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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

676 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

676

Décisions totales

383 581

Ordonnances

257 618

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : CHENEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508766

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par des proches de Mme L, qui contestaient la décision implicite du CHU de Nantes et de l'EHPAD Beauséjour leur interdisant de lui rendre visite. Les requérants invoquaient l'urgence, liée à un risque de dégradation grave de la santé de la patiente isolée, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 1112-2-1 du code de la santé publique et L. 311-5-2 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que le caractère disproportionné de l'interdiction. Le CHU a soutenu que l'urgence n'était pas établie et que la restriction était justifiée par une menace grave pour la santé de Mme L, évaluée par son équipe médicale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CHENEVAL

12 juin 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2107694

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, exploitant d’un restaurant, qui demandait la condamnation de la commune de Grenoble pour les préjudices subis suite à un arrêté municipal du 15 septembre 2020 ordonnant la fermeture des commerces du boulevard Clémenceau le 16 septembre 2020 lors du départ du Tour de France. Le tribunal a écarté la responsabilité pour faute, jugeant que l’arrêté, de nature réglementaire, n’était pas soumis à l’obligation de motivation individuelle et que les mesures de police étaient justifiées par les nécessités de l’ordre public. La responsabilité sans faute pour rupture d’égalité devant les charges publiques a également été rejetée, faute pour le requérant de démontrer un préjudice anormal et spécial. Les textes appliqués incluent les articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration et L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP DELACHENAL

10 juin 2025• Juge unique 5
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2412877

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen de sa situation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et les erreurs d'appréciation concernant le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les décisions contestées étaient fondées au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'accord franco-tunisien.

Avocat : YOUCHENKO

3 juin 2025• 9ème Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501667

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A D, qui contestait l'arrêté du préfet de la Moselle lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La requérante, de nationalité algérienne, soutenait notamment que la décision méconnaissait son droit au respect de sa vie privée et familiale et était entachée d'erreurs de fait et d'appréciation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en se basant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme D.

Avocat : BOURCHENIN

3 juin 2025• Reconduites à la frontière
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2210779

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 30 mai 2022 par laquelle la direction départementale des finances publiques du Val-d'Oise a refusé à la SARL Faro le bénéfice de l'aide "loyers" prévue par le décret n° 2021-1488 du 16 novembre 2021 pour les mois de février à mai 2021. L'annulation est fondée sur un vice d'incompétence, l'administration n'ayant pas justifié de la délégation de signature de l'auteur de la décision. Le tribunal enjoint au directeur départemental de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 500 euros à la société au titre des frais de justice.

Avocat : ROCHMANN-LOCHEN

28 mai 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504579

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise préventive à la demande de l'établissement public foncier de Loire-Atlantique. Cette mesure vise à constater l'état de la propriété de M. C D, située sur la parcelle AT 294 à La Chevrolière, avant et pendant des travaux de démolition et de réhabilitation de bâtiments voisins, dans le cadre d'un projet d'aménagement du centre-bourg. Le juge a estimé que la requête présentait un caractère d'utilité en raison de la nature et de l'importance des travaux, susceptibles de provoquer des désordres sur la propriété riveraine. La solution retenue fait droit à la demande d'expertise, mais rejette la demande de l'établissement public tendant à imposer à l'expert l'établissement d'un pré-rapport, au motif qu'aucune disposition légale ou principe général n'impose une telle formalité.

Avocat : CHENEVAL

28 mai 2025
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505459

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait, en urgence, qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour ou de lui fixer un rendez-vous pour changer son statut de "salarié" à "entrepreneur". Le juge a estimé que la situation d'urgence n'était pas caractérisée, car le changement de statut ne bénéficie pas de la présomption d'urgence attachée au renouvellement d'un titre de séjour, et que les démarches, engagées depuis dix mois, étaient encore récentes. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : SARL LACHENAUD AVOCAT

27 mai 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310026

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme A épouse C d’une requête en injonction visant à obtenir du préfet des Bouches-du-Rhône l’attribution d’un logement adapté, sous astreinte. En défense, le préfet a conclu au rejet de la demande. Le tribunal constate que la requérante a signé un bail pour un logement correspondant à ses besoins le 27 août 2024, entraînant la radiation de sa demande de logement social, rendant ainsi sans objet les conclusions principales à fin d’injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il est prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Les conclusions accessoires au titre de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées, faute de frais non couverts par l’aide juridictionnelle totale accordée.

Avocat : CHENU

26 mai 2025
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503814

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un étranger demandant la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour avec droit au travail. En cours d'instance, la préfète du Rhône a convoqué l'intéressé à un rendez-vous pour finaliser l'instruction de sa demande et lui délivrer une attestation de prolongation. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction, devenues sans objet, et a condamné l'État à verser 500 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : SARL LACHENAUD AVOCAT

22 mai 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2306981

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la demande de M. A, salarié protégé, visant à annuler la décision du 26 mai 2023 par laquelle le ministre du travail a autorisé son licenciement disciplinaire par la société Otus. Le tribunal a rappelé que le licenciement d’un salarié protégé nécessite une autorisation administrative, et que l’administration doit vérifier si les faits reprochés constituent une faute d’une gravité suffisante, sans lien avec le mandat. En l’espèce, M. A avait refusé un changement de ses conditions de travail (poste de chef d’équipe à Carrières-sous-Poissy) après la perte d’un marché, ce qui constitue une faute, et la clause de mobilité de son contrat permettait cette affectation. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision ministérielle était fondée sur les dispositions du code du travail et du code de justice administrative.

