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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 842 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 842

Décisions totales

383 581

Ordonnances

264 767

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : CASEffacer tout
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304688

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., conseiller municipal de Montargis, qui demandait l'annulation de l'intégralité du conseil municipal du 3 juillet 2023, d'une délibération du 18 septembre 2023 et du retrait d'un point à l'ordre du jour du 16 octobre 2023. Le tribunal a jugé que l'absence d'adoption du procès-verbal de la séance précédente, invoquée sur le fondement de l'article L. 2121-15 du code général des collectivités territoriales, est sans incidence sur la légalité des délibérations adoptées. Les autres moyens, notamment relatifs au droit d'amendement et à la publication des comptes-rendus, ont été écartés comme irrecevables ou infondés.

Avocat : CABINET CASADEI-JUNG

10 décembre 2025• 5ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500920

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D..., ressortissant turc, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la Haute-Garonne du 31 janvier 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour en tant que salarié. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la situation administrative et personnelle du requérant.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SAMMARTANO LUCAS

10 décembre 2025• 1ère Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2304872

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté que trois des retraits de points contestés avaient été annulés par l'administration, rendant sans objet les conclusions correspondantes. Pour les deux infractions restantes des 4 février et 21 janvier 2022, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les retraits de points déjà restitués et rejeté le surplus des conclusions de la requête.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

9 décembre 2025• 6e Ch Magistrat statuant seul
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400720

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., agent technique territorial, qui demandait le paiement d'heures supplémentaires effectuées depuis son recrutement en 2019. La juridiction a appliqué la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur les collectivités publiques, constatant que les créances pour l'année 2019 étaient prescrites faute de demande préalable dans le délai de quatre ans. Le tribunal a également jugé que les autres moyens soulevés par M. A... n'étaient pas fondés, confirmant ainsi le rejet de sa demande par le président de la communauté d'agglomération.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

9 décembre 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2306083

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Orange Business Services, qui contestait la résiliation pour faute de son marché public de visioconférence conclu avec le GIP Renater. Le tribunal a jugé que la résiliation était légale en raison de l'absence de mise en ordre de marche des prestations à la date prévue, constituant une faute suffisamment grave. En conséquence, la société n'a pas droit à une indemnisation pour pertes subies ou manque à gagner. Le tribunal a également validé les pénalités de retard et a condamné la société à verser au GIP Renater le solde du décompte de résiliation, soit 378 743 euros, avec intérêts moratoires. Cette décision s'appuie sur le code de la commande publique et le CCAG/TIC.

Avocat : CABINET LEXCASE (SELARL)

9 décembre 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305721

Le Tribunal administratif de Melun a examiné deux requêtes (n° 2305721 et n° 2306551) dirigées contre un permis de construire délivré le 13 décembre 2022 par le maire de Bry-sur-Marne à la SCCV 90/92 Leclerc, autorisant la démolition de deux maisons et la construction d’un immeuble de 25 logements, ainsi que contre un permis modificatif du 10 octobre 2023. Les requérants, voisins du projet, contestaient notamment la légalité du permis initial pour incompétence et méconnaissance de plusieurs articles du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), et soutenaient que le permis modificatif constituait un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant pour contester le permis modificatif et que les autres moyens étaient infondés. En conséquence, il a rejeté les deux requêtes et mis à la charge des requérants les frais de justice demandés par la commune et le pétitionnaire, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CASTERA

8 décembre 2025• 7ème chambre
TA93Décision• Question préjudicielle

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301626

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A..., fonctionnaire retraité, contestant le refus du service des retraites de l’État (SRE) de lui accorder une allocation temporaire d’invalidité (ATI) pour une maladie professionnelle reconnue. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la ministre chargée des comptes publics, jugeant que la décision du SRE du 8 décembre 2021, rejetant la proposition d’octroi de l’ATI, était un acte décisoire faisant obstacle au versement de l’allocation. La solution retenue est que le pouvoir de décision en matière d’ATI est partagé entre le ministre de l’intérieur et le ministre chargé du budget, ce dernier ayant compétence pour la liquidation et le refus. Les textes appliqués incluent le décret n° 60-1089 du 6 octobre 1960 et la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

8 décembre 2025• 3ème Chambre (J.U)
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511485

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans titre des parcelles du domaine public ferroviaire situées sous le pont de l'avenue Paul Painlevé à Lille. La solution retenue fait droit à la demande de la société SNCF Réseau, propriétaire du domaine, en raison de l'absence de contestation sérieuse sur le défaut de titre d'occupation et de l'urgence caractérisée par un risque pour la sécurité et la salubrité publiques. Le juge a appliqué les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques, notamment l'article L. 2122-1, pour constater l'occupation illicite du domaine public.

Avocat : SELARL LEXCASE SOCIÉTÉ D'AVOCATS

8 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515698

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sri-lankais, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’intéressé ne justifiant d’aucune circonstance particulière, eu égard notamment à son entrée irrégulière, au rejet de sa demande d’asile, à son absence d’autorisation de travail et au délai de trois ans écoulé avant sa demande de régularisation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.

Avocat : CASTEJON

8 décembre 2025
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 503325

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

5 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:503325.20251205• 7ème chambre jugeant seule
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302490

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D..., professeur des écoles, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser plus de 76 000 euros pour divers préjudices. Le requérant invoquait un harcèlement moral et une faute de l'administration pour l'avoir "mis au placard". Le tribunal a jugé que les difficultés rencontrées par l'agent, liées à sa prise de poste et à la crise sanitaire, relevaient de l'exercice normal de ses fonctions et ne permettaient pas de présumer un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée.

