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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 614 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 614

Décisions totales

383 581

Ordonnances

268 567

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : CASEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305721

Le Tribunal administratif de Melun a examiné deux requêtes (n° 2305721 et n° 2306551) dirigées contre un permis de construire délivré le 13 décembre 2022 par le maire de Bry-sur-Marne à la SCCV 90/92 Leclerc, autorisant la démolition de deux maisons et la construction d’un immeuble de 25 logements, ainsi que contre un permis modificatif du 10 octobre 2023. Les requérants, voisins du projet, contestaient notamment la légalité du permis initial pour incompétence et méconnaissance de plusieurs articles du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), et soutenaient que le permis modificatif constituait un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant pour contester le permis modificatif et que les autres moyens étaient infondés. En conséquence, il a rejeté les deux requêtes et mis à la charge des requérants les frais de justice demandés par la commune et le pétitionnaire, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CASTERA

8 décembre 2025• 7ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511485

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans titre des parcelles du domaine public ferroviaire situées sous le pont de l'avenue Paul Painlevé à Lille. La solution retenue fait droit à la demande de la société SNCF Réseau, propriétaire du domaine, en raison de l'absence de contestation sérieuse sur le défaut de titre d'occupation et de l'urgence caractérisée par un risque pour la sécurité et la salubrité publiques. Le juge a appliqué les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques, notamment l'article L. 2122-1, pour constater l'occupation illicite du domaine public.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL LEXCASE SOCIÉTÉ D'AVOCATS

8 décembre 2025
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501991

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B..., adjointe administrative, d'une demande d'annulation de l'arrêté du président du centre départemental de gestion d'Eure-et-Loir la plaçant en congé maladie ordinaire à demi-traitement, au motif que son arrêt de travail serait imputable à un accident de service survenu lors de son entretien d'évaluation. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un vice de procédure lié à l'absence d'information du médecin de service, et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l'arrêté contesté était légal, en s'appuyant sur les dispositions des décrets n° 87-602 du 30 juillet 1987 et de l'arrêté du 4 août 2004 relatifs aux conseils médicaux et aux commissions de réforme.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

8 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515698

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sri-lankais, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’intéressé ne justifiant d’aucune circonstance particulière, eu égard notamment à son entrée irrégulière, au rejet de sa demande d’asile, à son absence d’autorisation de travail et au délai de trois ans écoulé avant sa demande de régularisation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.

Avocat : CASTEJON

8 décembre 2025
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 503325

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

5 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:503325.20251205• 7ème chambre jugeant seule
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506345

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 22 octobre 2025 par laquelle la préfecture du Loiret avait notifié à Mme A... B... la perte de validité de son permis de conduire. Le juge a estimé que le courriel litigieux ne constituait pas une décision administrative susceptible de faire l'objet d'un recours, rendant la requête manifestement irrecevable. En conséquence, la requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité.

Avocat : LUCAS

5 décembre 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306475

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C..., professeur des écoles, qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'éducation nationale lui refusant le bénéfice de l'allocation temporaire d'invalidité. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision disposant d'une délégation régulièrement publiée. Sur le fond, il a jugé que les faits invoqués par M. C..., notamment une réunion de travail et des tensions relationnelles, ne constituaient pas un accident de service au sens de l'article L. 824-1 du code général de la fonction publique, faute d'événement soudain et violent. Par conséquent, la décision de refus n'est pas entachée d'erreur d'appréciation.

Avocat : CABINET CASSEL

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300794

Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a été saisi par le Fonds de Garantie des Victimes d’Actes de Terrorisme et d’Autres Infractions (FGTI), subrogé dans les droits d’un agent de police municipale grièvement blessé lors d’une intervention. Le FGTI demandait à la commune de Cavalaire-sur-Mer le remboursement intégral des indemnités versées à l’agent, sur le fondement de l’obligation de protection statutaire de l’employeur public. La commune contestait le montant réclamé, arguant que certains préjudices étaient déjà couverts par la pension d’invalidité et qu’il convenait d’appliquer un barème moins élevé. Le tribunal a fait droit à la demande du FGTI en condamnant la commune à lui verser la somme de 374 624,46 euros, avec intérêts et capitalisation, en application des articles 706-3, 706-4 et 706-11 du code de procédure pénale et de l’article L. 134-5 du code général de la fonction publique.

Avocat : CASSEL CABINET

5 décembre 2025• 2ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2416288

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant la décision 48SI du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a estimé que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour l'infraction du 1er octobre 2023, le procès-verbal électronique mentionnant un refus de signer. En revanche, pour l'infraction du 13 août 2022, le ministre n'a pas produit le procès-verbal, ce qui a conduit le tribunal à annuler le retrait de points correspondant. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision 48SI du 6 juin 2024 et enjoint au ministre de restituer les points illégalement retirés, tout en rejetant le surplus des conclusions.

Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

4 décembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407540

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 4 avril 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté la demande de regroupement familial de M. A... pour son épouse et sa fille. Le tribunal estime que le motif du refus, fondé sur l'absence de ventilation mécanique dans la salle de bain et les WC, constitue une erreur d'appréciation. Il retient que le logement dispose d'une ventilation naturelle et qu'aucun élément ne démontre son insuffisance au regard des exigences de salubrité. La décision s'appuie sur les articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002.

