28 723 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
28 723
Décisions totales
383 581
Ordonnances
310 563
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY;SARL MEIER-BOURDEAU, LECUYER ET ASSOCIES
Avocat : SCP THOUVENIN, COUDRAY ET GREVY
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de carte de séjour "vie privée et familiale" présentée par une ressortissante gabonaise. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que la préfète du Val-de-Marne n'avait pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois, méconnaissant ainsi l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à l'autorité préfectorale de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour, sans prononcer d'astreinte.
Avocat : SAS ITRA CONSULTING
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français (OQTF), se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant résidait à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet le dossier au tribunal administratif territorialement compétent, celui de Montreuil.
Avocat : NICOLET
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension d'un permis de construire délivré par la commune de Ris-Orangis. La SCI Stana invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment au regard du code de l'urbanisme et du PLU. Le juge des référés a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Avocat : DUCONSEIL
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante de ses conclusions principales. Il condamne l'État à lui verser la somme de 600 euros au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La juridiction fonde son pouvoir de statuer par ordonnance sur les dispositions de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : PERSICO
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler une décision de mise à charge d'un indu de RSA. Le juge a estimé que le recours administratif préalable obligatoire, dirigé contre la décision initiale du 8 juin 2023, était irrecevable car tardif, ayant été introduit après l'expiration du délai de recours. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, aucune demande formelle n'ayant été déposée. Les textes appliqués sont le code de l'action sociale et des familles et le code de justice administrative.
Avocat : N.O.A. ORENSTEIN DE COUESSIN AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande d'injonction en référé formulée par un ressortissant étranger pour obtenir la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, malgré la suspension du contrat de travail du requérant. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 423-7 et R. 431-5, et considère que la situation ne présentait pas un préjudice suffisamment grave et immédiat.
Avocat : BAISECOURT
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé les décisions du préfet de l'Isère refusant la délivrance de documents de circulation pour étranger mineur (A...) à deux enfants algériens. Le juge a estimé que ce refus, en empêchant les enfants de participer à des voyages scolaires ou familiaux, méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant garanti par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Les demandes d'injonction ont été écartées car l'un des enfants était devenu majeur et l'autre avait obtenu le document en cours d'instance.
Avocat : COUTAZ
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante marocaine et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne tenant pas suffisamment compte de la situation de handicap du fils de la requérante, qui constitue un motif humanitaire exceptionnel justifiant son maintien en France. Par voie de conséquence, les décisions d'obligation de quitter le territoire français et de fixation du pays de destination ont également été annulées.
Avocat : COLLANGE
**Sujet principal** : Recours en annulation contre le rejet d'une demande de naturalisation française pour défaut de loyalisme. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (12ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision préfectorale est inopérant face à la décision explicite du ministre, que l'enquête de police régulière a bien été réalisée, et que le ministre a légalement fondé son refus sur le défaut de loyalisme, étayé par des faits non contestés (utilisation de ses fonctions d'interprète pour le compte de services de renseignement étrangers et déclarations insincères). **Textes appliqués** : Article 21-15 du code civil ; articles 36, 45 et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : ADJACOTAN
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. La juridiction a jugé que les décisions, signées par une directrice adjointe disposant d'une délégation régulière, étaient légales et ne méconnaissaient pas les droits au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) ou l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3 de la CIDE). Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que les conventions internationales invoquées.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant malien, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour "salarié" et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui lui avait été notifiée. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale, fondée sur les articles L. 435-1 et L. 611-1 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était suffisamment motivée et que le préfet avait exercé son pouvoir discrétionnaire en appréciant l'ensemble de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que la convention franco-malienne de 1994 ne faisait pas obstacle à l'application du droit national et que l'OQTF n'avait pas à être motivée séparément du refus de titre de séjour en vertu de l'article L. 613-1 du CESEDA.
Avocat : CABINET ITRA CONSULTING
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni celles de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en considérant que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant.
Avocat : COULET-ROCCHIA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et régulières, notamment au regard des articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également jugé que le préfet était compétent pour signer l'arrêté en vertu d'une délégation régulière.
Avocat : RUINIER-CAUBET NICOLAS
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un permis de construire délivré pour la reconstruction d'une cabane forestière dans une zone naturelle sensible. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension du préfet. Il estime que les moyens soulevés (méconnaissance du code de l'urbanisme et du risque incendie) ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal accordant le permis. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), ainsi que les dispositions du code de l'urbanisme relatives à la reconstruction à l'identique (L. 111-15), à la loi littoral et aux plans locaux d'urbanisme.
Avocat : SCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... pour préjudice lié à son relogement. Le tribunal a jugé que l'État n'avait pas commis de faute, car le jugement antérieur du 18 septembre 2023 n'avait prononcé qu'une annulation sans injonction de relogement, et que la commission de médiation avait ultérieurement examiné sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment l'article L. 441-2-3, relatives à la procédure de relogement prioritaire.
Avocat : COHEN