357 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
357
Décisions totales
383 581
Ordonnances
323 605
Avec résumé IA
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 23 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit à être entendu, de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3 de la CIDE). La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BURGEVIN
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 25 mars 2025 par lequel la préfète du Loiret obligeait M. A B, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la préfète n'avait pas apporté la preuve de la menace à l'ordre public invoquée, les faits reprochés étant contestés et ayant fait l'objet d'un classement sans suite. Cette solution est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-22, et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 31 mars 2025 ordonnant son maintien en rétention administrative. Le tribunal a jugé que la décision de maintien était légale, fondée sur les articles L. 754-2 et L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la demande de réexamen d'asile de M. B avait été déclarée irrecevable. Les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, méconnaissance du contradictoire, erreur de droit et erreur manifeste d'appréciation) ont été écartés comme non fondés.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. H P E, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 24 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, une atteinte à sa vie privée et familiale, et une erreur manifeste d'appréciation. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de Loir-et-Cher refusant à M. et Mme B l'autorisation d'ouvrir un établissement d'élevage d'animaux non domestiques (trois laies). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants s'étant eux-mêmes placés dans la situation de risque pénal et de saisie des animaux en les détenant sans autorisation préalable, et que la suspension sollicitée n'aurait aucun effet sur ces poursuites judiciaires. La solution est fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, l'arrêté du 8 octobre 2018 et le code de l'environnement.
Avocat : BURGER
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre du travail du 17 mai 2023 autorisant son licenciement pour motif disciplinaire. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du non-respect du principe du contradictoire par l'inspectrice du travail, le ministre ne s'étant pas fondé sur ce motif. Il a estimé que les griefs reprochés à M. B, notamment la réalisation de travaux pour le compte personnel d'un salarié d'une société cliente, étaient établis et présentaient un caractère de gravité suffisant pour justifier le licenciement, sans lien avec ses mandats représentatifs. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés investis de fonctions représentatives.
Avocat : FRIBURGER