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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 842 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 842

Décisions totales

383 581

Ordonnances

308 337

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : CASEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509211

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet de police de la convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de travail. Le juge a estimé que la décision du 17 avril 2025 rejetant sa demande de rendez-vous faisait obstacle à la mesure sollicitée, en l'absence de péril grave justifiant une dérogation. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : DUCASSOUX

2 juin 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300573

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B C. Il a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'avis conforme défavorable du préfet de Seine-et-Marne du 26 octobre 2022, cet avis constituant un acte préparatoire insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Sur le fond, le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté municipal du 21 novembre 2022 retirant la décision de non-opposition n'était pas fondé. Il a également considéré que le projet de division et de construction, situé en dehors des parties actuellement urbanisées de la commune, méconnaissait les dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, justifiant ainsi le retrait de l'autorisation.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET CASSEL

30 mai 2025• 4ème chambre
TA31Décision• Autorisation

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503775

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 24 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 621-1 à L. 621-2.

Avocat : SAMMARTANO LUCAS

30 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404769

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, contestant l’arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 18 mars 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour « étudiant », l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que le préfet n’avait pas méconnu les articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute pour M. A de justifier de la réalité et du sérieux de ses études après trois ans de présence en France sans validation de diplôme. Par conséquent, la décision d’éloignement, fondée sur ce refus légal, n’est pas illégale par voie de conséquence. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : ANDRE-LUCAS

28 mai 2025• 2ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301354

Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a été saisi par la société GRDF, concessionnaire du réseau de distribution de gaz, afin d’obtenir réparation du préjudice subi suite à l’endommagement de son branchement de gaz lors de travaux de terrassement réalisés par la société KLS Services pour le compte du centre hospitalier de Poissy. Le tribunal a jugé que ces travaux présentaient le caractère de travaux publics et que la société KLS Services, en tant qu’entrepreneur, était responsable sans faute vis-à-vis de la société GRDF, tiers à ces travaux, des dommages accidentels causés. Il a également relevé que la société KLS Services avait méconnu ses obligations de déclaration d’intention de commencement de travaux et de marquage au sol, en violation des articles L. 554-1 et R. 554-27 du code de l’environnement. En conséquence, le tribunal a condamné la société KLS Services à verser à la société GRDF la somme de 4 533,22 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 22 septembre 2022.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

28 mai 2025• 6ème chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2201635

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'arrêté du 8 avril 2022 par lequel le maire de Saint-Jean-de-Luz lui avait refusé le changement d'usage de deux lots d'habitation en meublé de tourisme. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour signer cette décision, en application de l'article L. 631-7-1 du code de la construction et de l'habitation, et que le refus était fondé sur le règlement de la communauté d'agglomération Pays Basque, qui limite à un logement par propriétaire les autorisations de changement d'usage. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté municipal.

Avocat : PECASSOU LOGEAIS AVOCATS

28 mai 2025• CHAMBRE 3
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208873

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B contestant la décision du ministre de l'intérieur du 13 septembre 2022 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que les retraits de points pour les infractions constatées par radar automatique ou procès-verbal électronique étaient réguliers, car le paiement des amendes forfaitaires établit la délivrance des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En revanche, pour l'infraction du 12 décembre 2021, le tribunal a annulé le retrait de points correspondant, faute de preuve de la délivrance des informations obligatoires. La solution retenue est l'annulation partielle de la décision ministérielle.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

28 mai 2025• 3ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209466

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande de M. A visant à annuler plusieurs décisions de retrait de points de son permis de conduire. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation relative à l'infraction du 13 septembre 2017, faute de retrait de points établi. Concernant le fond, il a annulé les retraits de points pour les infractions des 20 février 2017 et 5 janvier 2020 en raison d'un défaut d'information préalable du conducteur, formalité substantielle prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En revanche, il a validé les retraits pour les infractions des 27 avril 2018 et 20 avril 2019, la signature électronique du requérant sur les procès-verbaux attestant de la délivrance des informations légales.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

28 mai 2025• 3ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2404004

Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de Mme A contestant la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à des infractions routières. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d'invalidation du permis, celle-ci ayant été retirée par l'administration. Il a rejeté le surplus des conclusions, jugeant que le défaut de notification des retraits de points n'affecte pas leur légalité et que la réalité des infractions est établie par le paiement des amendes forfaitaires, conformément aux articles L. 223-1 et suivants du code de la route.

Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

28 mai 2025• JU1
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2304163

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par la société GRDF, concessionnaire du réseau public de distribution de gaz, afin d’obtenir réparation du préjudice causé à ses ouvrages souterrains lors de travaux de voirie réalisés par la société Eurovia pour le compte d’une commune. Le tribunal a jugé que la juridiction administrative était compétente, les travaux présentant le caractère de travaux publics. Il a retenu la responsabilité sans faute de l’entrepreneur Eurovia envers GRDF, tiers par rapport à ces travaux, et a relevé que la société Eurovia n’avait pas respecté ses obligations réglementaires préalables aux travaux, notamment en matière de déclaration d’intention de commencement de travaux (DICT) et de marquage au sol, en méconnaissance des articles L. 554-1 et R. 554-27 du code de l’environnement. En conséquence, le tribunal a condamné la société Eurovia à verser à GRDF la somme de 7 176,39 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 18 mai 2022, au titre des frais de réparation.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

