1 738 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 738
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 220
Avec résumé IA
Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET
Avocat : BRUGGER
Avocat : BRUNIERE
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de police de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate que, depuis l’introduction de la requête, une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour est née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, l’annulation du refus de récépissé ne pourrait plus donner lieu à une injonction utile, rendant la requête sans objet. En conséquence, l’ordonnance prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et condamne l’État à verser 500 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BRU
Avocat : HOWARD;DESBRUERES-ABRASSART;SELARL GRIFFITHS DUTEIL ASSOCIES
Avocat : KEROUAZ;DESBRUERES-ABRASSART;SELARL GRIFFITHS DUTEIL ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai de deux mois, sous peine d’être réputé s’être désisté. N’ayant pas répondu à cette demande, le tribunal a constaté le désistement d’office et en a donné acte par ordonnance. La solution retenue est donc le désistement de la requête, sans examen au fond.
Avocat : LE BRUSQ
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., mineur non émancipé, qui contestait un refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge a constaté que le requérant, né en 2009, ne pouvait agir en justice sans représentant légal et n’a pas régularisé sa demande malgré une invitation en ce sens. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes irrecevables non régularisées.
Avocat : BRUNA-ROSSO
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision implicite du préfet des Hautes-Alpes refusant la délivrance d’un titre de séjour « vie privée et familiale » à Mme B..., une ressortissante étrangère ayant suivi un parcours de sortie de la prostitution. La juridiction a estimé que ce refus était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, compte tenu de l’insertion professionnelle et sociale de l’intéressée, de ses efforts de formation et de sa situation familiale avec deux jeunes enfants. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : BRUGGIAMOSCA
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que Mme B... ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment stables et anciens en France, ni d'une communauté de vie établie avec son concubin, et qu'elle conservait des attaches dans son pays d'origine. Par conséquent, le refus de titre de séjour et la mesure d'éloignement n'ont pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Avocat : BRUSCHI
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) était saisi par M. A..., ressortissant marocain, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que le silence gardé par le préfet de Vaucluse n’avait pas fait naître une décision faisant grief. En effet, la demande de titre de séjour avait été irrégulièrement présentée par voie postale, en méconnaissance de l’obligation de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles L. 431-1 et R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme A... d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet des Bouches-du-Rhône refusant de reconnaître la compétence de la France pour examiner sa demande d'asile. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que le préfet n'avait pas démontré avoir organisé matériellement le transfert de l'intéressée, notamment en prenant en charge son titre de transport, dans le délai de six mois prévu par l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013. En conséquence, la responsabilité de l'examen de la demande d'asile a été transférée à la France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une attestation de demandeur d'asile en procédure normale dans un délai de quinze jours, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État le versement de 1 500 euros à l'avocate de Mme A... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a examiné les recours de M. A..., ressortissant ivoirien, contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Lot-et-Garonne. Le tribunal a joint les deux requêtes et a considéré que la décision explicite du 20 mars 2025 s'était substituée à la décision implicite antérieure. Il a rejeté l'ensemble des demandes de M. A..., jugeant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, n'étaient pas fondés.
Avocat : SELARL BRUNEAU ET FAGOT AVOCATS
Le Tribunal administratif de Nîmes (2ème chambre) a rejeté la demande de M. A... visant à liquider l'astreinte de 100 euros par jour prononcée le 26 septembre 2024 contre le préfet de Vaucluse. Le préfet avait exécuté le jugement avec un retard de 140 jours, en délivrant le titre de séjour le 19 mars 2025. Le tribunal a estimé qu'au vu des diligences accomplies par l'administration, il n'y avait pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte. La décision est fondée sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 juillet 2025 par laquelle le préfet de Vaucluse a mis fin à la prise en charge en hébergement d'insertion de Mme A... et M. B..., ressortissants togolais, et de leurs quatre enfants mineurs. Les requérants invoquaient l'urgence (risque de mise à la rue et état de santé de Mme A...) et un doute sérieux sur la légalité de la décision (méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant et droit à l'hébergement d'urgence). Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence. La décision se fonde sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 9ème chambre, a rejeté la requête de M. A... qui contestait un arrêté préfectoral du 9 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le tribunal ayant considéré que les décisions étaient suffisamment motivées, que l'auteur disposait d'une délégation de signature régulière, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la vie privée et familiale de l'intéressé n'était pas suffisamment établie.