68 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
68
Décisions totales
383 581
Ordonnances
245 871
Avec résumé IA
Avocat : OCCHIPINTI
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 18 septembre 2025 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement « VAL’EPICERIE » pour trois mois. La société requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation et erreur de fait. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas justifiée, faute pour la société de démontrer précisément l'impact financier irrémédiable de la fermeture. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHIPAN
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme C... contestant le refus du jury de l’école supérieure d’art d’Avignon de l’admettre en deuxième année de licence, ainsi que sa demande indemnitaire. Le tribunal a relevé d’office que les conclusions en annulation étaient irrecevables, d’une part car le courrier du 19 juin 2023 rejetant son recours indemnitaire préalable ne constituait pas un recours hiérarchique, et d’autre part car la requête, enregistrée le 20 juillet 2023, était tardive, la décision de refus lui ayant été notifiée le 1er juillet 2022. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DURAND - DURAND - ARCHIPPE
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de M. B, ressortissant dominiquais, contestant un arrêté préfectoral du 30 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire sans délai avec une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Le tribunal a rappelé que ce droit implique que l'autorité préfectorale doit permettre à l'étranger de présenter ses observations avant de prendre une telle mesure. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse juridique s'appuie sur les principes du droit de l'Union et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A, ressortissante dominicaine, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de son PACS avec un ressortissant français. Le tribunal a estimé que la continuité de sa résidence n'était pas établie et qu'elle conservait des attaches familiales dans son pays d'origine, écartant ainsi toute atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le moyen tiré de l'article L. 423-23 a été jugé inopérant pour contester une obligation de quitter le territoire.