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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 842 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 842

Décisions totales

383 581

Ordonnances

284 915

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : CASEffacer tout
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507764

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a étendu une mesure d'expertise initialement ordonnée le 13 juin 2025 à la demande du centre hospitalier de Saint-Pons-de-Thomières. Cette extension vise à mettre en cause les assureurs de la société Cabrol (MMA Iard, Axa France Iard) ainsi que la société Veritas, afin de préserver les droits de l'hôpital. La décision se fonde sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'étendre une expertise à des personnes non initialement parties. Les assureurs mis en cause ont formulé des protestations et réserves, mais la demande a été jugée utile et a donc été accueillie.

Avocat : SCP CASCIO - ORTAL - DOMMÉE - MARC

4 décembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2304412

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de Mme A..., ancienne fonctionnaire ayant démissionné pour créer une entreprise, qui contestait le refus du Centre d’accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre de lui octroyer l’allocation d’aide au retour à l’emploi. Statuant en plein contentieux, le juge a rappelé que le litige portait sur les droits de l’intéressée et non sur les vices propres de la décision. Appliquant les articles L. 5422-1 et L. 5422-4 du code du travail, il a constaté que la demande de Mme A., déposée le 9 novembre 2022, était prescrite car elle n’avait pas été présentée dans le délai de deux ans suivant sa première inscription comme demandeur d’emploi le 1er avril 2020. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme A... et a mis à sa charge les frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CASSEL

4 décembre 2025• 9ème Chambre (JU)
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502309

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 novembre 2025 fixant l'Algérie comme pays de renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le signataire justifiait d'une compétence régulière, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé. Il a également estimé que le moyen tiré d'un risque de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Algérie n'était pas établi. La solution s'appuie notamment sur les articles 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et 8 de la même Convention.

Avocat : CASTILLE PAULINE

3 décembre 2025• JUGE UNIQUE D JOSSERAND-JAILLET
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505116

Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 28 mars 2025 par lequel la préfète du Rhône a refusé un titre de séjour à M. B..., ressortissant marocain, et lui a fait obligation de quitter le territoire. Le tribunal retient que la préfète a commis une erreur de fait en estimant que l'activité d'agent d'entretien exercée par le requérant ne figurait pas sur la liste des métiers en tension, alors qu'elle y était inscrite pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. En conséquence, l'illégalité du refus de titre entraîne l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

3 décembre 2025• 3ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506017

Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du maire de Saint-Maurice-sur-Fessard du 20 mai 2025 s’opposant à la déclaration préalable de la société TDF pour la construction d’une antenne-relais de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la société requérante n’apportant pas de justifications suffisantes sur les conséquences graves et immédiates du refus, malgré l’intérêt général lié à la couverture mobile. La solution retenue écarte ainsi la suspension sans examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l’urbanisme.

Avocat : CABINET CASADEI-JUNG

3 décembre 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506065

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 14 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une violation de son droit à être entendu. La solution retenue par le tribunal, qui s'est appuyé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais le jugement a été rendu après une audience publique.

Avocat : LUCAS

3 décembre 2025• Reconduite à la frontière
CAA13Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA02965

Avocat : CASABIANCA-CROCE

2 décembre 2025• 4ème chambre-formation à 3
CAA54Décision• plein contentieux

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-23NC01208

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

2 décembre 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2203495

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par MM. Pascal et B... A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Grimaud et le refus explicite du préfet du Var de délivrer un certificat de non-contestation de la déclaration d’achèvement et de conformité des travaux. Les requérants soutenaient que la délivrance de ce certificat était de droit en application de l’article R. 462-10 du code de l'urbanisme, faute pour l’administration d’avoir notifié son opposition dans le délai de trois mois. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de l’imprécision de la requête, mais a accueilli celle tirée de sa tardiveté, constatant que la requête avait été enregistrée plus de deux mois après la notification de la décision préfectorale du 22 avril 2022. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable.

Avocat : CASTAGNON MERCURIO

2 décembre 2025• 1ère chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 493556

Avocat : SCP JEAN-PHILIPPE CASTON

1 décembre 2025ECLI:FR:CECHR:2025:493556.20251201• 10ème et 9ème chambres réunies
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501711

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne ordonnant son expulsion. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a estimé que la mesure d'expulsion ne méconnaissait ni l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la menace grave pour l'ordre public que constituait le comportement du requérant.

Avocat : SAMMARTANO LUCAS

1 décembre 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406187

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a ordonné l'expulsion de M. A... de la voûte n°13 du viaduc d'Estressin, dépendance du domaine public ferroviaire de SNCF Réseau, qu'il occupe sans droit ni titre depuis le 30 avril 2010. La solution retenue se fonde sur l'article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques, qui prohibe toute occupation sans titre écrit, et écarte les moyens de défense tirés d'une tolérance administrative ou d'une atteinte à la vie privée. Le tribunal a également condamné M. A... à verser à SNCF Réseau une indemnité d'occupation de 2 081,59 euros pour la période du 1er septembre 2024 au 31 août 2025, ainsi qu'une indemnité mensuelle de 202,17 euros jusqu'à libération complète des lieux.

