218 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
218
Décisions totales
383 581
Ordonnances
270 067
Avec résumé IA
Avocat : SCP BOUZIDI, BOUHANNA
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours de M. B... contre le refus de l'autorité consulaire française à Casablanca de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. Le tribunal estime que la commission a commis une erreur d'appréciation en considérant les informations fournies par le requérant comme incomplètes ou non fiables, alors qu'il avait produit une autorisation de travail valide et d'autres documents justificatifs. Il juge également que le motif de risque de détournement de l'objet du visa n'est pas établi, faute de précisions de la part du ministre de l'intérieur. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5221-2 du code du travail.
Avocat : BOUZID
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de la préfète du Loiret du 21 août 2025 refusant une demande de regroupement familial déposée par Mme G..., ressortissante marocaine titulaire d'une carte de résident, au profit de son époux et de leur fils. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté la requête en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était fondé. La solution retenue confirme le refus de regroupement familial, en se basant sur les dispositions des articles L. 434-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELAS BOUZID AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 20 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la sous-préfète bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé la décision de refus de titre suffisamment motivée et exempte de défaut d'examen. Sur le fond, il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination. Le juge a constaté que cette requête était un doublon d’une autre requête enregistrée le même jour sous un numéro distinct. En application des principes de bonne administration de la justice, il a ordonné la radiation de la requête n° 2512949 et le transfert des pièces vers l’instance n° 2512947. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision étant uniquement fondée sur des considérations procédurales.
Avocat : BOUZID AVOCAT
Avocat : SCP A. BOUZIDI - PH. BOUHANNA
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... et de neuf ressortissants marocains. Ceux-ci demandaient d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Casablanca de convoquer les intéressés à une visite médicale préalable à leur demande de visa salarié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les contrats de travail saisonniers étant prévus pour une prise de poste en août 2024, et les requérants ne justifiant pas de diligences suffisantes pour pallier le manque de main-d'œuvre allégué. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : SCP WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS;SCP BOUZIDI, BOUHANNA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 4 décembre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé la demande de regroupement familial de M. C... pour son épouse et sa fille. Le préfet s'était fondé sur des faits anciens (violences, vol) pour estimer que le requérant ne se conformait pas aux principes essentiels de la vie familiale en France (article L. 434-7 du CESEDA). Le juge retient que ces faits ne constituent pas des manquements à ces principes et que le préfet a commis une erreur de fait et d'appréciation, compte tenu de l'ancienneté des faits et de la stabilité professionnelle et familiale actuelle de M. C....
Avocat : BOUZID WARDA
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire refusant un visa long séjour pour études à Mme A... B.... Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière n’était pas remplie, la requérante n’établissant pas une atteinte grave et immédiate à sa situation malgré l’engagement de frais de scolarité et le début de la formation. Il a rappelé que la saisine de la commission de recours contre les refus de visa (CRRV) était un préalable obligatoire et que l’octroi d’un visa d’études ne constitue pas un droit. La requête a été rejetée par ordonnance sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain. Ce dernier demandait l'exécution d'un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 3 juin 2025 enjoignant au préfet de l'Indre de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a considéré que si l'abstention prolongée de l'administration à exécuter une décision de justice peut caractériser une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-1, elle ne suffit pas, en l'absence de circonstances particulières, à justifier l'urgence spécifique requise par l'article L. 521-2 pour la protection d'une liberté fondamentale. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. F... et autres. Celle-ci visait à enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de convoquer trois ressortissants marocains à une visite médicale préalable à une demande de visa salarié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ayant contribué à la situation en saisissant la justice tardivement, et que l'utilité de la mesure n'était pas établie. La demande a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 29 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de visa valide de M. A..., et que les décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour) étaient légales, notamment en l'absence de garanties de représentation suffisantes.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme D..., ressortissante tunisienne, contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a rappelé que la décision implicite de la commission se substitue à la décision consulaire initiale et s'approprie ses motifs. Il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par la requérante, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, du défaut d'examen, de l'erreur d'appréciation sur sa contribution à l'entretien et l'éducation de l'enfant, et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme D....