28 723 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
28 723
Décisions totales
383 581
Ordonnances
312 005
Avec résumé IA
Avocat : SCP MLA CONSEILS
Avocat : CABINET D'AVOCATS CORNET VINCENT SEGUREL
Avocat : SCP COUDERC - ZOUINE
Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL
Le Tribunal administratif de Lyon statue sur un recours pour excès de pouvoir concernant un refus implicite de communication de documents administratifs (conventions de ramassage des déchets). Constatant que la collectivité a finalement transmis les documents demandés en cours d'instance, le tribunal ordonne qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction, et rejette la demande d'allocation pour frais d'instance. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à la caducité de l'objet du litige (article R. 222-1).
Avocat : COTTET-EMARD
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité. La juridiction a estimé qu'elle n'était pas compétente territorialement pour connaître de ce litige. Elle a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Versailles, compétent en application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, le lieu d'exercice de la profession du requérant se situant dans les Yvelines.
Avocat : COQUILLON
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté préfectoral du 16 septembre 2025 refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français à un ressortissant marocain. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'ancienneté, de la stabilité et de la continuité de l'insertion professionnelle du requérant, ainsi que de sa présence régulière en France depuis plus de six ans. Le juge a appliqué les principes issus de l'accord franco-marocain de 1987 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers, rappelant que le pouvoir de régularisation du préfet doit s'exercer après un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé.
Avocat : SELARL MONCONDUIT
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la commune de Clam visant à annuler un arrêté interministériel refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse de 2022. Le juge a estimé que l'arrêté avait été signé par des autorités compétentes en vertu de délégations de signature, et que les moyens invoqués, notamment concernant la circulaire du 10 mai 2019, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code des assurances et du décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature.
Avocat : SELAS D'AVOCATS ARCO-LEGAL
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrer un permis de visite à une compagne d'un détenu. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le refus initial, fondé sur les impératifs de bon ordre, de sécurité et de prévention des infractions au sein de l'établissement pénitentiaire, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, notamment celles relatives aux conditions de délivrance des permis de visite.
Avocat : CORSIGLIA
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son maintien en rétention administrative et à obtenir une attestation de demandeur d'asile. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment sur la compétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le caractère dilatoire de la demande d'asile, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de justice administrative.
Avocat : TICOT
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant haïtien, qui demandait l'annulation de son arrêté de maintien en rétention et la délivrance d'une attestation de demandeur d'asile. La juridiction a estimé que la demande d'asile, présentée tardivement lors de la rétention après une condamnation à une interdiction du territoire, était dilatoire et ne justifiait pas la suspension de la mesure d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment concernant le caractère abusif d'une demande d'asile présentée pour faire échec à une expulsion.
Le Tribunal Administratif de Lyon statue sur une procédure d'exécution d'un jugement antérieur ayant annulé le refus implicite d'un titre de séjour et enjoint à la préfète de réexaminer la demande. La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui renonce à ses conclusions demandant la prescription de mesures d'exécution. Le tribunal rejette le surplus de ses conclusions, notamment sur les frais d'instance, en application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête d'un ressortissant tunisien demandant l'annulation du refus implicite de délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal estime que le requérant ne remplit pas les conditions légales, n'étant pas entré en France avec un visa de long séjour pour prétendre au titre en tant que conjoint de Français, et ne démontrant pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français mineurs. La décision s'appuie sur les articles L. 412-1, L. 423-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 371-2 du code civil.
Avocat : NICOL
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant sur deux requêtes en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation de la SARL Atalys visant les décisions de préemption urbaine prises par le maire de La Fresnais. La juridiction a jugé que le maire était compétent pour exercer ce droit, en vertu d'une délégation régulière du conseil municipal, et a écarté les autres moyens soulevés, dont l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme. Les décisions attaquées sont ainsi légalement fondées sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de l'urbanisme.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CORNET VINCENT SEGUREL (CVS)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Relyens (ex-SHAM) visant à annuler un titre exécutoire de l'ONIAM. Le tribunal a jugé que le centre hospitalier de Chambéry, assuré par Relyens, avait commis une faute en ne recherchant pas un traitement alternatif au valproate de sodium (Dépakine) pour une patiente épileptique ayant un projet de grossesse, et en manquant à son obligation d'information sur les risques tératogènes. La juridiction a ainsi confirmé la responsabilité de l'établissement et le bien-fondé de la créance de l'ONIAM, fondant sa décision sur les dispositions du code de la santé publique relatives à l'indemnisation des accidents médicaux.
Avocat : RICOUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en annulation d'un arrêté municipal refusant un permis de construire. Le juge a estimé que le refus, fondé sur le non-respect du plan de prévention des risques naturels (PPRN) et des articles R. 111-2, R. 431-9 et R. 431-16 f) du code de l'urbanisme, était légalement motivé. Les arguments des requérants, notamment sur l'absence de digue justifiant une bande inconstructible, n'ont pas été retenus comme établissant une erreur de droit ou de fait de nature à vicier la décision.
Avocat : PY CONSEIL SOCIETE D'AVOCAT
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., et a enjoint à l'administration de statuer explicitement dans un délai de deux mois. Le juge a retenu l'urgence présumée pour un refus de renouvellement et a estimé que les moyens soulevés, fondés sur l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, créaient un doute sérieux sur la légalité de la décision. La juridiction a également admis provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : KACOU
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de la requérante. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, malgré la situation personnelle de la requérante (victime de violences conjugales, détentrice d'un CDI), car elle ne démontre pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation. La demande d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour est également rejetée. La requérante est admise à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : AARPI CONCORDANCE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet d'un titre de séjour étudiant. Le juge estime que la requérante, bien que justifiant d'une situation d'urgence, ne présente pas de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La juridiction applique les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. B... A... visant à annuler la clôture d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la requête était manifestement irrecevable, relevant que la décision de clôture contestée n'était pas une décision faisant grief susceptible de recours contentieux. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (article R. 222-1) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant la procédure de demande de titre de séjour.
Avocat : CICCOLINI