825 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
825
Décisions totales
383 581
Ordonnances
304 452
Avec résumé IA
Avocat : AD'VOCARE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant malien visant à enjoindre au préfet de le convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que le requérant, en situation irrégulière depuis son entrée en France et ne justifiant pas d'une activité professionnelle ou d'une promesse d'embauche, ne caractérisait pas l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande a donc été jugée irrecevable sur ce fondement.
Avocat : MACAREZ
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 11 octobre 2024 qui avait abrogé son attestation de demande d'asile et prononcé une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le préfet de la Haute-Loire était compétent pour prendre ces mesures, notamment l'abrogation de l'attestation, car le requérant n'avait pas formé de recours en temps utile devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) après le rejet de sa demande par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). La décision s'appuie sur les articles L. 532-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en excès de pouvoir formée par un ressortissant tunisien contre plusieurs mesures d'éloignement (obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour, assignation à résidence). Le tribunal a jugé que le signataire des décisions contestées était compétent en vertu d'une délégation de signature régulière et a considéré que les autres moyens, notamment celui tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, étaient insuffisamment étayés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant étranger demandant l'injonction au préfet de police de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge constate que cette demande a perdu son objet, car l'intéressé a reçu une telle attestation valable jusqu'au 23 septembre 2026 après l'introduction de sa requête. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur l'injonction, mais l'État est condamné à verser à l'intéressé la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La SASU Antoniotti a saisi le Tribunal Administratif de Bastia d'un référé précontractuel pour contester son élimination d'une procédure de marché public de travaux, soutenant que l'irrégularité de son offre (une erreur dans le planning d'exécution) était régularisable. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la correction de cette erreur aurait substantiellement modifié l'offre, ce qui justifiait son élimination par la Collectivité de Corse. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique relatives à l'analyse des offres et au caractère substantiel des irrégularités.
Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral assignant un ressortissant étranger à résidence avec obligation de se présenter quatre fois par jour au commissariat. Le juge a estimé que cette mesure, qui constitue la fréquence maximale prévue par l'article R. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était disproportionnée au regard des contraintes qu'elle imposait pour l'organisation de la vie familiale et médicale du requérant, créant ainsi un doute sérieux sur sa légalité. La condition d'urgence était caractérisée par la gravité des obligations quotidiennes imposées.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler des délibérations municipales et des arrêtés relatifs à la procédure de biens sans maître et à des cessions de parcelles par la commune de Campi. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer concernant les délibérations autorisant les cessions, celles-ci ayant été retirées par la commune. Sur le fond, il a rejeté la requête en annulation des autres actes, estimant que le requérant ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment au regard des articles L. 1123-1 du code général de la propriété des personnes publiques et 713 du code civil.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le requérant, un ressortissant tunisien conjoint de Français, a obtenu un titre de séjour après l'introduction de son recours. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'annulation du refus initial, car l'administration avait accordé le titre sollicité postérieurement à la saisine, conformément à la jurisprudence du Conseil d'État (CE, 17 mai 2017, n°396832). Les textes applicables étaient les articles L. 432-1 et L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a annulé l'arrêté du 15 février 2026, considérant que le préfet de police avait méconnu les dispositions des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne tenant pas compte, pour fixer la durée de l'interdiction, de la situation personnelle et des liens de l'intéressé avec la France.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, fait droit à la demande de la collectivité de Corse de désigner un expert pour un constat préventif. Le juge estime utile, avant les travaux de reconstruction du pont du Poggio à Saint-Florent, de dresser un état descriptif des immeubles environnants afin de prévenir ou faciliter la résolution d'éventuels litiges liés aux dommages. Cette ordonnance est fondée sur les articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permettent au juge des référés de prescrire de telles mesures d'expertise lors de l'exécution de travaux publics.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... visant à annuler deux titres de perception (taxe d'aménagement et redevance d'archéologie préventive) et à obtenir des indemnités. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions en décharge de paiement pour défaut de réclamation préalable obligatoire auprès du service fiscal, conformément à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Les autres demandes, notamment indemnitaires, ont également été écartées.
Avocat : CAREMOLI
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant la reconduite à la frontière. Le juge a estimé que le requérant, majeur, ne remplissait pas les conditions pour un titre de séjour "vie privée et familiale" au regard des articles L. 423-23 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également jugé que l'arrêté d'assignation à résidence était légal, la mesure étant justifiée par le risque de non-exécution de l'obligation de quitter le territoire français.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). Le tribunal a estimé que le préfet de l'Allier était compétent et que les décisions attaquées, fondées notamment sur l'usage d'un document d'identité falsifié par le requérant, étaient légales. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 432-1-1, L. 435-1, L. 612-6) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le recours en excès de pouvoir du préfet de la Corse-du-Sud visant à annuler un permis de construire tacite. Le tribunal a jugé que le déféré préfectoral était tardif, car il n'avait pas été formé dans le délai de deux mois à compter de la transmission présumée de l'acte, conformément aux articles L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et L. 424-8 du code de l'urbanisme. Par conséquent, le tribunal n'a pas examiné le fond des moyens soulevés par le préfet concernant la conformité du projet au PADDUC et au règlement de défense incendie.