407 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
407
Décisions totales
383 581
Ordonnances
264 167
Avec résumé IA
Avocat : SCP LE GUERER, BOUNIOL-BROCHIER, LASSALLE-BYHET
SCHIELE
Avocat : SCHIELE
Avocat : BECHIEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de M. A... visant les refus de visa de long séjour pour études opposés par l'autorité consulaire française à Douala. Le juge rappelle que la saisine de la Commission de recours contre les refus de visa (CRRV) constitue un préalable obligatoire et que le requérant doit démontrer une urgence particulière pour obtenir une suspension avant la décision de cette commission. En l'espèce, l'urgence n'est pas caractérisée, car M. A... n'établit pas l'impossibilité d'un report d'inscription ou d'un suivi à distance, et a contribué à la situation par le dépôt tardif de sa demande de visa. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CHIEUDJI NGUEDOU
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, est saisi par Mme B... épouse A... d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. Le juge rappelle qu'aucun texte ne fixe de délai pour recevoir un étranger, mais que l'administration doit le faire dans un délai raisonnable, en lui fixant un rendez-vous et en enregistrant sa demande si le dossier est complet. Il précise que l'urgence doit être appréciée au regard de l'incidence immédiate du défaut de rendez-vous sur la situation du requérant. La solution retenue dépendra de la démonstration par la requérante de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous malgré des relances espacées, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une première demande de titre de séjour et la délivrance d’un récépissé. Le juge rappelle qu’aucun texte ne fixe de délai pour recevoir un étranger, mais que l’administration doit lui fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, compte tenu du droit à voir sa situation examinée. Il rejette la requête au motif que M. B... n’établit pas avoir effectué des relances espacées dans le temps, condition nécessaire pour caractériser un défaut de rendez-vous imputable à l’administration. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives à la procédure de demande de titre de séjour.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, est saisi par Mme A... d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge rappelle qu'aucun texte ne fixe de délai pour la réception des étrangers, mais que l'administration doit leur fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, sous réserve de l'urgence et de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous malgré des relances espacées. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal applique les articles L. 431-1, L. 431-3, R. 431-3, R. 431-10 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision du préfet de police du 23 janvier 2023 refusant de délivrer à Mme B..., une ressortissante guinéenne arrivée mineure en France et prise en charge par l’aide sociale à l’enfance, une carte de séjour mention « vie privée et familiale ». Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur manifeste d’appréciation en ne tenant pas compte de la durée de présence en France, de l’insertion scolaire et professionnelle de l’intéressée, et de l’absence d’attaches familiales dans son pays d’origine. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois, sur le fondement des articles L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 10 octobre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. La formation de jugement (8e section) a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen individuel, en se fondant sur les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et qu'elle tenait compte de l'ensemble des critères légaux, notamment la durée de présence et les liens avec la France.
Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 10 octobre 2025 par lequel le préfet de police avait porté à vingt-quatre mois l'interdiction de retour sur le territoire français infligée à M. C..., ressortissant algérien. Le juge retient que cette décision n'a pas été précédée d'un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, alors que sa demande de titre de séjour, déposée après son mariage avec une Française, était toujours en cours d'instruction. La solution est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 27 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de 24 mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que les décisions étaient suffisamment motivées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 14 octobre 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la confidentialité des éléments de la demande d'asile avait été respectée et que les conditions matérielles de l'entretien n'avaient pas entravé le récit du requérant. Il a jugé que le ministre avait fait une exacte application des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans erreur d'appréciation, et que la décision ne méconnaissait ni le principe de non-refoulement ni les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 8 janvier 2024 par lequel le préfet de police a retiré la carte de séjour pluriannuelle de M. B..., ressortissant bangladais. Le tribunal estime que le préfet n'a pas apporté la preuve que M. B... exerçait une gérance de fait de la SARL Pizza Parisienne, seule circonstance permettant de le qualifier d'employeur au sens des articles L. 432-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 8251-1 du code du travail. En l'absence d'élément établissant une immixtion dans la gestion de la société, la décision de retrait est entachée d'une erreur de fait et méconnaît les textes précités.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. C... E... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de visa de long séjour pour son enfant mineur. En cours d’instance, le visa a été délivré par l’autorité consulaire, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. En application de l’article L. 761-1 du même code et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique, l’État a été condamné à verser 800 euros à l’avocate du requérant.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté préfectoral du 10 mai 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait ni les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, l'illégalité du refus de séjour n'étant pas établie, les décisions subséquentes d'éloignement ont été maintenues.