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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

556 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

556

Décisions totales

383 581

Ordonnances

277 965

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : BROCEffacer tout
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2207425

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, salarié protégé, qui contestait la décision de l'inspecteur du travail du 29 juillet 2022 autorisant son licenciement pour motif économique par la société Akebono Europe. Le tribunal a jugé que la décision n'était entachée d'aucun vice de procédure, la compétence du signataire et la régularité de l'enquête contradictoire étant établies. Sur le fond, il a estimé que la réalité du motif économique était justifiée par la cessation totale et définitive de l'activité de la société, et que l'obligation de reclassement avait été respectée, la consultation de la commission paritaire régionale de l'emploi étant intervenue dans le cadre de la procédure collective. La solution s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives aux salariés protégés et à l'obligation de reclassement.

Avocat : DE PARDIEU BROCAS MAFFEI

2 juillet 2025• 6ème chambre
CEOrdonnance• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 500841

Avocat : SCP LE GUERER, BOUNIOL-BROCHIER, LASSALLE-BYHET

1 juillet 2025ECLI:FR:CECHS:2025:500841.20250701• 6ème chambre
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423647

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à indemniser M. D pour la carence fautive de l'administration à exécuter une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire pour un relogement d'urgence. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de relogement dans le délai légal de six mois. Le tribunal a fixé le préjudice subi par M. D, qui a occupé un logement sur-occupé de 14,5 m² avec son épouse et leurs enfants jusqu'à son relogement le 14 avril 2025, en tenant compte de la durée de la carence et de la composition du foyer.

Avocat : BROCHARD

27 juin 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407062

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 22 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : SCP CORMARY & BROCA

26 juin 2025• 6ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400465

Le Tribunal administratif de Melun a condamné l'État à indemniser M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du Val-de-Marne le 6 février 2020, pour carence fautive à le reloger dans le délai de six mois. La juridiction a estimé que le taux d'effort excessif du requérant (loyer de 823,68 euros pour des ressources mensuelles d'environ 1 205 euros) établissait un trouble dans ses conditions d'existence. L'indemnisation a été accordée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation, pour une période de carence de plus de cinquante-huit mois.

Avocat : BROCHARD

25 juin 2025• 14ème chambre, DALO
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2402730

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 5 août 2024 l'assignent à résidence dans le département de la Côte-d'Or pour six mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la mesure d'assignation à résidence, prise après des faits de trafic de stupéfiants et d'usage de stupéfiants, ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur les articles R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL BROCARD-GIRE

18 juin 2025• 3ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2211350

Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B contre le rejet implicite de sa demande de naturalisation par le ministre de l’intérieur, a rejeté la requête. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de la décision préfectorale, celle-ci étant substituée par la décision ministérielle. Sur le fond, il a estimé que les propos tenus par le requérant lors de l’entretien d’assimilation, notamment sur le rôle des femmes dans le couple, révélaient un défaut d’adhésion au principe d’égalité entre hommes et femmes, justifiant le rejet de sa demande sans erreur manifeste d’appréciation. La décision se fonde sur les articles 21-24 et 21-25 du code civil, ainsi que sur le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : BROCARD

16 juin 2025• 5ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404481

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de l'association "Sauvons Châteauneuf" visant à annuler le permis de construire tacite accordé à la société Méditerranée pour un projet de 108 logements, un commerce et une crèche à Châteauneuf-Grasse. Le tribunal a constaté que le projet méconnaît les dispositions des articles L. 332-6, L. 332-15 et L. 111-11 du code de l'urbanisme, faute de consultation de la commune du Rouret sur le financement de l'extension du réseau électrique, ainsi que l'article R.431-9 du même code pour l'absence d'indication du tracé du réseau d'eau pluviale. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a sursis à statuer pour permettre la régularisation de ces vices par la délivrance d'un permis de construire modificatif.

Avocat : BROC RENAUD

11 juin 2025• 4ème Chambre
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305734

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la société Distribution Casino France d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du maire de Béziers déléguant le droit de préemption des fonds de commerce à la société Viaterra, ainsi que contre la décision de cette dernière d’exercer ce droit sur son fonds de commerce. La requérante s’est désistée de son instance et de son action après la signature d’un protocole d’accord transactionnel le 12 février 2025, désistement accepté par les défendeurs. Par ordonnance du 6 juin 2025, la présidente de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a laissé à chaque partie la charge de ses frais irrépétibles.

Avocat : BROC

6 juin 2025
TA25Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2402189

Le Tribunal Administratif de Besançon a pris acte, par ordonnance du 6 juin 2025, du désistement de M. A de son recours en excès de pouvoir dirigé contre une délibération du conseil municipal de Dole du 15 juillet 2024 approuvant une cession de parcelle. Le désistement est intervenu après que la commune a informé le tribunal du retrait de la délibération attaquée par une nouvelle délibération du 18 mars 2025. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple pour les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction. Il a également rejeté la demande de la commune de Dole tendant à la condamnation de M. A aux frais de justice sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.

Avocat : BROCARD-GIRE

6 juin 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2202163

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, agent contractuel du centre hospitalier universitaire de Nice, qui contestait sa radiation des effectifs pour abandon de poste. Le tribunal a estimé que, malgré la mise en demeure de reprendre ses fonctions dans les 48 heures, l'agent ne s'était pas manifesté et n'avait fourni aucun justificatif valable dans le délai imparti, rompant ainsi le lien avec le service. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et du décret n° 91-155 du 6 février 1991 relatifs à la fonction publique hospitalière.