Avocat : CABINET CASSEL

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302492

Le Tribunal Administratif de Montpellier a condamné l’État à verser 2 000 euros à M. C..., professeur des écoles, en réparation de son préjudice moral subi du fait d’injures et menaces proférées par une parente d’élève. La décision reconnaît que l’administration avait déjà accordé la protection fonctionnelle à l’agent, mais qu’elle devait également réparer le préjudice en application de l’article L. 134-5 du code général de la fonction publique. Le tribunal a estimé que les agissements, ayant contribué à la dégradation de l’état de santé de l’agent, justifiaient une indemnisation de 2 000 euros, ainsi que 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CASSEL

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306475

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C..., professeur des écoles, qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'éducation nationale lui refusant le bénéfice de l'allocation temporaire d'invalidité. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision disposant d'une délégation régulièrement publiée. Sur le fond, il a jugé que les faits invoqués par M. C..., notamment une réunion de travail et des tensions relationnelles, ne constituaient pas un accident de service au sens de l'article L. 824-1 du code général de la fonction publique, faute d'événement soudain et violent. Par conséquent, la décision de refus n'est pas entachée d'erreur d'appréciation.

Avocat : CABINET CASSEL

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300794

Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a été saisi par le Fonds de Garantie des Victimes d’Actes de Terrorisme et d’Autres Infractions (FGTI), subrogé dans les droits d’un agent de police municipale grièvement blessé lors d’une intervention. Le FGTI demandait à la commune de Cavalaire-sur-Mer le remboursement intégral des indemnités versées à l’agent, sur le fondement de l’obligation de protection statutaire de l’employeur public. La commune contestait le montant réclamé, arguant que certains préjudices étaient déjà couverts par la pension d’invalidité et qu’il convenait d’appliquer un barème moins élevé. Le tribunal a fait droit à la demande du FGTI en condamnant la commune à lui verser la somme de 374 624,46 euros, avec intérêts et capitalisation, en application des articles 706-3, 706-4 et 706-11 du code de procédure pénale et de l’article L. 134-5 du code général de la fonction publique.

Avocat : CASSEL CABINET

5 décembre 2025• 2ème chambre
CAA31Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-23TL02999

Avocat : RIEU-CASTAING EMMANUEL

4 décembre 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2416288

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant la décision 48SI du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a estimé que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour l'infraction du 1er octobre 2023, le procès-verbal électronique mentionnant un refus de signer. En revanche, pour l'infraction du 13 août 2022, le ministre n'a pas produit le procès-verbal, ce qui a conduit le tribunal à annuler le retrait de points correspondant. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision 48SI du 6 juin 2024 et enjoint au ministre de restituer les points illégalement retirés, tout en rejetant le surplus des conclusions.

Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

4 décembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407540

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 4 avril 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté la demande de regroupement familial de M. A... pour son épouse et sa fille. Le tribunal estime que le motif du refus, fondé sur l'absence de ventilation mécanique dans la salle de bain et les WC, constitue une erreur d'appréciation. Il retient que le logement dispose d'une ventilation naturelle et qu'aucun élément ne démontre son insuffisance au regard des exigences de salubrité. La décision s'appuie sur les articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002.

Avocat : CASTEJON

4 décembre 2025• 12ème chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2303947

Le Tribunal administratif d'Amiens, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B..., a examiné la légalité du non-renouvellement de son contrat à durée déterminée d’enseignant, décidé par le recteur de l’académie d’Amiens. Le tribunal a rappelé que l’administration peut légalement ne pas renouveler un tel contrat pour un motif d’intérêt du service, apprécié au regard des besoins du service ou de la personne de l’agent. Il a estimé que le refus de renouvellement était justifié par les difficultés professionnelles de l’intéressé (gestion de classe, posture, communication), établies par des rapports détaillés, et que M. B... n’apportait pas d’éléments suffisants pour contester cette appréciation. La requête a été rejetée, le tribunal n’ayant relevé ni erreur de droit ni erreur manifeste d’appréciation.

Avocat : KCP AVOCATS - KARBOWSKI - CASANOVAS VESCHEMBES de PRITTWITZ - AARPI

4 décembre 2025• 2ème Chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401766

Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la décision du 31 mai 2024 par laquelle le préfet de la Charente-Maritime a refusé de renouveler le titre de séjour « vie privée et familiale » de M. B..., ressortissant nigérian. La juridiction a estimé que le refus méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de l’ancienneté du séjour régulier de l’intéressé (depuis 2014) et de l’intensité des liens familiaux démontrés avec son fils, malgré la séparation d’avec son épouse. Le tribunal a enjoint au préfet de procéder au renouvellement du titre de séjour.

Avocat : SELARL BONNEAU CASTEL PORTIER GUILLARD

4 décembre 2025• 1ère chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300287

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les recours de la société Free Mobile contre deux arrêtés du maire de Martel : le premier du 18 novembre 2022 s'opposant à une déclaration préalable pour l'installation d'un relais de téléphonie mobile, et le second du 20 juin 2023 retirant une décision de non-opposition. Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a annulé l'arrêté du 20 juin 2023, estimant que le retrait de la décision de non-opposition du 2 mars 2023 était intervenu au-delà du délai de trois mois prévu par l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, sans que la commune ne démontre l'existence d'une fraude.

Avocat : LARROUY-CASTÉRA

4 décembre 2025• 3ème Chambre