395 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
395
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 821
Avec résumé IA
Avocat : SELARL ADDECIMA
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, se prononce sur une demande d'annulation d'une décision de remise aux autorités slovènes prise par le préfet de la Loire-Atlantique. Considérant que la rétention administrative du requérant a pris fin, la juridiction estime que la procédure d'urgence prévue à l'article L. 921-2 du CESEDA n'est plus applicable. En application des articles R. 351-3 du CJA et R. 922-4 du CESEDA, et dans un souci de bonne administration de la justice, elle transmet le dossier au tribunal administratif de Nantes, compétent car le requérant réside dans son ressort.
Avocat : CIMADE
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant son pays de renvoi. Le juge écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au vice de procédure, à l'insuffisance de motivation, au défaut d'examen et à l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur le respect des procédures prévues par le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CIMADE
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de rejet de renouvellement de carte de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le juge a constaté que le requérant, initialement en rétention à Rennes, avait été libéré et résidait en Seine-Saint-Denis. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif territorialement compétent, celui de Montreuil.
Avocat : CIMADE
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant syrien contre un arrêté préfectoral prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris sur le fondement de l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légal, notamment car l'autorité préfectorale avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle de l'intéressé. Il a écarté l'ensemble des moyens, dont le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, considérant que la mesure était justifiée par le comportement de l'intéressé, défavorablement connu des services de police pour des vols en réunion, et par la faiblesse de ses attaches en France.
Avocat : CIMADE
Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet de la Sarthe en date du 26 février 2026, considérant que le refus de titre de séjour méconnaissait les dispositions de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Par voie de conséquence, les décisions d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour ont également été annulées.
Avocat : CIMADE
**Sujet principal** : Transmission d'un dossier à un tribunal administratif territorialement compétent concernant un recours contre une interdiction de retour sur le territoire français. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Nantes. Cette décision est fondée sur le fait que le requérant, initialement en rétention à Rennes, a été libéré et assigné à résidence à Angers (Maine-et-Loire) au moment de l'examen. **Textes appliqués** : Les articles R. 922-4 et R. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que l'article R. 221-3 du code de justice administrative (CJA), qui fixent la compétence territoriale en fonction du lieu d'assignation à résidence.
Avocat : CIMADE
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'éloignement. Le juge a estimé que l'éloignement du requérant, malgré ses allégations d'ancrage familial et professionnel à Mayotte, ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme. La décision a été rendue en application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : DJAFOUR NACIMA
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de l'Eure du 18 février 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée, du droit d'être entendu, de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : CIMADE
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté comme irrecevable la requête de M. A... contre un arrêté du préfet du Var du 18 septembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 24 février 2026, était tardive car introduite bien après le délai de recours de quarante-huit heures suivant la notification de l'arrêté, conformément aux articles L. 614-6 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Concernant la prétendue nouvelle décision d'éloignement révélée par un arrêté de placement en rétention du 23 février 2026, le tribunal a jugé qu'aucune nouvelle obligation de quitter le territoire français n'avait été prise, l'arrêté de rétention visant simplement à exécuter la mesure d'éloignement initiale. La solution retenue est donc le rejet pour irrecevabilité manifeste.
Avocat : CIMADE
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 11 février 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la décision était légale et proportionnée, compte tenu de la situation de M. A..., qui avait vécu régulièrement en France mais dont la demande de renouvellement de titre de séjour avait été clôturée et qui avait été interpellé pour des faits de violence. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : CIMADE
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, constate un changement de situation en cours d’instance. Après avoir été placé en rétention administrative dans le ressort de Rennes, le requérant a été assigné à résidence au Mans. En application des articles R. 922-4 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Nantes, dans le ressort duquel se situe le domicile de l’intéressé.
Avocat : CIMADE
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment sur le défaut de motivation, l'examen de la situation personnelle ou la méconnaissance du droit au séjour pour soins, sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment étayés. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un rejet par ordonnance pour des moyens irrecevables ou manifestement infondés.
Avocat : LA CIMADE
Le Tribunal administratif de Rennes, saisi par M. C... d'un recours contre un arrêté fixant le pays de destination de sa reconduite à la frontière, constate que l'intéressé n'est plus placé en rétention administrative et réside en Seine-Saint-Denis. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal estime que le litige relève désormais de la compétence du tribunal administratif de Montreuil, lieu de résidence de l'étranger. Par souci de bonne administration de la justice, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Avocat : CIMADE
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. F... contre l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique fixant le pays de destination de son éloignement. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a également jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, le requérant ayant été invité à présenter ses observations préalablement. La décision s'appuie sur les articles L. 613-1 et L. 922-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CIMADE
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C..., ressortissant moldave, contestant l'arrêté préfectoral du 20 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, en se fondant sur la délégation de signature régulière et le contenu de l'arrêté. S'agissant de l'obligation de quitter le territoire, le tribunal a jugé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'entrée irrégulière, de la condamnation pénale et de l'absence d'attaches familiales solides en France. Enfin, le refus de délai de départ volontaire a été validé sur le fondement des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public et du risque de soustraction à la mesure d'éloignement.
Avocat : CIMADE
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en la forme d’une ordonnance, était saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 10 janvier 2026 ordonnant son maintien en rétention administrative. Le juge constate que, postérieurement à l’introduction de la requête, une ordonnance du tribunal judiciaire de Rennes du 24 janvier 2026 a mis fin à cette rétention. En application de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il déclare qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, devenues sans objet.
Avocat : CIMADE
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir visant l’annulation du refus implicite du préfet de Mayotte de lui délivrer une autorisation spéciale sur le fondement de l’article L. 441-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire, ce qui a conduit le tribunal à inviter la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions. En l’absence de réponse dans le délai imparti, Mme B... est réputée s’être désistée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement.
Avocat : DJAFOUR NACIMA
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de M. A... qui contestait un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de renvoi. Cette solution a été retenue car, en cours d'instance, le préfet de Mayotte a délivré un titre de séjour au requérant, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a également condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative). La décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : DJAFOUR NACIMA
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 24 décembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités bulgares, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 17 du règlement UE n° 604/2013, ainsi que le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, le préfet du Finistère étant jugé compétent en vertu de l'arrêté du 10 mai 2019 et les autres moyens étant écartés comme non fondés. Les textes appliqués incluent le règlement UE n° 604/2013, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'arrêté du 10 mai 2019.
Avocat : CIMADE