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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

639 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

639

Décisions totales

383 581

Ordonnances

262 866

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : CESEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207233

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme F, qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La requérante soutenait l'incompétence du signataire de la décision et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que le ministre pouvait légalement se fonder sur des faits de détention de faux documents administratifs et sur une insertion professionnelle insuffisante pour ajourner la demande, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : SELAS JOVY - GUINCESTRE

25 juillet 2025• 5ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2207961

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la SARL Les bordées d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 24 juin 2022 par lequel le maire de Téteghem-Coudekerque-Village a refusé un permis de construire pour la réhabilitation d’une grange en quatre gîtes avec salle de jeux et piscine. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un vice de procédure et une erreur d’appréciation. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que le gérant de la société avait qualité pour agir. Sur le fond, il a examiné les moyens, dont celui tiré de l’article L. 424-3 du code de l’urbanisme, et a annulé l’arrêté attaqué.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : EDIFICES AVOCATS

23 juillet 2025• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407875

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A, ressortissant pakistanais, contestant l'arrêté préfectoral du 23 juillet 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a estimé que la menace pour l'ordre public était établie, une procédure pénale pour agression sexuelle sur mineur étant en cours, justifiant le refus sur le fondement des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que les décisions contestées ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les autres moyens soulevés, et a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : CESSO

22 juillet 2025• 6ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405869

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation du refus implicite de séjour né du silence du préfet de la Gironde sur sa demande de titre. Le tribunal a jugé que M. B ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui rendait non obligatoire la saisine de la commission du titre de séjour. Il a également estimé que l'intéressé ne démontrait pas contribuer effectivement à l'entretien de son enfant français, faute de preuves suffisantes de versements réguliers. La décision s'appuie sur les articles L. 435-1, L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CESSO

22 juillet 2025• 6ème Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400272

Le Tribunal Administratif de la Guyane était saisi par Mme A de conclusions en annulation de plusieurs arrêtés de la maire de Cayenne, dont un retrait de détachement sur un emploi fonctionnel et un licenciement en période d’essai. Le tribunal a relevé d’office l’incompétence de la maire pour retirer l’arrêté de détachement du 24 août 2023, et a constaté l’irrecevabilité des conclusions dirigées contre les arrêtés de licenciement de janvier 2024, faute d’avoir été introduites dans un délai raisonnable. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour ces motifs d’ordre public, sans examen des autres moyens. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.

Avocat : SCP DE CESSEAU-DESBOIS

17 juillet 2025• 1ère Chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200579

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil communautaire de la communauté de communes Pasquale Paoli du 23 novembre 2021. Cette délibération approuvait le transfert de charges salariales entre le budget principal et le budget annexe "collecte et traitement des déchets", constituant une décision budgétaire modificative. Les requérants invoquaient notamment un défaut d'information des élus et une méconnaissance du principe d'équilibre budgétaire, en se fondant sur les articles L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales ainsi que sur l'instruction budgétaire M. 14. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.

Avocat : CESARI

17 juillet 2025• 1ère chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405928

Le Tribunal administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 28 août 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait un titre de séjour à Mme A, ressortissante sénégalaise, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence en France depuis 2018, de sa vie commune avec son époux titulaire d'un titre de séjour et de la naissance de leur enfant en 2022.

Avocat : CESSO

16 juillet 2025• 2ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301580

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de l'association Valorisons Wimereux et d'autres requérants visant à annuler le permis de construire délivré le 18 août 2022 par le maire de Wimereux à la société Sigla Neuf pour un projet de douze logements. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir, reconnaissant l'intérêt à agir de l'association. Sur le fond, il a jugé que le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de permis de construire, notamment concernant la description de la végétation, n'était pas fondé. Enfin, le tribunal a estimé que les autres moyens, relatifs à la méconnaissance du règlement du site patrimonial remarquable et du plan local d'urbanisme intercommunal, n'étaient pas établis.

Avocat : EDIFICES AVOCATS

15 juillet 2025• 1ère Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402711

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde refusant de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant turc. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis un vice de procédure en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que M. A justifiait d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, conformément à l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette omission a privé le requérant d’une garantie procédurale essentielle.

Avocat : CESSO

11 juillet 2025• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407934

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 25 novembre 2024. Cet arrêté refusait de lui délivrer un titre de séjour et ordonnait son expulsion du territoire français. Le tribunal a jugé que la mesure d'expulsion était justifiée par la menace réelle et actuelle pour l'ordre public que constituait la présence de M. A..., en raison de son passé pénal lié à l'alcoolisme, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CESSO

11 juillet 2025• 5ème Chambre
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404125

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré le titre sollicité le 12 mars 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Les conclusions accessoires, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du même code, sont rejetées.