Avocat : LEXCASE SOCIETE D'AVOCATS LYON

1 décembre 2025• 4ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506067

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé les arrêtés du 8 novembre 2025 par lesquels le préfet d'Eure-et-Loir avait obligé M. C..., ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination, prononcé une interdiction de retour de deux ans et l'avait assigné à résidence. La solution retenue se fonde sur un moyen relevé d'office tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, en lien avec l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 1er août 2025 (C-636/23 et C-637/23) et la directive 2008/115/CE. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de ce réexamen.

Avocat : LUCAS

28 novembre 2025• Reconduite à la frontière
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-22NC00444

Avocat : CASSINI AVOCATS

27 novembre 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521293

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Bouygues Bâtiment Ile-de-France d’un recours en contestation de la procédure de dialogue compétitif lancée par le préfet des Hauts-de-Seine pour un marché global de performance. La requérante invoquait notamment une irrégularité dans la méthode de notation d’un critère et une mauvaise définition du besoin par le pouvoir adjudicateur. La société s’est toutefois désistée de sa requête en cours d’instance, désistement accepté par le préfet. Par ordonnance, le juge a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté les conclusions du préfet au titre des frais de justice.

Avocat : LEXCASE SOCIETE D'AVOCATS

27 novembre 2025
TA75Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433382

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a statué sur une demande d'exécution du jugement du 14 octobre 2021. Ce jugement avait annulé pour vice de forme un titre de perception émis à l'encontre de Mme B..., sans remettre en cause le bien-fondé de la créance. Le tribunal a enjoint au ministre de l'économie de restituer les sommes perçues dans un délai de deux mois, à moins qu'un nouveau titre de perception régulier ne soit émis avant l'expiration de ce délai. La solution retenue repose sur le principe selon lequel l'annulation d'un titre pour un motif de forme n'implique pas une restitution immédiate, mais permet une régularisation par l'administration.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

27 novembre 2025• 5e Section - 2e Chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2300865

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de M. C... contestant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 2 764,29 euros pour 2021, pour lequel la CAF du Puy-de-Dôme n'avait accordé qu'une remise partielle. Le tribunal a rejeté les moyens de forme (incompétence, absence de signature) comme inopérants, la décision initiale ayant été remplacée par une décision implicite. Sur le fond, il a jugé que l'indu était fondé car M. C... avait déclaré à tort des "frais réels" correspondant en réalité à son revenu fiscal de référence. Enfin, le tribunal a rejeté la demande de remise totale de dette, estimant que la situation de précarité invoquée par le requérant n'était pas établie, et a confirmé le maintien de la somme de 1 382,14 euros à sa charge, en application des articles L. 823-9 du code de la construction et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

27 novembre 2025• Présidente Bader-Koza
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2302322

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SNCF Réseau d’une demande d’expulsion et de condamnation pécuniaire à l’encontre de M. B..., occupant sans droit ni titre d’une voûte du domaine public ferroviaire depuis l’expiration de sa convention en avril 2020. La SNCF Réseau s’est désistée de ses conclusions aux fins d’expulsion, les lieux ayant été libérés en octobre 2025, et le tribunal lui a donné acte de ce désistement. Sur le fondement des articles L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques, le tribunal a condamné M. B... à verser les redevances impayées et une indemnité d’occupation pour la période postérieure à la convention, assorties des intérêts au taux contractuel majoré de deux points à compter du 26 octobre 2021, avec capitalisation. M. B..., n’ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits.

Avocat : LEXCASE SOCIETE D'AVOCATS LYON

27 novembre 2025• 4ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2207002

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Haute-Garonne du 28 mars 2022, qui estimait qu’aucune autorisation de déroger à l’interdiction de destruction d’espèces protégées n’était nécessaire pour un projet de défrichement. Les requérants, une association de résidents et des particuliers, contestaient cette décision en invoquant une erreur manifeste d’appréciation et une méconnaissance des articles L. 411-1 et suivants du code de l’environnement. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute d’intérêt à agir des requérants personnes physiques, et a estimé que l’association ne justifiait pas non plus d’un intérêt suffisant, le projet se situant en dehors de son périmètre d’action statutaire.

Avocat : LARROUY-CASTÉRA

27 novembre 2025• 3ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514053

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre à la ministre des armées de régulariser sa situation en tenant compte d’une maladie professionnelle. Le juge estime que la demande est imprécise et que les décisions administratives antérieures (placement en congé de maladie ordinaire et refus de congé longue maladie) font obstacle à la mesure sollicitée. En conséquence, la requête est jugée manifestement mal fondée et rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : SELAFA CASSEL

26 novembre 2025