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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

215 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

215

Décisions totales

383 581

Ordonnances

302 607

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : CANEffacer tout
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602730

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande d’un étudiant étranger visant à obtenir une injonction enjoignant au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pour pouvoir se présenter à ses examens. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière requise par l’article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d’une liberté fondamentale n’était pas remplie, tout en admettant le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : CANAL

27 mars 2026
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2300563

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande d'indemnisation de parents dont les enfants avaient été exclus des services périscolaires et de restauration scolaire par la commune d'Entraigues. La juridiction a jugé que les décisions d'exclusion, prises en raison du comportement perturbateur des enfants, n'étaient pas entachées d'illégalité et ne constituaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives à la motivation des actes.

Avocat : CANIS

1234567Suivant »
Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
24 mars 2026• Chambre 3
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601661

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante dispose déjà d'une autorisation provisoire de séjour valide lui permettant de travailler. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CANAL

23 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601210

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a prononcé une astreinte contre l'État pour assurer l'exécution d'une précédente injonction. Le juge a ordonné une astreinte de 150 euros par jour à l'encontre de l'État, si le préfet des Bouches-du-Rhône ne justifie pas, dans un délai de huit jours, avoir pris les mesures permettant à un ressortissant haïtien de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative et condamne également l'État à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : CANDON

6 mars 2026
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601239

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande d'injonction visant à contraindre le préfet à délivrer une carte de résident et un titre de voyage à un ressortissant russe bénéficiant du statut de réfugié. Le juge estime que le délai de traitement de la demande par l'administration, bien que long, ne caractérise pas en l'espèce l'urgence nécessaire pour prononcer une mesure provisoire sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est, en revanche, accordée.

Avocat : CANAL

5 mars 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503575

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B..., agressée par un mineur placé à l'aide sociale à l'enfance du département de la Haute-Garonne. La requérante souhaitait déterminer l'ampleur de ses préjudices corporels et moraux en vue d'une action en réparation. Le juge a considéré que la mesure d'expertise était utile, car l'état de santé de la victime n'avait pas encore été évalué par un expert, et que le litige potentiel relevait de la compétence administrative. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : CANDELIER CARRIERE-PONSAN

27 février 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401525

La commune d'Aveizieux demande au Tribunal Administratif de Lyon, en référé, une provision sur dommages-intérêts pour des désordres affectant un terrain de football et ses vestiaires, invoquant la garantie décennale. Le juge des référés, appliquant les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative, rejette la demande. Il estime que la créance, fondée sur un rapport d'expertise proposant une répartition complexe de la responsabilité entre plusieurs acteurs, est sérieusement contestable, ce qui ne permet pas de caractériser l'urgence nécessaire pour accorder une provision.

Avocat : CANTON

24 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600641

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi en référé par la commune de Manosque et la communauté d’agglomération Durance Luberon Verdon agglomération pour ordonner l’expulsion d’occupants sans titre de deux parcelles, dont l’une est une dépendance de la voirie routière (parcelle n°35) et l’autre une aire permanente de stationnement pour gens du voyage (parcelle n°37). Le juge a rejeté les conclusions concernant la parcelle n°35, estimant que la juridiction administrative était incompétente pour connaître des infractions à la police de la conservation du domaine public routier, en application de l’article L. 116-1 du code de la voirie routière. S’agissant de la parcelle n°37, le juge a constaté que l’occupation litigieuse était connue et tolérée depuis plusieurs années, comme le mentionne le schéma départemental d’accueil des gens du voyage, et que la demande d’expulsion se heurtait à une contestation sérieuse, faute d’urgence et d’utilité démontrées. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : CANDON

19 février 2026
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600306

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 4 février 2026, a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée le 23 février 2021 à l'encontre de l'État pour défaut d'hébergement de M. A..., un demandeur reconnu prioritaire. La préfète de l'Isère avait saisi le tribunal après que M. A. a refusé sans motif légitime une offre d'hébergement le 14 décembre 2021, ce qui a délié l'État de son obligation à compter de cette date. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a fixé le montant de l'astreinte due à 4 000 euros, à verser au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Avocat : CANS

4 février 2026
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600358

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, qui demandait le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction. La demande de renouvellement a été jugée irrecevable car elle ne présentait pas un caractère provisoire, ce qui excède l’office du juge des référés. Concernant l’attestation, le juge a constaté qu’une décision implicite de rejet était née du silence de l’administration, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’y faire obstacle serait contraire à l’exécution de cette décision. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : CANTON-FOURRAT

26 janvier 2026
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510484

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français présentée par une ressortissante arménienne. La requérante invoquait l'urgence en raison d'une promesse d'embauche et de la présence de sa famille en France. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, car la promesse d'embauche ne constituait pas une circonstance particulière pour une personne en situation irrégulière depuis 2019, et que son époux pouvait subvenir aux besoins du foyer. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CANAL

23 janvier 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2204173

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les demandes de la SCI Erevan concernant la décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2020 et 2021, ainsi que de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2018 et du solde de TEOM pour 2019. La société requérante contestait l'imposition en raison de l'absence de service effectif de collecte sur ses parcelles et d'une prétendue disproportion entre le taux de la taxe (13,87%) et les dépenses du service. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que la communauté de communes justifiait de l'existence d'un service d'enlèvement par points d'apport volontaire sur l'ensemble du territoire et que le taux appliqué correspondait aux coûts du service, conformément aux délibérations des 6 avril 2017, 21 février 2020 et 12 février 2021. La solution retenue s'appuie sur les articles 1520 et 1521 du code général des impôts.