Avocat : CESSO

10 juillet 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2202716

Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du maire d’Happencourt du 13 juin 2022, l’informant du rejet tacite de sa demande de permis de construire. Le requérant soutenait avoir transmis les pièces complémentaires demandées avant l’expiration du délai de trois mois prévu à l’article R. 423-39 du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision tacite de rejet était légalement intervenue faute de production complète des pièces dans le délai imparti. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 423-38 et R. 423-39 du code de l’urbanisme.

Avocat : SELARL SEHILI-FRANCESHINI

10 juillet 2025• 4ème Chambre
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502575

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté municipal n°1304/2025 du maire de Saint-Tropez. Cette décision réservait l'obligation d'autorisation préalable d'accès à l'espace public aux seuls chauffeurs VTC établis hors du département du Var, créant une rupture d'égalité entre professionnels. Le juge a considéré que cette mesure discriminatoire portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'entreprendre et au principe d'égalité, sans que l'urgence ne soit contestée. L'ordonnance se fonde sur les principes généraux du droit et les dispositions du code des transports, notamment l'article L. 3122-1.

Avocat : LEGAL PERFORMANCES

7 juillet 2025
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502505

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour faire suspendre un arrêté du maire de Saint-Tropez réglementant l'accès des VTC au centre-ville durant la saison estivale. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de l'entrée en vigueur immédiate de la mesure en pleine haute saison et des difficultés pratiques d'accès à la procédure d'autorisation. Il a également estimé que l'arrêté, en réservant l'obligation d'autorisation préalable aux seuls chauffeurs établis hors du département du Var, créait une discrimination constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'entreprendre et au principe d'égalité. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de l'arrêté municipal.

Avocat : LEGAL PERFORMANCES

1 juillet 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504036

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde du 24 avril 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant nigérian. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation, la présomption d'urgence n'étant pas applicable en l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CESSO

1 juillet 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2103266

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de Mme A contestant deux arrêtés du président du centre communal d'action sociale de Sainghin-en-Weppes la plaçant en disponibilité d'office pour raisons de santé. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la défense, considérant que l'arrêté de retrait invoqué n'avait pas retiré les décisions attaquées. Sur le fond, il a annulé les deux arrêtés au motif que l'administration n'avait pas respecté la procédure prévue par le décret n° 87-602, en omettant de saisir le comité médical à l'issue des six premiers mois de congé de maladie ordinaire de l'agent. Cette solution a été fondée sur les articles 17 et suivants du décret n° 87-602, ainsi que sur l'article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984.

Avocat : SELARL RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS

30 juin 2025• 1ère Chambre
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2307047

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la SCI Immobilier Akkus d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Calais du 8 juin 2023 refusant un permis de construire pour quatre logements. La société requérante s’est désistée de sa requête, désistement accepté par la commune. Par ordonnance du 30 juin 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, ainsi que du désistement des conclusions de la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.

Avocat : SELARL RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS

30 juin 2025
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2400335

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Lille de lui délivrer un certificat de permis de construire tacite. En cours d’instance, la commune a délivré le certificat sollicité le 25 novembre 2024. Le juge constate que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, la commune est condamnée à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice.

Avocat : EDIFICES AVOCATS

27 juin 2025
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2301350

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme B C, a annulé la décision du 23 août 2023 par laquelle le conseil d’administration du Mémorial ACTe (MACTe) l’a révoquée de ses fonctions de directrice. Le tribunal a retenu un vice de procédure substantiel, constatant que le MACTe n’a pas transmis le compte-rendu de la séance du conseil d’administration du 23 août 2023, malgré une demande fondée sur l’article R. 613-1-1 du code de justice administrative, ce qui a privé la requérante d’une garantie essentielle et a entaché la décision d’illégalité. En conséquence, l’annulation a été prononcée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, et le tribunal a enjoint au MACTe de réintégrer Mme C dans ses fonctions sous astreinte de 100 euros par jour de retard, tout en rejetant les conclusions indemnitaires. La décision s’appuie sur les principes généraux du droit de la défense et les articles L. 761-1 et R. 613-1-1 du code de justice administrative.

Avocat : RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS

26 juin 2025• 1ère Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501742

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante nigériane, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 7 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral, considérant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'ancienneté et de la stabilité de la vie privée et familiale de Mme B en France. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai d'un mois.

Avocat : CESSO

26 juin 2025• 3ème Chambre