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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 102 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 102

Décisions totales

383 581

Ordonnances

253 170

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : CASEffacer tout
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401129

Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi, après transmission par le tribunal de Paris, d’une requête de la société Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) visant à engager la responsabilité de l’État pour les préjudices subis lors du mouvement des « gilets jaunes » en Meurthe-et-Moselle (novembre 2018 à mars 2019). La société invoquait la responsabilité sans faute sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure (attroupements) et, subsidiairement, la rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions de la responsabilité sans faute n’étaient pas réunies, faute de lien direct et certain entre les dommages et un attroupement, et que la responsabilité pour rupture d’égalité n’était pas engagée, l’administration n’étant pas restée inactive et le préjudice ne présentant pas un caractère anormal et spécial.

Avocat : CABINET WHITE & CASE

22 décembre 2025• Chambre 3
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502960

Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme A... contestant le refus de la CAF de Saône-et-Loire de lui accorder une remise gracieuse d’un indu d’APL de 550,95 euros. Le tribunal a rappelé que, statuant en plein contentieux sur une demande de remise gracieuse, il lui appartient d’apprécier lui-même si une remise totale ou partielle peut être accordée, sans se prononcer sur les vices propres de la décision attaquée. Après avoir examiné la situation de Mme A..., le tribunal a estimé que la bonne foi de l’intéressée et sa situation financière fragile justifiaient une remise totale de sa dette. En conséquence, il a annulé la décision de la CAF et accordé la décharge de la créance de 550,95 euros, sur le fondement des articles L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

22 décembre 2025• CH 3 JU
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509698

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Elior services propreté santé. Celle-ci contestait le rejet de ses offres pour les lots 5, 8 et 10 d’un accord-cadre de nettoyage, estimant que le motif d’offre anormalement bas était erroné et que l’évaluation du lot 8 était entachée d’irrégularités. Le juge a considéré que le pouvoir adjudicateur avait suffisamment justifié le caractère anormalement bas des offres pour les lots 5 et 10, et que les autres moyens, notamment la dénaturation de l’offre et la surpondération d’un sous-critère, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la société requérante, sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative et du code de la commande publique.

Avocat : SELARL LEXCASE

22 décembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509699

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Derichebourg propreté. Celle-ci contestait le rejet de ses offres pour les lots n° 4, 6 et 7 d'un accord-cadre de nettoyage, rejetées comme anormalement basses par le préfet de la région Grand Est. Le tribunal a estimé que le pouvoir adjudicateur n'avait commis ni erreur manifeste d'appréciation ni violation du principe d'égalité de traitement en se fondant sur la valeur intrinsèque des offres, et non sur l'exécution d'un précédent marché. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation des décisions de rejet et d'attribution, en application des règles du code de la commande publique.

Avocat : SELARL LEXCASE

22 décembre 2025
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403750

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour la délivrance tardive de l'attestation employeur prévue à l'article R. 1234-9 du code du travail. Le tribunal a jugé que Mme B... avait été recrutée par contrat avec le collège Louis Armand, un établissement public local d'enseignement doté de la personnalité morale. En conséquence, les éventuelles fautes commises dans l'exécution de ce contrat engagent la seule responsabilité de l'établissement, et non celle de l'État. Les conclusions indemnitaires dirigées contre l'État ont donc été rejetées comme mal dirigées.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

18 décembre 2025• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503062

Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... contestant la décision 48SI du ministre de l’intérieur du 29 mai 2025 constatant la perte de validité de son permis de conduire. Le tribunal a d’abord jugé irrecevables les conclusions relatives aux infractions des 14 août 2021 et 27 février 2021, les points correspondants ayant été restitués avant l’introduction de la requête. Sur le fond, il a considéré que le défaut de notification des retraits de points était inopérant et que l’administration avait apporté la preuve de la délivrance de l’information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour les infractions restantes. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions de M. A..., y compris ses demandes d’injonction et de frais de justice.

Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

18 décembre 2025• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400011

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... contestant un titre de perception de 2 018,10 euros émis pour un trop-perçu de rémunération. La requérante, assistante d'éducation, avait continué à percevoir son traitement alors qu'elle se trouvait en congé maladie sans traitement du 1er janvier au 31 mars 2023. Le tribunal a jugé que le titre de perception était signé par une autorité compétente et indiquait suffisamment les bases de liquidation de la créance, conformément à l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. La demande de décharge de l'obligation de payer a donc été rejetée.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

18 décembre 2025• 1ère chambre
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506363

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la SAS Odyssée Environnement d’une requête en plein contentieux visant à condamner l’INSERM au paiement de factures impayées. Après avoir été invité à régulariser sa requête, le demandeur s’est désisté purement et simplement de son instance et de son action, le principal de la dette ayant été réglé. Par ordonnance du 17 décembre 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

17 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2304872

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté que trois des retraits de points contestés avaient été annulés par l'administration, rendant sans objet les conclusions correspondantes. Pour les deux infractions restantes des 4 février et 21 janvier 2022, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les retraits de points déjà restitués et rejeté le surplus des conclusions de la requête.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

9 décembre 2025• 6e Ch Magistrat statuant seul
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400720

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., agent technique territorial, qui demandait le paiement d'heures supplémentaires effectuées depuis son recrutement en 2019. La juridiction a appliqué la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur les collectivités publiques, constatant que les créances pour l'année 2019 étaient prescrites faute de demande préalable dans le délai de quatre ans. Le tribunal a également jugé que les autres moyens soulevés par M. A... n'étaient pas fondés, confirmant ainsi le rejet de sa demande par le président de la communauté d'agglomération.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

9 décembre 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2306083

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Orange Business Services, qui contestait la résiliation pour faute de son marché public de visioconférence conclu avec le GIP Renater. Le tribunal a jugé que la résiliation était légale en raison de l'absence de mise en ordre de marche des prestations à la date prévue, constituant une faute suffisamment grave. En conséquence, la société n'a pas droit à une indemnisation pour pertes subies ou manque à gagner. Le tribunal a également validé les pénalités de retard et a condamné la société à verser au GIP Renater le solde du décompte de résiliation, soit 378 743 euros, avec intérêts moratoires. Cette décision s'appuie sur le code de la commande publique et le CCAG/TIC.

