203 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
203
Décisions totales
383 581
Ordonnances
241 273
Avec résumé IA
Avocat : CARDON
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension d'un permis de construire délivré par le maire de La Morte pour un chalet, a rejeté la requête de M. et Mme F et de M. A. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les travaux étant quasiment achevés et leur réversibilité non démontrée, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de Lille a constaté le désistement d'office de la requête de M. B, qui contestait un arrêté d'expulsion pris par le préfet du Nord. Ce désistement fait suite au rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, lequel l'avait informé qu'il devait confirmer le maintien de son recours en annulation sous un mois. M. B n'ayant pas respecté cette obligation et ne s'étant pas pourvu en cassation, il est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. E, ressortissant cap-verdien, contestant un arrêté préfectoral du 7 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une violation de sa vie privée et familiale, et une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des conventions internationales applicables.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. A pour contester un arrêté du préfet de l'Aisne du 12 mars 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, ainsi qu'une décision implicite du 11 août 2025 portant une nouvelle obligation de quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de son droit d'être entendu, et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales contestées.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 2 juillet 2025 par lequel le préfet du Nord a refusé le renouvellement du certificat de résidence de Mme B, ressortissante algérienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour, était remplie, mais qu'aucun des moyens soulevés (notamment la méconnaissance des articles 5, 7 et 7 bis de l'accord franco-algérien, de l'article 8 de la CESDH et de l'article 3-1 de la CIDE) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 13 août 2024 par lequel la préfète de l'Oise lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour pour un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours prise par le préfet du Nord en vue de son éloignement. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne révélait pas de défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également estimé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, M. B ayant été auditionné et informé de la mesure envisagée. La décision s'appuie sur les articles L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le principe général du droit de l'Union européenne relatif au droit d'être entendu.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 11 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, ainsi que la violation des articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. G, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 15 avril 2024 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord refusant son changement de statut vers un titre "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant les décisions suffisamment motivées et non entachées d'un défaut d'examen. Il a notamment considéré que le préfet n'avait pas méconnu l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Versailles a condamné l'État à indemniser Mme B pour la carence fautive à la reloger après sa reconnaissance comme prioritaire et urgente par la commission de médiation des Yvelines le 18 juin 2021. La juridiction a jugé que l'absence de proposition de logement dans le délai légal de six mois, malgré une injonction du tribunal sous astreinte, constitue une faute engageant la responsabilité de l'État. La solution retenue est fondée sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a ainsi reconnu le préjudice subi par Mme B du fait du maintien dans un logement insalubre.
Avocat : CARDONA
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait son assignation à résidence à Perpignan pour un an, prise par le préfet des Pyrénées-Orientales. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car M. A avait méconnu ses obligations et ne justifiait pas d’un domicile stable à Lille. Il a également jugé qu’aucun moyen soulevé (insuffisance de motivation, vice de procédure, erreur de droit ou d’appréciation) n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard des articles L. 731-1 et L. 731-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 23 août 2023 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation du droit d'être entendu, et la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que l'arrêté était légal, en application des textes précités et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 11 mai 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a notamment jugé que la décision de refus de séjour était légale, en faisant application du titre III du protocole du 22 décembre 1985 annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par ailleurs, les conclusions dirigées contre les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination ont été déclarées irrecevables car tardives.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du 11 mai 2023 du préfet du Nord lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a notamment jugé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence, du défaut de motivation et du vice de procédure, étaient irrecevables car présentés tardivement. Sur le fond, le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni celles du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et que la décision d'éloignement n'était pas entachée d'illégalité. Par conséquent, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours de M. A, ressortissant malien, contre l'arrêté du préfet du Nord du 25 janvier 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'absence d'examen particulier de sa situation, de la méconnaissance des articles L. 421-3 et L. 414-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.