28 mai 2025• 6ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2300154

Le Tribunal administratif de Versailles a condamné la société des eaux de fin d'Oise (SEFO) à indemniser la société GRDF pour des dommages causés à son réseau de gaz lors de travaux publics de renouvellement de canalisations. La responsabilité sans faute de la SEFO a été retenue en tant que maître d'ouvrage, le lien de causalité direct entre les travaux et le dommage accidentel étant établi. La SEFO a été condamnée à verser 6 736,09 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 15 septembre 2022, ainsi que 1 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

28 mai 2025• 6ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204425

Le Tribunal Administratif d'Orléans (5ème chambre) a rejeté la requête de Mme D B, assistante maternelle, qui contestait la décision du 13 octobre 2022 du président du conseil départemental du Loiret lui retirant son agrément. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et un vice de procédure devant la commission consultative paritaire départementale. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser les textes appliqués dans le corps du résumé.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

27 mai 2025• 5ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308128

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, notamment suite à trois infractions routières. Le tribunal a constaté que l'infraction du 8 septembre 2022 avait été retirée du dossier du requérant, rendant sans objet les conclusions relatives à cette décision et à la décision "48 SI". Pour les infractions restantes des 28 septembre 2022 et 17 février 2023, le tribunal a rejeté les conclusions d'annulation, considérant que la réalité des infractions était établie par l'émission de titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route, et que les informations prévues à l'article L. 223-3 du même code avaient été délivrées.

Avocat : SCP ABCG - ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

27 mai 2025• 10ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414644

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de première demande de titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose la remise d’un récépissé autorisant la présence provisoire en France, dès lors que le dossier de demande était complet et que l’incomplétude n’est pas établie. La solution retenue s’appuie sur l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les dispositions précitées. En revanche, la demande d’injonction de délivrance du récépissé est rejetée, une décision implicite de refus de séjour étant intervenue entre-temps.

Avocat : CASAGRANDE

27 mai 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402350

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de Mme C afin de déterminer l'origine des infiltrations affectant sa maison semi-troglodyte à Vouvray, qu'elle impute aux travaux communaux sur le réseau d'évacuation des eaux pluviales. La commune de Vouvray ne s'est pas opposée à cette mesure, formulée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, mais a émis des réserves quant à sa responsabilité. Le juge a rejeté la demande de la commune tendant à ce qu'il lui soit donné acte de ses protestations et réserves, et a ordonné la mise en cause de M. A, voisin de la requérante, afin d'éclairer l'expert sur les causes potentielles des désordres.

Avocat : CABINET CASADEI-JUNG

26 mai 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2201967

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Sulpice-La-Pointe pour un accident survenu le 19 mars 2019 dans les cuisines d’une école, impliquant un lave-vaisselle et une lance à eau défectueux. Le tribunal a estimé que la responsabilité de la commune ne pouvait être engagée, car l’accident s’est produit dans le cadre de l’exécution du contrat de travail de Mme C avec la société Ansamble, prestataire privé de restauration scolaire, et que la commune n’était pas l’employeur. Aucune faute de la commune n’a été retenue, le matériel litigieux relevant de la gestion de la société Ansamble. La requête a été jugée infondée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner sa tardiveté.

Avocat : S.E.L.A.F.A. CABINET CASSEL

26 mai 2025• 1ère Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501552

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme G, ressortissante croate, contestant l'arrêté de la préfète du Rhône l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), et l'absence de menace pour l'ordre public. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les décisions étaient légalement justifiées, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des traités européens.

Avocat : CASTIONI

23 mai 2025• Reconduites à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2108940

Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Nantes annule un titre de perception émis le 7 octobre 2020 par le préfet de police de Paris, réclamant à M. A, fonctionnaire de police, le remboursement d'un trop-perçu de 2 989,81 euros au titre du complément de fidélisation. La solution retenue est fondée sur un vice de forme : le titre de perception individuel ne comportait pas la signature de son auteur, et l'administration n'a pas produit l'état récapitulatif signé requis par l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et le V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010. Le tribunal fait droit à la demande d'annulation et décharge M. A du paiement de la somme réclamée.

Avocat : CASSEL

23 mai 2025• 12eme chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2105532

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B, puéricultrice territoriale, contestant son compte-rendu d’entretien professionnel pour 2020 et le refus de révision opposé par le département du Pas-de-Calais. Le tribunal a d’abord jugé irrecevables les conclusions contre le compte-rendu initial du 19 mars 2021, car celui-ci avait été retiré et remplacé par un compte-rendu révisé du 23 mars 2021. Sur le fond, il a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, les vices de procédure (délai de convocation, composition de la commission administrative paritaire), l’erreur d’appréciation et l’inexactitude matérielle des faits. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et mis à la charge de Mme B une somme de 2 000 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

23 mai 2025• 8ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2105918

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 9 juin 2021 par laquelle le département du Pas-de-Calais refusait d’accorder la protection fonctionnelle à une puéricultrice, au motif que cette décision avait été signée par une autorité incompétente. Le tribunal a enjoint au département de réexaminer la demande de l’agent dans un délai de deux mois, sans astreinte. Il a rejeté la demande indemnitaire de l’agent, faute de lien établi entre le préjudice moral allégué et l’illégalité retenue. La décision s’appuie sur les lois n°83-634 du 13 juillet 1983 et n°84-53 du 26 janvier 1984.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

23 mai 2025• 8ème chambre