418 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
418
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 070
Avec résumé IA
Avocat : CARMIER
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du préfet des Bouches-du-Rhône rejetant la demande de titre de séjour de la requérante. Il a jugé que l'étrangère, mère d'un enfant français mineur avec lequel elle vit, remplit les conditions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir de plein droit une carte de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour autorisant le travail dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... qui contestait le montant forfaitaire et la limitation temporelle (au 31 décembre 1975) de l'indemnisation accordée par la commission nationale pour les préjudices subis dans un camp de harkis. Le tribunal a jugé que les dispositions de l'article 3 de la loi du 23 février 2022, qui fixent ce cadre d'indemnisation, ne méconnaissent pas les exigences de la Convention européenne des droits de l'homme, notamment le droit à un recours effectif et l'interdiction des traitements inhumains. La décision attaquée a donc été validée.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à un ressortissant cap-verdien dans un délai de dix jours, sous astreinte. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'absence de titre en cours de validité pendant l'instruction de son renouvellement, et que l'administration n'avait pas démontré l'incomplétude du dossier. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de la décision, prévues à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, étaient remplies. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte, et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement de la carte de résident permanent. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la demande de renouvellement a été déposée tardivement (après l'expiration du délai légal prévu à l'article R. 431-5 du CESEDA), ce qui la fait assimiler à une première demande et prive le requérant du bénéfice de l'urgence présumée. La demande d'injonction et la demande d'aide juridictionnelle sont également rejetées.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs au vice de forme, au défaut d'examen particulier de la situation et à la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale (2ème chambre), a rejeté la requête de M. D..., ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, jugeant la délégation de signature régulière et l'absence de preuve d'une demande de titre de séjour enregistrée. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale (2ème chambre), a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme C..., ressortissante géorgienne, contre un arrêté préfectoral du 24 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à son état de santé. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que la situation personnelle et médicale de l'intéressée ne justifiait pas une protection particulière. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de Vaucluse du 23 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la méconnaissance du droit d'être entendu. Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure avait respecté les droits du requérant, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme F... B..., ressortissante comorienne, contestant l'arrêté préfectoral du 24 mars 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour soins, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L.425-9 du CESEDA relatif à l'admission au séjour pour raisons médicales et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, mais a annulé l'arrêté préfectoral au motif que le préfet n'avait pas sollicité l'avis du collège de médecins de l'OFII, comme l'exige l'article R.425-11 du CESEDA, avant de statuer sur la demande de titre de séjour pour raison médicale. En conséquence, la décision de refus de séjour et les mesures d'éloignement subséquentes ont été annulées, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée.
Refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le Tribunal administratif de Marseille, par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, le préfet ayant délivré le titre de séjour sollicité en cours d'instance. L'État est condamné à verser 1 500 euros à l'avocat du requérant au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.
Avocat : AYACHI;CARMIER
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B... visant la décision implicite de rejet de renouvellement de son certificat de résidence algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 22 mars 2026 permettait à la requérante de justifier de la régularité de son séjour et de travailler, faisant ainsi obstacle à une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du préfet des Bouches-du-Rhône fixant le pays de destination pour l'exécution de son éloignement. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l'absence de mention de l'auteur de l'acte et le défaut de motivation, estimant que la décision était régulière. Il a également refusé de surseoir à statuer sur la question de la nationalité française, faute d'élément suffisant établissant un doute sérieux, et a jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 3 ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code civil.