Avocat : CABINET LEXCASE (SELARL)

9 décembre 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415956

Le Tribunal Administratif de Paris, par une ordonnance du 8 décembre 2025, a statué sur la liquidation d'une astreinte prononcée le 20 juillet 2021 à l'encontre de l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. Constatant que le préfet avait justifié du relogement de la requérante avant l'expiration du délai imparti, le tribunal a fait application de l'article R. 778-8 du code de justice administrative. Eu égard aux circonstances, il a décidé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte.

Avocat : JEAN-MARIE CASSÉUS

8 décembre 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416056

Le Tribunal administratif de Paris a procédé à la liquidation définitive d'une astreinte prononcée le 30 août 2021 à l'encontre de l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. Constatant que le préfet de Paris avait assuré le relogement de la requérante le 22 mars 2022, le tribunal a liquidé l'astreinte à 2 000 euros pour la période du 1er novembre 2021 au 28 février 2022. Cette somme est versée au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : JEAN-MARIE CASSÉUS

8 décembre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302490

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D..., professeur des écoles, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser plus de 76 000 euros pour divers préjudices. Le requérant invoquait un harcèlement moral et une faute de l'administration pour l'avoir "mis au placard". Le tribunal a jugé que les difficultés rencontrées par l'agent, liées à sa prise de poste et à la crise sanitaire, relevaient de l'exercice normal de ses fonctions et ne permettaient pas de présumer un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée.

Avocat : CABINET CASSEL

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507117

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B... de suspendre la décision "48 SI" du 15 mars 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, compte tenu de la dangerosité de la conduite du requérant (huit infractions en quatorze mois, dont une pour usage du téléphone) et du délai écoulé depuis qu'il a eu connaissance de l'invalidation, ce qui relativise l'urgence invoquée liée à une promesse d'embauche. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : SCP A.B.C.G. (ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE ROMAND)

5 décembre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302492

Le Tribunal Administratif de Montpellier a condamné l’État à verser 2 000 euros à M. C..., professeur des écoles, en réparation de son préjudice moral subi du fait d’injures et menaces proférées par une parente d’élève. La décision reconnaît que l’administration avait déjà accordé la protection fonctionnelle à l’agent, mais qu’elle devait également réparer le préjudice en application de l’article L. 134-5 du code général de la fonction publique. Le tribunal a estimé que les agissements, ayant contribué à la dégradation de l’état de santé de l’agent, justifiaient une indemnisation de 2 000 euros, ainsi que 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CASSEL

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507764

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a étendu une mesure d'expertise initialement ordonnée le 13 juin 2025 à la demande du centre hospitalier de Saint-Pons-de-Thomières. Cette extension vise à mettre en cause les assureurs de la société Cabrol (MMA Iard, Axa France Iard) ainsi que la société Veritas, afin de préserver les droits de l'hôpital. La décision se fonde sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'étendre une expertise à des personnes non initialement parties. Les assureurs mis en cause ont formulé des protestations et réserves, mais la demande a été jugée utile et a donc été accueillie.

Avocat : SCP CASCIO - ORTAL - DOMMÉE - MARC

4 décembre 2025
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2403181

Le Tribunal administratif de Montreuil, par une ordonnance du 1er décembre 2025, a procédé à la liquidation définitive de l’astreinte prononcée le 23 avril 2019 à l’encontre de l’État pour assurer le logement de Mme B... sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Le préfet de la Seine-Saint-Denis ayant attribué un logement à l’intéressée le 21 décembre 2021, l’astreinte a été liquidée pour la période du 1er juillet 2019 au 21 décembre 2021. L’État a été condamné à verser la somme de 11 600 euros au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Avocat : KCP AVOCATS - KARBOWSKI - CASANOVAS VESCHEMBES de PRITTWITZ - AARPI

1 décembre 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415750

Le Tribunal Administratif de Paris a procédé à la liquidation définitive d'une astreinte prononcée à l'encontre de l'État le 8 novembre 2021 pour inexécution d'une injonction de relogement. Constatant que le préfet de Paris a justifié du relogement de M. B... au 29 avril 2022, le tribunal a liquidé l'astreinte à 400 euros pour la période du 1er février au 31 mars 2022. Cette somme est versée au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement des articles R. 778-8 du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : JEAN-MARIE CASSÉUS

1 décembre 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512056

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par une requérante contestant le refus implicite de l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille de lui attribuer une nouvelle bonification indiciaire de 13 points majorés, assorti d’une demande de rappel de traitement. En cours d’instance, l’administration a fait droit à ses demandes, ce qui a conduit le tribunal à s’interroger sur l’intérêt du maintien de la requête. Faute pour la requérante d’avoir confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, elle est réputée s’être désistée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.

Avocat : CASSIUS AVOCATS

28 novembre 2025