Avocat : SCP PECHENARD & ASSOCIES

20 mai 2025• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209561

Le Tribunal Administratif de MELUN a été saisi par la société Otus de deux requêtes visant à contester le refus de l'inspectrice du travail, confirmé par le ministre du travail, d'autoriser le licenciement pour motif disciplinaire de M. A, salarié protégé. Le tribunal a joint les deux instances. Il a jugé que la décision expresse du ministre du 6 décembre 2022 s'était substituée à la décision implicite de rejet, rendant cette dernière sans objet. Sur le fond, le tribunal a examiné la demande d'autorisation de licenciement au regard des dispositions du code du travail protégeant les salariés représentatifs. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement statue sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction présentées par la société requérante.

Avocat : SCP PECHENARD & ASSOCIES

20 mai 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2506721

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de l'établissement public foncier de Loire-Atlantique. Cette demande visait à ordonner une expertise préventive pour constater l'état des immeubles riverains (parcelle ZI 93) avant des travaux de démolition dans le cadre de l'aménagement du centre-bourg de Saint-Lyphard, en raison du risque de désordres. Le tribunal a rejeté la demande de l'établissement public tendant à imposer à l'expert la rédaction d'un pré-rapport, rappelant que cette modalité relève de la libre appréciation de l'expert dans le respect du contradictoire. Enfin, la fixation des dépens et honoraires de l'expert a été renvoyée au président de la juridiction, conformément à l'article R. 621-13 du code de justice administrative.

Avocat : CHENEVAL

20 mai 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505569

Le Tribunal administratif de Marseille a examiné le recours en excès de pouvoir de M. C, ressortissant tunisien, contre un arrêté préfectoral du 10 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle du requérant. Sur le fond, le juge a relevé que l'arrêté se fondait sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais a constaté que M. C, né en 2022, était un enfant mineur et ne pouvait être regardé comme s'étant maintenu irrégulièrement sur le territoire français de sa propre initiative. En conséquence, la décision d'éloignement a été annulée pour erreur de fait et méconnaissance des dispositions applicables, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes.

Avocat : YOUCHENKO

16 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301212

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, assistant territorial d'enseignement artistique, qui contestait le refus du président du conservatoire intercommunal de l'ouest de Limoges (Ciol) de l'affecter sur un poste "effectif" correspondant à son grade. Le tribunal a jugé que la décision attaquée constituait une mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, et a donc déclaré la requête irrecevable. Il a également rejeté les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CHENEAU ET PUYBASSET

13 mai 2025• 1ère chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500269

Cette décision du Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la commune d'Arromanches-les-Bains. La commune sollicitait une expertise pour décrire les désordres affectant les portillons de sécurité et d'accès de son musée, à la suite de travaux d'extension et de réfection. Le tribunal a estimé que les dysfonctionnements constatés, susceptibles de rendre l'ouvrage impropre à sa destination, justifiaient cette mesure d'instruction. Il a donc désigné un expert avec une mission complète visant à décrire les désordres, en déterminer les causes, et chiffrer le coût des travaux de remise en état.

Avocat : SELARL CARATINI LE MASLE LAMY MOUCHENOTTE LEMAIRE

9 mai 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504711

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour contester la décision du préfet des Bouches-du-Rhône refusant l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de la situation précaire de M. A, entré mineur en France et pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Toutefois, le tribunal a estimé que le refus d'enregistrement pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, et a donc rejeté la demande de suspension. Les textes appliqués incluent les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : YOUCHENKO

7 mai 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308460

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui attribuer un logement adapté, sous astreinte. Le juge a constaté que le requérant avait signé un bail pour un logement correspondant à ses besoins le 3 juillet 2024, rendant ses conclusions à fin d’injonction sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Les frais de justice ont été rejetés, M. A bénéficiant de l’aide juridictionnelle totale sans demande de son avocat au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : CHENU

6 mai 2025
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE01345

Avocat : SCP PECHENARD & ASSOCIES

29 avril 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502974

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé précontractuel par la société Recyclage des Vallées, qui contestait la procédure d'attribution du lot n°12 d'un marché public de traitement des déchets lancé par le SIAVED. La requérante soutenait que le pouvoir adjudicateur avait méconnu les obligations d'allotissement prévues à l'article L.2113-10 du code de la commande publique, en scindant artificiellement des prestations de tri et de transport des encombrants. Elle invoquait également une irrégularité dans la méthode de notation du critère technique et environnemental, estimant que le SIAVED avait violé l'article L.2152-7 du même code en ne retenant pas l'offre économiquement la plus avantageuse. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que le SIAVED avait correctement défini les prestations et appliqué une méthode de notation transparente et non discriminatoire. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure et de la décision de rejet de l'offre de la société a été rejetée.

Avocat : SCP CHENEAU & PUYBASSET

28 avril 2025
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300158

Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de la Sarl Euro Concassage, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 4 août 2022 par lequel le préfet de La Réunion a refusé de lui délivrer une autorisation environnementale pour l'exploitation d'une carrière à Saint-Benoît. Le tribunal a jugé que la société ne justifiait pas de la maîtrise foncière des parcelles concernées, les contrats de fortage étant caducs à la date de la décision, en application de l'article R. 181-13 du code de l'environnement. Il a également estimé que la société ne démontrait pas disposer des capacités techniques suffisantes, comme l'exigent les articles L. 181-27 et D. 181-15-2 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête, y compris la demande subsidiaire de médiation.

Avocat : KICHENIN CHENDRA

24 avril 2025• 3ème chambre