuler une action pénale et une action administrative. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser de textes spécifiques dans l’extrait fourni.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Avocat : SCP DELPLANCKE - LAGACHE - MARTY - POZZO DI BORGO - ROMETTI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires « le Lafayette » contestant deux avis de sommes à payer émis par la commune de Nice pour l'occupation du domaine public. Le tribunal a jugé que la redevance était due sur la base de l'arrêté municipal d'autorisation d'occupation, devenu définitif, et ce même si l'occupation effective était moindre. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques, qui impose le paiement d'une redevance pour toute occupation du domaine public.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Avocat : SCP DELPLANCKE - LAGACHE - MARTY - POZZO DI BORGO - ROMETTI & ASSOCIES