Avocat : DE POULPIQUET DE BRESCANVEL

16 janvier 2026• Magistrat M. TAORMINA
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513066

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 25 septembre 2025 pour un hébergement d'urgence. Constatant qu'aucune offre d'hébergement adaptée ne lui avait été proposée dans les délais légaux, le tribunal a ordonné à la préfète de l'Isère de l'accueillir dans une structure adaptée sous quinze jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La solution retenue applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation et accorde à la requérante le bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.

Avocat : CANS

15 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515355

Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille concerne un référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) introduit par M. B..., ressortissant haïtien, qui n'arrivait pas à déposer en ligne sa demande de renouvellement de carte de résident via le téléservice ANEF. Le juge des référés a rejeté sa demande d'injonction de rendez-vous en préfecture. Il a estimé que la difficulté technique rencontrée par le requérant ne constituait pas une impossibilité d'utiliser le téléservice, car M. B... n'avait pas démontré avoir épuisé les solutions d'accompagnement prévues par les arrêtés des 1er août 2023 et 1er juillet 2024 (assistance téléphonique ou accueil physique dans un point d'accueil numérique). La solution retenue est donc le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 521-3 du CJA et R. 431-2 du CESEDA.

Avocat : CANDON

8 janvier 2026
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300104

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la société DRL Participations, qui contestait des titres de perception émis pour le recouvrement de la taxe d’aménagement et de la redevance d’archéologie préventive. La société soutenait que le permis de construire ayant été retiré en 2019, les taxes n’étaient plus dues. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour cause de forclusion, en application de l’article L. 331-31 du code de l’urbanisme, car la réclamation avait été déposée après le 31 décembre 2018, soit au-delà du délai de deux ans suivant l’émission du premier titre de perception en 2016. Le retrait ultérieur du permis de construire est sans incidence sur ce délai, le fait générateur de la taxe étant la délivrance de l’autorisation d’urbanisme.

Avocat : SCP HEUTY-LORREYTE-LONNE-CANLORBE

31 décembre 2025• CHAMBRE 3
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408262

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de Mme C..., qui sollicitait 20 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de la non-exécution de la décision de la commission de médiation de l'Isère du 7 mars 2022 la reconnaissant prioritaire pour un logement. Le tribunal a estimé que la carence fautive de l'État n'était pas établie, car Mme C... avait refusé deux propositions de logement sans motif légitime, notamment un T1 à Poisat et un autre à Grenoble. En conséquence, aucun préjudice indemnisable n'a été retenu, et la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : CANS

31 décembre 2025• Juge unique 1
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301128

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., praticien hospitalier, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Bastia à lui verser 20 000 euros pour des erreurs dans la gestion de ses heures de service. Le tribunal a estimé que le centre hospitalier n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, car M. B... n'a pas apporté la preuve qu'il avait effectué un service fait pour les périodes litigieuses, condition nécessaire au versement de la rémunération en application des articles L. 712-1 et L. 711-2 du code général de la fonction publique.

Avocat : CANAZZI

24 décembre 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2104373

Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné le centre hospitalier de La Ferté-Bernard à indemniser Mme A... pour les préjudices résultant de fautes dans sa prise en charge médicale après une chute en 2016. La responsabilité de l'établissement a été engagée sur le fondement du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a alloué à Mme A... une somme totale de 189 099,09 euros, déduction faite de la provision déjà versée, et a également condamné l'hôpital à rembourser 21 422,11 euros à la CPAM de l'Orne pour ses débours. Les demandes accessoires au titre des frais de justice et de l'indemnité forfaitaire de gestion ont été partiellement accordées.

Avocat : GEISZ-LE MERCIER-PAPILLAUD CANDELA-GUYOMARD-SABLE

18 décembre 2025• 7ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318430

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL Riwodis, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, des retenues à la source et une amende fiscale pour les exercices 2015 et 2016. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à l'impôt sur les sociétés, faute de mise en recouvrement. Sur le fond, il a confirmé le bien-fondé des redressements, estimant que les sommes versées à des personnes physiques constituaient des revenus distribués au sens de l'article 111 du code général des impôts, et a rejeté l'application de la convention fiscale franco-chinoise. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la société.

Avocat : CABINET CANIS, LE VAILLANT (SCP)

16 décembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512109

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la préfète de l’Isère pour liquider l’astreinte prononcée le 16 octobre 2024, qui enjoignait à l’État d’héberger Mme B. avant le 31 décembre 2024. Il résulte de l’instruction que Mme B. a refusé une proposition d’hébergement le 9 avril 2025, ayant regagné le domicile conjugal et n’étant plus demandeuse, ce qui délie l’administration de son obligation. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal liquide définitivement l’astreinte à 1 500 euros, due par l’État au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Avocat : CANS

16 décembre 2025