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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 348 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 348

Décisions totales

383 581

Ordonnances

255 968

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BRUEffacer tout
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508337

Le Tribunal administratif de Marseille a examiné la requête de M. B..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 5 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le juge a annulé cet arrêté, estimant que l'état de santé de M. B... justifiait la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui faisait obstacle à la mesure d'éloignement. La solution retenue repose sur l'application de cet article, qui protège les étrangers dont le défaut de prise en charge médicale pourrait avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité.

Avocat : BRUGGIAMOSCA

6 février 2026• 5ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406063

Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l'État à verser 700 euros à Mme B... pour la carence fautive du préfet des Alpes-Maritimes à lui proposer un hébergement d'urgence, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 26 septembre 2023. La responsabilité de l'État a été engagée à compter du 7 novembre 2023, date d'expiration du délai de six semaines prévu à l'article R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation. L'indemnité a été fixée à 250 euros par personne et par an, soit 700 euros pour une personne seule jusqu'au jugement. La requérante a été déboutée du surplus de ses conclusions, notamment celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LEBRUN

6 février 2026• Magistrat Mme SORIN
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406516

Le Tribunal administratif de Nice a condamné l’État à indemniser M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 17 janvier 2023, pour la carence fautive du préfet des Alpes-Maritimes à lui proposer un logement dans le délai légal de six mois. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, le requérant n’ayant pas été relogé malgré une ordonnance du tribunal du 26 février 2024. Le tribunal a écarté l’argument du préfet selon lequel un bail signé le 27 novembre 2024 suffisait, le logement étant indisponible. Il a ainsi accordé une indemnité pour les troubles dans les conditions d’existence subis jusqu’au jugement.

Avocat : LEBRUN

6 février 2026• Magistrat Mme SORIN
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406510

Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l'État à verser 5 300 euros à M. B..., reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation le 17 janvier 2023, en raison de l'absence de proposition de relogement dans le délai légal de six semaines. Cette carence fautive a engagé la responsabilité de l'État à compter du 28 février 2023, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. L'indemnité a été limitée à ce montant, conformément à la jurisprudence du Conseil d'État, pour réparer les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant et sa famille.

Avocat : LEBRUN

6 février 2026• Magistrat Mme SORIN
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 505458

Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET

5 février 2026ECLI:FR:CECHS:2026:505458.20260205• 7ème chambre jugeant seule
CAA33Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX03219

Avocat : CABINET BRUNEAU & FAGOT

5 février 2026• 3ème chambre (formation à 3)
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303299

Le Tribunal Administratif de Lille a jugé deux requêtes en excès de pouvoir d'un directeur d'hôpital contre le CHU de Lille. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation du compte-rendu d'évaluation professionnelle 2022, le jugeant irrecevable car ce document préparatoire à la prime sur objectifs ne constitue pas une décision faisant grief. Il a également rejeté la demande d'annulation de la décision fixant le taux de la prime variable à 8%, considérant que le taux global de 23% respectait les stipulations contractuelles. Les décisions s'appuient sur le décret n° 91-155 du 6 février 1991 et le code de justice administrative.

Avocat : DUBRULLE

5 février 2026• 4ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507989

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a examiné la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 23 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BRUGGIAMOSCA

3 février 2026• 7ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2408827

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Saint-Omer pour une résidence séniors. Les requérants, voisins immédiats, étaient recevables à agir, mais leurs moyens sur l'incompétence de l'autorité et la méconnaissance du règlement d'urbanisme (articles UC 6 et UC 12 du PLU) ont été jugés infondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article L. 600-1-2 relatif à l'intérêt à agir.

Avocat : DUBRULLE

3 février 2026• 1ère Chambre
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL00243

Avocat : BRUNEL

3 février 2026• 2ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319008

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de la SAS Midi Minuit Holding, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par la maire de Paris pour la réhabilitation d'un immeuble de bureaux. La juridiction a jugé le recours irrecevable, car la requérante n'avait pas notifié son recours contentieux au titulaire de l'autorisation dans le délai de quinze jours prévu par les articles R. 600-1 et R. 600-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal n'a pas eu à examiner le fond des moyens soulevés contre la légalité de l'arrêté.

