256 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
256
Décisions totales
383 581
Ordonnances
303 716
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Renofors visant à suspendre et annuler la procédure de passation d'un marché de travaux par la commune de Digne-les-Bains. Le juge estime que la commune a finalement respecté ses obligations de transparence en communiquant à la société requérante, avant l'audience, les informations détaillées sur le rejet de son offre et les caractéristiques de l'offre retenue, conformément aux articles L. 2181-1 et R. 2181-2 du code de la commande publique. Par conséquent, le manquement allégué aux obligations de publicité et de mise en concurrence, sanctionnables sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, n'est pas constitué.
Avocat : BOUTEILLER
Avocat : SCP BOUTET-HOURDEAUX
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire concernant des désordres (infiltrations d'eau) affectant le centre social Saint Just-Corot à Marseille, à la demande de la commune. La juridiction a admis l'intervention de l'assureur Areas dommages et a fixé une mission d'expertise contradictoire impliquant la commune, l'entreprise de construction, les architectes, les sous-traitants et leurs assureurs respectifs. Cette mesure a été prise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'instruction.
Avocat : BOUTEILLER
Avocat : SCP BOUTET-HOURDEAUX
Avocat : SCP BOUTET-HOURDEAUX
Avocat : SCP BOUTET-HOURDEAUX
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus du maire d'abroger un titre exécutoire émis pour le recouvrement de frais de relogement. Le tribunal estime que la requérante ne démontre pas de changement dans les circonstances de droit ou de fait postérieur à l'édiction de l'acte, condition nécessaire pour obtenir son abrogation sur le fondement de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont écartées.
Avocat : BOUTEILLER
Avocat : SCP BOUTET-HOURDEAUX
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en plein contentieux, rejette la requête de l'université visant à annuler la décision de la commission de contrôle des opérations électorales (CCOE) qui avait annulé l'élection d'une candidate. Le tribunal constate des irrégularités substantielles dans l'organisation du scrutin électronique (méconnaissance des articles D. 719-36-1 du code de l'éducation et du décret du 26 mai 2011) et dans la composition du corps électoral (violation de l'article 6 du décret du 29 décembre 2023 concernant l'inscription de vacataires). Ces manquements, portant atteinte à la sincérité du scrutin et à l'égalité entre les candidats, justifient l'annulation de l'élection contestée.
Avocat : BOUTEILLER
Avocat : SCP BOUTET-HOURDEAUX
Avocat : SCP BOUTET-HOURDEAUX;CARBONNIER
Avocat : SCP BOUTET-HOURDEAUX;SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL
Avocat : SCP BOUTET-HOURDEAUX
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., un ressortissant sri-lankais. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que l'avis défavorable de la commission du titre de séjour n'avait pas été communiqué à l'intéressé avant la décision préfectorale, le privant ainsi d'une garantie essentielle prévue par l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a en conséquence renvoyé l'affaire devant le préfet pour un nouvel examen régulier de la demande.
Avocat : ALEXANDRE BOUTEAU
La société SFR a saisi le juge des référés du Tribunal Administratif de Marseille pour obtenir une provision de 1 834 558,60 euros, assortie d'intérêts moratoires et d'une indemnité forfaitaire, en raison de la poursuite de prestations de télécommunications après l'échéance de trois marchés conclus avec la commune de Marseille en 2019. Le juge a constaté que la commune, ayant demandé la continuation des prestations sans formaliser de nouveau marché, ne contestait pas sérieusement la réalité des services fournis ni la réception des factures. En application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, l'obligation de payer a été jugée non sérieusement contestable à hauteur de la somme demandée. Le juge a également rappelé les dispositions des articles L. 2192-13, L. 2192-10 et R. 2192-10 du code de la commande publique pour fonder le droit aux intérêts moratoires et à l'indemnité forfaitaire de recouvrement.
Avocat : BOUTEILLER
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SASU Abeille Parachutisme, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui appliquer le taux réduit de TVA (10%) pour ses prestations de saut en parachute, prévu à l'article 279 b nonies du code général des impôts. La société invoquait notamment l'incompétence du signataire de la décision et une erreur de fait, mais le tribunal a écarté ces moyens, jugeant la décision régulièrement signée et le refus fondé. Le tribunal a considéré que l'accès à l'aéroport et l'espace aérien utilisé ne constituent pas un "droit d'admission" ou un "site" au sens des dispositions fiscales applicables. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Avocat : SCP BOUTET-HOURDEAUX
Avocat : BOUTEILLER
Avocat : SCP BOUTET-HOURDEAUX
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. et Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Marseille de fermer une carrosserie pour non-respect des normes sanitaires et environnementales. Les requérants se sont désistés de leur requête, désistement accepté par la commune. Par ordonnance du 13 janvier 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Avocat : BOUTEILLER
Avocat : SCP BOUTET-HOURDEAUX