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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 466 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 466

Décisions totales

383 581

Ordonnances

246 771

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)Contentieux des pensions(227)Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat : CASEffacer tout
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507219

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 26 novembre 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la cheffe de bureau ayant reçu une délégation régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Sur le fond, le juge a estimé que la durée de l'IRTF était proportionnée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment la courte durée de présence en France et l'absence de liens familiaux stables, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CASSUTO-LOYER

24 décembre 2025• Magistrat M. Loustalot-Jaubert
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400308

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Santa Maria di Lota refusant un permis d’aménager pour un lotissement de six lots. La requérante invoquait notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, et l’illégalité du plan local d’urbanisme (PLU) classant ses parcelles en zone AU. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme B..., y compris ses demandes d’injonction et d’abrogation du PLU, en se fondant sur les dispositions du code de l’urbanisme. La commune a obtenu le versement de 3 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CASANOVA

24 décembre 2025• 1ère chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 508206

Avocat : SCP JEAN-PHILIPPE CASTON

23 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:508206.20251223• 10ème chambre jugeant seule
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2302112

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la demande de M. A..., étudiant en soins infirmiers, visant à annuler son exclusion définitive de l'IFSI du CHU de Limoges. Le requérant contestait notamment la régularité de la procédure, en invoquant un défaut de quorum de la section compétente. Le tribunal a rejeté ce moyen en constatant que quatorze membres sur vingt-deux étaient présents lors de la séance, respectant ainsi les conditions de l'arrêté du 21 avril 2007. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision d'exclusion fondée sur des actes incompatibles avec la sécurité des personnes prises en charge.

Avocat : CASADEI-JUNG

23 décembre 2025• 1ère chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2401118

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'abrogation partielle du plan de prévention des risques d'inondations et coulées de boue de Roucy (2009), en tant qu'il classe ses parcelles en zone rouge. Le requérant contestait la réalité du risque d'inondation, mais le tribunal a estimé que les éléments fournis ne remettaient pas en cause l'appréciation des services de l'État, notamment au vu des débordements historiques du ruisseau. La solution retenue est fondée sur les articles L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 562-1 du code de l'environnement.

Avocat : CABINET CASSEL

23 décembre 2025• 1ère Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2401119

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'abrogation partielle du plan de prévention des risques d'inondations et coulées de boue de Roucy, en tant qu'il classe ses parcelles en zone rouge. La requérante contestait la réalité du risque d'inondation, mais le tribunal a estimé que les éléments produits, notamment un rapport d'hydrogéologue, n'étaient pas suffisamment probants pour remettre en cause l'appréciation des services de l'État. La décision s'appuie sur les articles L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 562-1 du code de l'environnement.

Avocat : CABINET CASSEL

23 décembre 2025• 1ère Chambre
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01534

Avocat : CASANOVA

22 décembre 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2513638

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. B... à un rendez-vous dans un délai de quinze jours pour l’enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a retenu que la condition d’urgence était remplie, l’intéressé ayant déposé sa demande avant l’expiration de son titre et se trouvant dans l’impossibilité de justifier de la régularité de son séjour et de son droit au travail. La solution s’appuie sur l’obligation pour l’administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, conformément au code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CASAGRANDE

22 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2513952

Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a rejeté la requête de M. B... tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande de titre de séjour. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, le requérant n'ayant pas contesté la décision dans un délai raisonnable après en avoir eu connaissance. Le tribunal a fait application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que du principe de sécurité juridique.

Avocat : DUCASSOUX

22 décembre 2025• 11ème chambre
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402737

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par une requérante contestant les décisions du 20 juin 2024 la déclarant inapte à ses fonctions et fixant la consolidation de son accident de service. Suite au décès de la requérante survenu le 9 juillet 2025, le tribunal a constaté que l'affaire n'était pas en état d'être jugée. Aucun ayant droit n'ayant repris l'instance après mise en demeure, le tribunal a ordonné, sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 634-1 du code de justice administrative, qu'il n'y a pas lieu de statuer en l'état sur la requête.

Avocat : ABECASSIS

22 décembre 2025
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401127

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la société Autoroutes Paris-Rhin-Rhône d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis entre novembre 2018 et mars 2019 dans le département des Vosges en raison des attroupements du mouvement des « gilets jaunes ». La société invoquait la responsabilité sans faute de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, ainsi que la rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n’avait pas régularisé sa requête initiale dans le délai imparti, la rendant irrecevable. À titre subsidiaire, il a estimé que les conditions d’engagement de la responsabilité de l’État n’étaient pas réunies, faute de lien direct et certain entre les dommages allégués et les attroupements, et que l’administration n’était pas restée inactive.

Avocat : CABINET WHITE & CASE

22 décembre 2025• Chambre 3
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401129

Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi, après transmission par le tribunal de Paris, d’une requête de la société Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) visant à engager la responsabilité de l’État pour les préjudices subis lors du mouvement des « gilets jaunes » en Meurthe-et-Moselle (novembre 2018 à mars 2019). La société invoquait la responsabilité sans faute sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure (attroupements) et, subsidiairement, la rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions de la responsabilité sans faute n’étaient pas réunies, faute de lien direct et certain entre les dommages et un attroupement, et que la responsabilité pour rupture d’égalité n’était pas engagée, l’administration n’étant pas restée inactive et le préjudice ne présentant pas un caractère anormal et spécial.

