184 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
184
Décisions totales
383 581
Ordonnances
242 472
Avec résumé IA
Avocat : SAS BOUCARD, CAPRON, MAMAN
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi en référé suspension d’une décision du 11 mars 2025 par laquelle le ministre de l’économie a refusé de débloquer des ressources économiques gelées, concernant des biens immobiliers appartenant à des sociétés détenues par une ressortissante russe. Les requérantes invoquaient l’urgence et une atteinte grave à leur droit de propriété, faute de pouvoir louer ou vendre les biens pour faire face à leurs charges. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, les requérantes ne démontrant pas une situation financière irréversible ou une impossibilité de gérer les dépenses courantes. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 562-11 du code monétaire et financier, et le règlement (UE) 269/2014.
Avocat : CABINET BOUCARD, CAPRON ET MAMAN (SAS)
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi en référé suspension de la décision du 12 novembre 2024 plaçant sous gel des biens immobiliers appartenant aux sociétés requérantes, en application du règlement (UE) 269/2014 et du décret n°2022-815 du 16 mai 2022. Les requérants invoquent l'urgence en raison de l'atteinte grave à leur droit de propriété et des difficultés financières immédiates (impossibilité d'ouvrir des comptes bancaires, de payer des impôts). Ils soutiennent également qu'il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision, faute de motivation et de procédure contradictoire, et que les biens gelés appartiennent à des personnes morales non listées à l'annexe I du règlement européen. Le tribunal examine la condition d'urgence et le moyen tiré de l'erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 554-1 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet du Gard d'une demande de suspension de la délibération du 27 novembre 2024 par laquelle le conseil municipal de Pont-Saint-Esprit autorisait le maire à résilier une convention opérationnelle avec l'Établissement Public Foncier (EPF) d'Occitanie. Le juge a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que le déféré était recevable. Il a ensuite fait droit à la demande de suspension, jugeant que la condition d'urgence était remplie et qu'aucun motif d'intérêt général, notamment budgétaire, ne justifiait la résiliation, rendant ainsi illégale la délibération. Cette décision s'appuie sur les principes régissant la résiliation unilatérale des contrats administratifs et les dispositions du code général des collectivités territoriales.
Avocat : SCP BOUCARD CAPRON ET MAMAN
Avocat : SCP BOUCARD-CAPRON-MAMAN