276 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
276
Décisions totales
383 581
Ordonnances
305 656
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par le préfet des Bouches-du-Rhône d’un déféré contestant la validité de l’avenant n° 9 au contrat de délégation de service public de restauration scolaire de la commune de Marseille. Le préfet soutenait que l’article 4.2 de cet avenant, qui prévoit une indemnisation du délégataire pour les impayés, modifiait substantiellement l’équilibre économique du contrat sans nouvelle mise en concurrence, en méconnaissance des articles L. 3135-1 et R. 3135-7 du code de la commande publique. Le tribunal a rejeté le déféré, estimant que cette clause, qui se borne à instaurer une clause de rendez-vous et un mécanisme de rééquilibrage sans déterminer de montant, ne constitue pas une modification substantielle du contrat. Il a ainsi jugé que l’avenant n’a pas à être annulé ou résilié.
Avocat : SCP CHARREL ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande de la société Impresa Percassi S.P.A. visant à obtenir la reprise des relations contractuelles avec la société publique des Écoles de Marseille (SPEM), après la résiliation de leur marché global de performance pour la rénovation d'une école. La SPEM justifiait cette résiliation par un motif d’intérêt général, invoquant notamment des retards d’exécution et une détérioration des relations contractuelles. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la résiliation était fondée sur un motif d’intérêt général valable, dès lors que le projet avait connu des modifications substantielles nécessitant une nouvelle mise en concurrence et que la poursuite du contrat était compromise. Cette solution s’appuie sur les stipulations de l’article 43 du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) et les principes généraux du code de la commande publique.
Avocat : SCP CHARREL ET ASSOCIES