Avocat : BROC RENAUD

5 juin 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301376

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, un aide-soignant, qui contestait sa radiation des cadres pour abandon de poste par le centre hospitalier universitaire de Nice. Le tribunal a jugé que la procédure de mise en demeure, effectuée par deux courriers, était régulière et que l'agent, n'ayant ni repris son service ni fourni de justificatifs, avait rompu le lien avec le service. La décision de radiation a donc été validée, et les conclusions indemnitaires, non chiffrées et sans demande préalable, ont été déclarées irrecevables. Le tribunal a également constaté un non-lieu à statuer sur la remise des documents de fin de contrat, ceux-ci ayant été fournis en cours d'instance.

Avocat : BROC RENAUD

5 juin 2025• 1ère chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2301898

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête du GAEC A et des consorts A demandant l'annulation de l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 26 avril 2023 déclarant d'utilité publique le projet de ZAC "Les Rives du Sauvigny" à Varois-et-Chaignot. Le tribunal a notamment jugé inopérant le moyen tiré de l'insuffisance de l'étude d'impact réalisée en 2008, car l'éventuelle illégalité de la délibération créant la ZAC ne peut être invoquée par voie d'exception contre la déclaration d'utilité publique. Les autres moyens soulevés (irrégularité de l'enquête publique, défaut de motivation, incompatibilité avec le SCOT, absence d'étude préalable, erreur manifeste d'appréciation) ont été écartés comme non fondés. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et du code de l'urbanisme.

Avocat : SELARL BROCARD-GIRE

3 juin 2025• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401326

Le Tribunal Administratif de Besançon (2ème chambre) a examiné les requêtes de M. C contestant un avis des sommes à payer et un arrêté de mise en recouvrement d’une astreinte de 930 euros, émis le 24 octobre 2023 par le maire de Belmont pour non-respect d’une mise en demeure en matière d’urbanisme. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, faute pour la commune de justifier de la notification régulière de l’avis des sommes à payer. Sur le fond, il a annulé l’arrêté de mise en recouvrement et l’avis des sommes à payer, jugeant que l’astreinte ne pouvait légalement courir avant la notification de la mise en demeure, en application des articles L. 481-1 du code de l’urbanisme et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : BROCARD-GIRE

28 mai 2025• 2ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426361

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 170 euros à M. C B pour carence fautive de relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 22 avril 2021, n'a été relogé que le 18 février 2025, soit après l'expiration du délai de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du même code pour les troubles dans les conditions d'existence subis durant cette période. Le préjudice a été évalué à 1 170 euros, tous intérêts compris, et le surplus des conclusions, notamment la demande de frais irrépétibles, a été rejeté.

Avocat : BROCHARD

27 mai 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427461

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à indemniser Mme A pour la carence fautive à la reloger, après qu’elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation en 2018. La responsabilité de l’État est engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, faute d’offre de relogement dans le délai de six mois. Le préjudice est évalué pour la période courant du 22 septembre 2023 à la date du jugement, en raison du caractère disproportionné du loyer (931 euros par mois) par rapport aux ressources de Mme A. Le tribunal applique les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du même code, ainsi que l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Avocat : BROCHARD

27 mai 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 500838

Avocat : SCP LE GUERER, BOUNIOL-BROCHIER, LASSALLE-BYHET

21 mai 2025ECLI:FR:CECHS:2025:500838.20250521• 4ème chambre jugeant seule
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500825

Le Tribunal Administratif de Dijon a donné acte du désistement des requérants, Mme C et autres, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Perrigny-lès-Dijon pour l'extension d'un bâtiment. Ce désistement est intervenu après que le juge des référés a rejeté leur demande de suspension, faute de moyen sérieux, et que les requérants n'ont pas confirmé le maintien de leur requête au fond dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le constat du désistement d'office, sans condamnation aux frais de justice pour la commune.

Avocat : SELARL BROCARD-GIRE

21 mai 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301699

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D et Mme B, ressortissants mauritaniens, demandant l’annulation de la décision du 8 février 2023 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) avait mis fin à leurs conditions matérielles d’accueil. Les requérants contestaient ne pas avoir été mis en mesure de présenter leurs observations et invoquaient l’impossibilité de se rendre à l’aéroport en raison de la suppression d’un train. Le tribunal a estimé que la procédure contradictoire avait été respectée et que le motif invoqué (suppression d’un train régional) ne justifiait pas leur absence, dès lors qu’ils disposaient d’autres moyens de transport pour un trajet de 20 km et n’avaient pas averti les autorités. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : BROCARD

20 mai 2025• 5ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411753

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser M. A pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 1er octobre 2015. La carence fautive de l'État, fondée sur l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, engage sa responsabilité à compter du 1er avril 2016. Pour la période du 21 mars 2023 au 31 décembre 2023, le tribunal a évalué le préjudice à 2 000 euros, compte tenu des conditions de logement inadaptées et de la composition du foyer. L'État est condamné à verser cette somme, assortie des intérêts au taux légal à compter du 10 mai 2024 et de leur capitalisation.

Avocat : BROCHARD

20 mai 2025• 4e Section - 3e Chambre - R.222-13