1 275 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 275
Décisions totales
383 581
Ordonnances
306 208
Avec résumé IA
Avocat : CAPDEFOSSE
Avocat : CABINET D'AVOCATS PORTALIS ASSOCIES - CAPA
Avocat : SELARL LEXCAP
Avocat : SELARL CAPSTAN PYTHEAS
Avocat : CAPOROSSI POLETTI
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société Publi Espace d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Guérande refusant l’implantation d’un panneau publicitaire numérique, au motif de l’illégalité du règlement local de publicité. La société requérante s’est toutefois désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire du 26 septembre 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné la société à verser 800 euros à la commune de Guérande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà des dispositions procédurales du code de justice administrative.
Avocat : SELARL LEXCAP RENNES
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné le recours de Mme A... contestant le refus du département des Bouches-du-Rhône de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA). En cours d'instance, le département a finalement ouvert ses droits au RSA à compter de mai 2023, rendant sans objet la contestation de la décision initiale du 28 février 2024. Le tribunal a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au RSA.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire tacite délivré par le maire de Riantec pour la construction d’une maison individuelle. Les requérants contestaient notamment la compétence de l’auteur de l’acte, l’incomplétude du dossier et la méconnaissance des règles d’urbanisme en zone littorale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, notamment celui tiré de l’incompétence, en application des articles L. 422-1 et L. 422-6 du code de l’urbanisme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation du permis de construire.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP
Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes concerne un référé-suspension introduit par un agent public contestant son placement en congé de maladie ordinaire (CMO) avec demi-traitement, après avoir été victime d’un accident de service. Le requérant invoque l’urgence financière et un doute sérieux sur la légalité de la décision, estimant qu’il aurait dû bénéficier d’un congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) avec maintien de l’intégralité de son traitement. La commune de Plumaugat oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours contre l’arrêté du 6 juin 2025, notifié par courriel et comportant les voies et délais de recours. Le juge des référés rejette la requête, considérant que la condition d’urgence n’est pas remplie, sans qu’il soit besoin d’examiner l’existence d’un doute sérieux.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP ANGERS
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par la commune de La Garnache sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, a ordonné une expertise pour examiner l’état d’un mur de soutènement, de terrasses et de maisons d’habitation présentant un danger pour la sécurité publique. La requête faisait état d’une aggravation des désordres constatés lors d’une précédente expertise. Le juge des référés a désigné un expert avec pour mission de dresser un constat, d’évaluer les risques, de proposer des mesures de nature à mettre fin au danger et de se prononcer sur son caractère imminent. La décision se fonde sur les articles L. 511-9, R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation, et R. 556-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 20 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans et une inscription au fichier SIS. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des faits, notamment une condamnation pénale pour trafic de stupéfiants, et a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, d'absence de menace à l'ordre public, d'erreur d'appréciation sur le refus de délai de départ volontaire et de disproportion de l'interdiction de retour. La solution s'appuie sur les articles L. 612-2, L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 1er octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant, car ce texte ne confère pas un droit au séjour de plein droit. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 612-2 et L. 612-6 du même code.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C... épouse B..., ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 20 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, estimant que la délégation de signature était régulière. S'agissant du refus de séjour, le tribunal a jugé que la décision ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Par conséquent, la décision portant obligation de quitter le territoire français, fondée sur ce refus, a également été validée.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par M. et Mme C... et M. B... contre la délibération du 12 décembre 2024 de la communauté de communes Challans Gois Communauté approuvant son Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Les requérants contestaient le classement d'une parcelle, invoquant une urgence financière liée à une vente compromise et des doutes sérieux sur la légalité du PLUi (dossier d'enquête incomplet, incompatibilité avec le SCOT, erreur manifeste d'appréciation). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation financière des époux C... résultant de leur propre négligence et la vente projetée ayant été conclue en connaissance des risques juridiques. Aucun des moyens soulevés n'a été examiné au fond, la suspension n'ayant pas été accordée.
Avocat : SAS BOUCARD, CAPRON, MAMAN
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SAS HSO Navettes, qui contestait le refus de l’administration fiscale de lui accorder l’aide « coûts fixes consolidation » pour décembre 2021 et janvier 2022. La juridiction a jugé que la société ne remplissait pas les conditions fixées par les décrets n° 2022-111 et n° 2022-476 du 4 avril 2022, notamment en raison d’une erreur dans le calcul de son excédent brut d’exploitation. Le tribunal a également écarté l’exception d’irrecevabilité soulevée par l’administration. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont été rejetées.
Avocat : CAP JURIS
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C..., ressortissant afghan, qui contestait son transfert aux autorités croates et son assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) n'étaient pas fondés, sans plus de précision dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation des arrêtés préfectoraux.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sierraléonais, qui contestait son transfert aux autorités allemandes et son assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire des arrêtés, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) n'étaient pas fondés, sans plus de précisions dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., de nationalité arménienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale. En conséquence, l'ensemble des conclusions de Mme B... ont été rejetées.