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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

584 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

584

Décisions totales

383 581

Ordonnances

243 771

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : CARREEffacer tout
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503867

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A... B... contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 11 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et une méconnaissance des articles L.423-23 et L.423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la requérante ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition nécessaire pour saisir la commission du titre de séjour. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du CESEDA et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CARREZ

30 septembre 2025• 6ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502697

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 15 avril 2025 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la délégation de signature régulière et la motivation suffisante. S'agissant de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de la requérante, compte tenu de son absence d'activité professionnelle et de ses attaches conservées en Tunisie.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CARREZ

30 septembre 2025• 6ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2512075

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par Mme C... d'une demande visant à assortir d'une astreinte une précédente injonction faite au préfet du Val-de-Marne de la convoquer pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le tribunal constate que le préfet a finalement convoqué l'intéressée le 7 octobre 2025, exécutant ainsi l'injonction initiale. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer sur la demande d'astreinte, celle-ci étant devenue sans objet. L'État est condamné à verser 1 000 euros à Mme C... au titre des frais de justice.

Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS

30 septembre 2025
TA20Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501457

Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 25 septembre 2025, a constaté que la requête de M. B A, enregistrée sous le n° 2501457 et dirigée contre un refus de titre de séjour du préfet de la Haute-Corse, constituait un doublon de deux requêtes précédentes (n° 2501378 et 2501381). En application des principes de bonne administration de la justice, le tribunal a ordonné la radiation de cette requête du registre du greffe et son rattachement à la requête n° 2501378. Cette décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative.

Avocat : CARREGA

25 septembre 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402961

Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. B, ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Calvados du 14 juin 2024 refusant de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l’article 3 de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et des articles L. 413-7 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait pas subordonner la délivrance de la carte de résident à la condition d’intégration républicaine prévue à l’article L. 413-7, dès lors que cette demande relevait des stipulations spécifiques de l’accord franco-tunisien. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté préfectoral pour erreur de droit.

Avocat : BARA CARRE

24 septembre 2025• 2ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2403072

Le Tribunal Administratif de Caen annule la décision implicite par laquelle le préfet du Calvados a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant malien. Le motif retenu est le défaut de communication des motifs de cette décision implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.

Avocat : BARA CARRE

24 septembre 2025• 2ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2516475

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour "vie privée et familiale" de M. A, ressortissant marocain. La juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement et que le requérant justifiait d'un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS

24 septembre 2025
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA05289

Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS

23 septembre 2025• 3ème chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511147

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais demandant le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière, nécessaire à l’engagement de cette procédure d’exception, n’était pas remplie, le seul risque de suspension de son contrat d’alternance ne justifiant pas une intervention à très bref délai. En conséquence, la demande d’injonction et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS

22 septembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412723

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, épouse A, ressortissante marocaine, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de six mois. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur manifeste d'appréciation, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence, le signataire disposant d'une délégation de signature régulièrement publiée, et a jugé que les autres moyens n'étaient pas fondés, sans préciser dans cet extrait la solution finale. La décision s'appuie sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et les conventions internationales précitées.

Avocat : CARRERAS

19 septembre 2025• 8ème chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2415080

Le Tribunal administratif de Melun a constaté, par ordonnance, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A, qui demandait l'annulation du refus tacite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de séjour temporaire "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Le préfet ayant finalement délivré le titre demandé le 3 mars 2025, le litige est devenu sans objet. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal a condamné l'État à verser 1 000 euros à l'avocat du requérant, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'aide juridictionnelle.

Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS

18 septembre 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2201292

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par les sociétés Hyper 19 et Distribution Casino France d’un recours en excès de pouvoir contre deux délibérations du 7 juillet 2022 de la commune de Malemort, approuvant respectivement son plan local d’urbanisme (PLU) et sa révision allégée n°4. Après avoir écarté la fin de non-recevoir tirée du caractère collectif de la requête, le tribunal a jugé que la société Distribution Casino France ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant, car les modifications du PLU n'affectaient pas directement ses conditions d'exploitation. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour défaut d'intérêt à agir de la société requérante.

Avocat : BCJ BROSSIER - CARRE - JOLY

18 septembre 2025• 2ème chambre
TA20Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300510

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait l’annulation d’une décision de la direction interrégionale des services pénitentiaires de Marseille du 1er mars 2023. Le juge a constaté que cette décision, prise sur recours administratif préalable obligatoire, s’était bornée à annuler une sanction disciplinaire sans se prononcer sur une éventuelle réintégration, que le requérant n’avait pas demandée. Dès lors, la requête tendait à l’annulation d’une décision inexistante, irrecevabilité insusceptible de régularisation. La solution est fondée sur l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.

Avocat : CARRERAS-VINCIGUERRA

15 septembre 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501576

Le Tribunal Administratif de Caen annule l'arrêté du 11 février 2025 par lequel le préfet du Calvados a refusé un titre de séjour à Mme D, ressortissante malienne, et a prononcé son éloignement. La décision est annulée pour défaut d'examen complet de sa situation, le préfet n'ayant pas tenu compte de la naissance de son fils en juillet 2024. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme D dans un délai de deux mois.

Avocat : BARA CARRE

15 septembre 2025• 1ère chambre
TA20Ordonnance• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500994

Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 17 décembre 2024 annulant une obligation de quitter le territoire français et ordonnant le réexamen de la situation de M. A, a constaté le non-lieu à statuer. Le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, a justifié avoir délivré à l’intéressé une autorisation provisoire de séjour de six mois avec autorisation de travail, puis procédé au réexamen de sa situation. La requête est donc devenue sans objet, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CARREGA

15 septembre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503466

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de Mme B C. Celle-ci se plaint de désordres (infiltrations, humidité, problème d'accessibilité) sur son immeuble, qu'elle attribue aux travaux d'aménagement d'un parking réalisés par la commune de Canet en 2024. Le juge a fait droit à la demande, estimant la mesure utile pour établir les causes et l'étendue des préjudices, sans préjuger des responsabilités. La mission de l'expert est fixée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Les demandes de frais de justice (article L. 761-1) des deux parties ont été rejetées.

Avocat : SCP SOLLIER - CARRETERO

12 septembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2507991

Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Essonne de convoquer M. A, ressortissant malien, à un rendez-vous pour enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, M. A résidant en France depuis 19 ans sans réponse de l'administration depuis le dépôt de sa demande en février 2023. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ordonne la délivrance d'un récépissé autorisant le travail sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS

12 septembre 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500915

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Orne du 19 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La formation de jugement a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Elle a également jugé que le droit à être entendu de M. D n'avait pas été méconnu, celui-ci ayant été auditionné par les services de gendarmerie sur sa situation avant l'édiction de la mesure. La solution s'appuie notamment sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BARA CARRE

12 septembre 2025• 3ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514864

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de sa demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant le renouvellement de son titre de séjour. Le requérant a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en application de la loi du 10 juillet 1991. En conséquence, l'Etat a été condamné à verser 600 euros à son avocate au titre des frais de justice, sous réserve des conditions prévues par l'article 37 de ladite loi.

Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS

10 septembre 2025
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502442

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que le recours, introduit le 31 juillet 2025, était tardif car l’arrêté avait été notifié le 26 mars 2025 avec mention des voies et délais de recours, et que le délai d’un mois prévu à l’article L. 911-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était expiré. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.

Avocat : BARA CARRE

9 septembre 2025