Avocat : CASTEJON

4 décembre 2025• 12ème chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2303947

Le Tribunal administratif d'Amiens, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B..., a examiné la légalité du non-renouvellement de son contrat à durée déterminée d’enseignant, décidé par le recteur de l’académie d’Amiens. Le tribunal a rappelé que l’administration peut légalement ne pas renouveler un tel contrat pour un motif d’intérêt du service, apprécié au regard des besoins du service ou de la personne de l’agent. Il a estimé que le refus de renouvellement était justifié par les difficultés professionnelles de l’intéressé (gestion de classe, posture, communication), établies par des rapports détaillés, et que M. B... n’apportait pas d’éléments suffisants pour contester cette appréciation. La requête a été rejetée, le tribunal n’ayant relevé ni erreur de droit ni erreur manifeste d’appréciation.

Avocat : KCP AVOCATS - KARBOWSKI - CASANOVAS VESCHEMBES de PRITTWITZ - AARPI

4 décembre 2025• 2ème Chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401766

Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la décision du 31 mai 2024 par laquelle le préfet de la Charente-Maritime a refusé de renouveler le titre de séjour « vie privée et familiale » de M. B..., ressortissant nigérian. La juridiction a estimé que le refus méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de l’ancienneté du séjour régulier de l’intéressé (depuis 2014) et de l’intensité des liens familiaux démontrés avec son fils, malgré la séparation d’avec son épouse. Le tribunal a enjoint au préfet de procéder au renouvellement du titre de séjour.

Avocat : SELARL BONNEAU CASTEL PORTIER GUILLARD

4 décembre 2025• 1ère chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300287

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les recours de la société Free Mobile contre deux arrêtés du maire de Martel : le premier du 18 novembre 2022 s'opposant à une déclaration préalable pour l'installation d'un relais de téléphonie mobile, et le second du 20 juin 2023 retirant une décision de non-opposition. Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a annulé l'arrêté du 20 juin 2023, estimant que le retrait de la décision de non-opposition du 2 mars 2023 était intervenu au-delà du délai de trois mois prévu par l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, sans que la commune ne démontre l'existence d'une fraude.

Avocat : LARROUY-CASTÉRA

4 décembre 2025• 3ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2304412

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de Mme A..., ancienne fonctionnaire ayant démissionné pour créer une entreprise, qui contestait le refus du Centre d’accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre de lui octroyer l’allocation d’aide au retour à l’emploi. Statuant en plein contentieux, le juge a rappelé que le litige portait sur les droits de l’intéressée et non sur les vices propres de la décision. Appliquant les articles L. 5422-1 et L. 5422-4 du code du travail, il a constaté que la demande de Mme A., déposée le 9 novembre 2022, était prescrite car elle n’avait pas été présentée dans le délai de deux ans suivant sa première inscription comme demandeur d’emploi le 1er avril 2020. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme A... et a mis à sa charge les frais de justice.

Avocat : CASSEL

4 décembre 2025• 9ème Chambre (JU)
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502309

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 novembre 2025 fixant l'Algérie comme pays de renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le signataire justifiait d'une compétence régulière, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé. Il a également estimé que le moyen tiré d'un risque de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Algérie n'était pas établi. La solution s'appuie notamment sur les articles 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et 8 de la même Convention.

Avocat : CASTILLE PAULINE

3 décembre 2025• JUGE UNIQUE D JOSSERAND-JAILLET
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505116

Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 28 mars 2025 par lequel la préfète du Rhône a refusé un titre de séjour à M. B..., ressortissant marocain, et lui a fait obligation de quitter le territoire. Le tribunal retient que la préfète a commis une erreur de fait en estimant que l'activité d'agent d'entretien exercée par le requérant ne figurait pas sur la liste des métiers en tension, alors qu'elle y était inscrite pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. En conséquence, l'illégalité du refus de titre entraîne l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

3 décembre 2025• 3ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506017

Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du maire de Saint-Maurice-sur-Fessard du 20 mai 2025 s’opposant à la déclaration préalable de la société TDF pour la construction d’une antenne-relais de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la société requérante n’apportant pas de justifications suffisantes sur les conséquences graves et immédiates du refus, malgré l’intérêt général lié à la couverture mobile. La solution retenue écarte ainsi la suspension sans examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l’urbanisme.

Avocat : CABINET CASADEI-JUNG

3 décembre 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506065

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 14 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une violation de son droit à être entendu. La solution retenue par le tribunal, qui s'est appuyé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais le jugement a été rendu après une audience publique.

Avocat : LUCAS

3 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501052

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre sa révocation disciplinaire prononcée par le président de la chambre de commerce et d’industrie Nouvelle-Aquitaine. Le requérant demandait également une réintégration sous astreinte et des dommages et intérêts. Par un acte enregistré le 21 novembre 2025, M. A... s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, en a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.

Avocat : AARPI CASTERA-SASSOUT

2 décembre 2025
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504852

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant l’annulation d’une sanction disciplinaire de cinq jours d’arrêts, après renvoi de la cour administrative d’appel. Le ministère des armées a toutefois retiré la sanction contestée par une décision du 5 mars 2025, devenue définitive. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a néanmoins condamné l’État à verser 1 500 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : SELEFA CABINET CASSEL

2 décembre 2025