Avocat : CABINET WHITE & CASE

22 décembre 2025• Chambre 3
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206219

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C... qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 23 juillet 2022 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires ou l'émission de titres exécutoires, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. Il a également écarté le moyen tiré du défaut d'information préalable, prévu aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, en estimant que cette garantie n'avait pas été méconnue. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. C... a été rejeté.

Avocat : SCP ABCG ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

22 décembre 2025• juge unique (1)
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502960

Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme A... contestant le refus de la CAF de Saône-et-Loire de lui accorder une remise gracieuse d’un indu d’APL de 550,95 euros. Le tribunal a rappelé que, statuant en plein contentieux sur une demande de remise gracieuse, il lui appartient d’apprécier lui-même si une remise totale ou partielle peut être accordée, sans se prononcer sur les vices propres de la décision attaquée. Après avoir examiné la situation de Mme A..., le tribunal a estimé que la bonne foi de l’intéressée et sa situation financière fragile justifiaient une remise totale de sa dette. En conséquence, il a annulé la décision de la CAF et accordé la décharge de la créance de 550,95 euros, sur le fondement des articles L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

22 décembre 2025• CH 3 JU
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509698

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Elior services propreté santé. Celle-ci contestait le rejet de ses offres pour les lots 5, 8 et 10 d’un accord-cadre de nettoyage, estimant que le motif d’offre anormalement bas était erroné et que l’évaluation du lot 8 était entachée d’irrégularités. Le juge a considéré que le pouvoir adjudicateur avait suffisamment justifié le caractère anormalement bas des offres pour les lots 5 et 10, et que les autres moyens, notamment la dénaturation de l’offre et la surpondération d’un sous-critère, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la société requérante, sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative et du code de la commande publique.

Avocat : SELARL LEXCASE

22 décembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509699

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Derichebourg propreté. Celle-ci contestait le rejet de ses offres pour les lots n° 4, 6 et 7 d'un accord-cadre de nettoyage, rejetées comme anormalement basses par le préfet de la région Grand Est. Le tribunal a estimé que le pouvoir adjudicateur n'avait commis ni erreur manifeste d'appréciation ni violation du principe d'égalité de traitement en se fondant sur la valeur intrinsèque des offres, et non sur l'exécution d'un précédent marché. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation des décisions de rejet et d'attribution, en application des règles du code de la commande publique.

Avocat : SELARL LEXCASE

22 décembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2305960

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires visant à obtenir l’annulation du refus implicite du maire du Vésinet de retirer un permis de construire délivré à M. A... pour une maison individuelle. Le syndicat soutenait que le permis avait été obtenu par fraude, faute pour M. A... de disposer de l’autorisation de l’assemblée générale des copropriétaires. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles R. 423-1 et R. 431-5 du code de l’urbanisme, le pétitionnaire qui atteste remplir les conditions pour déposer une demande est réputé avoir qualité pour agir, et qu’une contestation sur l’autorisation de l’assemblée générale relève du juge judiciaire, non d’une fraude administrative. En l’absence de fraude établie, la décision de refus de retrait n’est pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation, et les conclusions du syndicat ont été rejetées.

Avocat : CASSAGNES

19 décembre 2025• 3ème chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2101578

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par le préfet des Ardennes d’une action en responsabilité quasi-délictuelle visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions, dont les sociétés Scania et MAN, à réparer le préjudice subi par l’État lors de l’achat de véhicules utilitaires et poids lourds entre 1997 et 2011, en raison de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par la Commission européenne. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet ne démontrait pas de lien de causalité direct entre les ententes et le surcoût allégué, ni la réalité du préjudice pour les services de l’État dans les Ardennes, en l’absence de preuve d’acquisitions effectives de véhicules concernés par l’entente. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 481-2, L. 481-7 et L. 482-1 du code de commerce, ainsi que sur les principes de la responsabilité extracontractuelle, sans faire droit aux demandes indemnitaires.

Avocat : DE PARDIEU BROCAS MAFFEI

19 décembre 2025• 1ère chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301403

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. E... contestant son placement en congé de maladie ordinaire sans traitement du 25 au 31 octobre 2022. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature au vice-président étant régulière. Sur le fond, il a jugé que les dispositions législatives et réglementaires applicables (notamment l'article 115 de la loi de finances pour 2018 et les lois relatives à la gestion de la crise sanitaire) ne prévoyaient pas, pour la période concernée, le maintien du traitement des agents publics en cas d'isolement pour contamination au SARS-CoV-2. Par conséquent, la décision de l'employeur de ne pas rémunérer M. E... pendant cette période d'absence n'était pas illégale.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CASSEL

19 décembre 2025• 4ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508517

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi en référé par la SAS Picampo pour suspendre l'exécution d'un arrêté du maire de Vias refusant un permis d'aménager pour l'installation de 22 mobil-homes. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la société requérante ne démontrait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, les poursuites pénales invoquées n'étant pas engagées. Sur le fond, aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte ou du défaut de procédure contradictoire, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP CASCIO - ORTAL - DOMMÉE - MARC

19 décembre 2025
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