Avocat : CABINET BRUN, CESSAC ASSOCIES (ASSOCIATION)

2 février 2026• 4e Section - 2e Chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 505420

Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET

30 janvier 2026ECLI:FR:CECHR:2026:505420.20260130• 10ème et 9ème chambres réunies
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400105

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de la commune de Baie-Mahault demandant l'annulation de deux titres de recette émis par le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable et d'assainissement de la Guadeloupe (SIAEAG) pour un montant total de 11 950 692 euros, correspondant au remboursement de prêts suite au retrait de la commune du syndicat. La commune soutenait notamment que l'obligation de remboursement avait été transférée à la communauté d'agglomération Cap Excellence et au syndicat mixte de gestion de l'eau et de l'assainissement de Guadeloupe. Le tribunal a appliqué l'article L. 5211-25-1 du code général des collectivités territoriales, qui prévoit qu'en cas de retrait d'un établissement public de coopération intercommunale, le solde de l'encours de la dette afférente aux biens restitués est restitué à la commune propriétaire. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de la commune, confirmant la légalité des titres de recette émis par le SIAEAG.

Avocat : BRUNSCHWIG GUILLAUME

29 janvier 2026• 2ème Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401149

Le Tribunal Administratif de Nîmes (4ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme C..., de nationalité marocaine, contre les décisions implicites de la préfète de Vaucluse rejetant sa demande de regroupement familial et d'admission au séjour. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a constaté que les décisions implicites de rejet sont nées le 11 janvier 2024, et non le 10 novembre 2023 comme allégué, en raison du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement se fonde sur les textes précités ainsi que sur les articles L. 423-23, L. 434-1 et L. 435-1 du même code.

Avocat : BRUNA-ROSSO

29 janvier 2026• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306946

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant éthiopien, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire éthiopien contre un permis français. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée, en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que le préfet avait pu légalement refuser l'échange, en application de l'article R. 222-3 du code de la route et de l'article 7 de l'arrêté du 12 janvier 2012, dès lors que le permis présenté était constitutif d'une falsification. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : LE BRUN

29 janvier 2026• Magistrat : Mme. KUBOTA - R. 222-13
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301302

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contre la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a considéré que le ministre pouvait légalement fonder son ajournement sur le fait que M. A... avait aidé au séjour irrégulier de sa conjointe, ce qui ne constituait ni une erreur de fait ni une erreur manifeste d'appréciation. Enfin, le tribunal a jugé que cette décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BRU

29 janvier 2026• Magistrat : M. BARES - R. 222-13
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502717

Cette décision du Tribunal Administratif de Caen concerne une demande d’expertise médicale présentée par Mme B... sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d’évaluer sa prise en charge par le CHU de Caen suite à une fracture du poignet survenue en 2015. Le juge des référés rappelle que l’utilité d’une telle mesure s’apprécie au regard de l’existence d’un litige principal potentiel, et qu’elle ne peut être refusée en raison d’une absence de lien de causalité que si celle-ci est manifeste. En l’espèce, la requérante allègue un retard de prise en charge initial dû à une grève, suivi de complications post-opératoires (algoneurodystrophie sévère), ce qui ne permet pas d’écarter de manière évidente tout lien avec un éventuel manquement du CHU. Par conséquent, le tribunal fait droit à la demande et ordonne une expertise.

Avocat : LABRUSSE

28 janvier 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301934

Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur deux requêtes jointes, l’une de la société d’audit financier et économique (SAFE) et l’autre de sa salariée, Mme Majounie, contestant des rehaussements fiscaux. La société SAFE demandait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés, tandis que Mme Majounie contestait des suppléments d’impôt sur le revenu, tous issus d’une vérification de comptabilité. Le tribunal a examiné la déductibilité de frais de formation en anglais et d’avantages en nature (loyers), en application des articles 39 et 209 du code général des impôts. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement a été rendu après audience publique le 7 janvier 2026.

Avocat : DEGROUX BRUGERE & ASSOCIES - DBA

28 janvier 2026• 3ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508170

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., de nationalité ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appréciant les compétences professionnelles du requérant pour l'emploi d'« assistant manager », et que ce dernier ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 423-23 du même code, faute pour M. B... de démontrer une insertion sociale ou professionnelle suffisante ou des liens personnels intenses en France. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : BRUSCHI

27 janvier 2026• 9ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600574

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite de rejet du préfet des Bouches-du-Rhône refusant le renouvellement du titre de séjour « salarié » de M. B..., ressortissant marocain. La condition d’urgence a été reconnue présumée, le requérant se trouvant sans ressources depuis la suspension de son contrat de travail. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, le préfet n’ayant pas contesté que le dossier de demande était complet et que l’intéressé remplissait les conditions de l’article L. 421-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : BRUGGIAMOSCA

26 janvier 2026