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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

413 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

413

Décisions totales

383 581

Ordonnances

237 273

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : COLASEffacer tout
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509218

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B A contestant l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 25 juillet 2025 refusant le renouvellement de sa carte de résident, l'obligeant à quitter le territoire, prononçant une interdiction de retour de trois ans, et l'assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée, un défaut de motivation, une erreur de droit sur les textes applicables (articles L. 423-7 et L. 432-1 du CESEDA), et une violation des articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, jugeant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, que la commission du titre de séjour avait été régulièrement consultée, et que le refus de renouvellement était justifié par la menace grave pour l'ordre public que constituait le comportement de l'intéressé, en application des articles L. 433-2 et L. 432-3 du CESEDA. En conséquence, les décisions d'éloignement et d'assignation à résidence ont été validées, et les demandes

Avocat : COLAS

18 août 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509093

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien titulaire d'un permis de séjour italien, contestant les décisions d'éloignement (obligation de quitter le territoire, refus de délai, interdiction de retour et assignation à résidence) prises par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire, initialement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du CESEDA, était mal fondée car M. B possédait un titre de séjour italien en cours de validité. Cependant, il a accueilli la demande de substitution de base légale de la préfète, estimant que la décision pouvait légalement reposer sur le 2° du même article, M. B ne justifiant pas avoir quitté la France dans les trois mois suivant son interpellation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles dirigées contre les décisions subséquentes, et a mis à sa charge les frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : NICOLAS

6 août 2025• ELOIGNEMENT
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2104040

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la MAIF contestant un titre de recettes émis par le CCAS de Nice pour un montant de 17 310,83 euros, correspondant à des frais liés à l'accident de service d'un agent. Le litige portait sur la date de consolidation de l'état de santé de la victime, fixée au 1er novembre 2018 par une expertise amiable à laquelle le CCAS n'avait pas été convié, tandis que le CCAS retenait le 14 octobre 2019. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation du titre de recettes, considérant que la MAIF ne pouvait opposer au CCAS une expertise réalisée sans sa participation en tant qu'employeur subrogé. Il a également rejeté les conclusions reconventionnelles du CCAS visant à valider le titre et à condamner la MAIF au paiement, au motif qu'il n'appartient pas au juge administratif de valider des titres exécutoires ni de prononcer des condamnations pécuniaires dans ce cadre contentieux. La décision s'appuie sur les principes de la subrogation de l'employeur public et les règles de procédure administrative.

Avocat : SCP BERARD & NICOLAS

4 août 2025• 6ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306341

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de A AG5, propriétaire d’un immeuble à Sainte-Marie-aux-Mines, qui contestait un arrêté de mise en sécurité pris par le président de la communauté de communes du Val d’Argent. Le tribunal a jugé que l’autorité était compétente, le transfert des pouvoirs de police du maire au président de l’EPCI étant effectif en matière d’habitat. Il a également écarté les moyens tirés de l’irrégularité de la procédure, de l’erreur d’appréciation et du détournement de procédure. La décision s’appuie sur les articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article L. 5211-9-2 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : SELARL CABINET D'AVOCATS NICOLAS KIHN - MIREN DIHARTCE

29 juillet 2025• 5e chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2502385

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 3 juillet 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des stipulations de l'accord franco-algérien. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien.

Avocat : COLAS

15 juillet 2025• 1ère Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311258

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme C..., ressortissante soudanaise reconnue réfugiée, contestant le refus implicite de la commission de recours amiable de la CAF des Bouches-du-Rhône de lui verser le revenu de solidarité active (RSA) à compter de février 2022. Statuant en formation de juge unique, le tribunal a relevé que le courriel du 8 novembre 2022, invoqué comme décision sur recours préalable obligatoire, ne constituait pas une décision de rejet mais une simple information. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, faute pour la requérante de justifier d'une décision prise sur son recours administratif préalable obligatoire, en application des articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et R. 222-13 du code de justice administrative.

Avocat : COLAS

8 juillet 2025• 9è ch Magistrat statuant seul
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501795

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant malgache, qui contestait le refus de titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Rhône. Le tribunal a estimé que l'arrêté attaqué n'était pas entaché d'un défaut d'examen sérieux et que la préfète avait pu légalement opposer l'absence de visa de long séjour pour études, sans que M. B ne justifie d'une situation de nécessité au sens de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, tirés notamment de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.

Avocat : NICOLAS

8 juillet 2025• 5ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307840

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 19 juin 2023 par laquelle la CAF des Bouches-du-Rhône refusait la remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) de 2 105,29 euros à M. A..., et lui a accordé la remise totale de cette dette. Le juge a estimé que l’indu résultait d’une erreur de déclaration non intentionnelle et que la situation de précarité du requérant, caractérisée par des ressources modestes et des charges importantes, était établie. La décision se fonde sur les articles L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui permettent une remise de dette en cas de précarité et d’absence de fraude.

Avocat : COLAS

8 juillet 2025• 9è ch Magistrat statuant seul
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303996

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme F, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-Philibert le 21 avril 2023 pour une maison d'habitation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, l'adjoint au maire ayant reçu une délégation régulière. Il a également jugé que les inexactitudes alléguées dans le dossier de demande (notamment sur la végétation, l'insertion graphique et la servitude de passage) n'étaient pas établies ou ne viciaient pas la légalité du permis. Enfin, les moyens tirés de la méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ont été écartés comme non fondés.

Avocat : COLAS

4 juillet 2025• 1ère Chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504188

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A pour contester le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". En cours d'instance, la préfète du Rhône lui a délivré une carte de séjour pluriannuelle, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à l'avocate de Mme A au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : NICOLAS

27 juin 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2413123

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et les mesures d'éloignement subséquentes. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Sur le fond, il a estimé que le refus de titre de séjour, fondé sur les stipulations du titre III de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, les études de M. B ne présentant pas un caractère réel et sérieux. Par conséquent, les moyens tirés de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination ont été écartés.

Avocat : NICOLAS

26 juin 2025• 6ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404960

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B et autres demandant l'annulation du permis de construire délivré le 2 mai 2024 par le maire de Loupian à la société 3K pour un immeuble de 4 logements. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment celui tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, en jugeant que la délégation de signature était exécutoire. Il a également considéré que les insuffisances alléguées du dossier de demande n'étaient pas de nature à fausser l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet aux règles d'urbanisme applicables, en vertu des articles R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme.

Avocat : SELARL NICOLAS CAVALIER

24 juin 2025• 1ère chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405917

Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 23 juin 2025, du désistement pur et simple du département de la Loire-Atlantique. Ce désistement met fin au recours pour excès de pouvoir formé par le département contre l'arrêté préfectoral du 18 décembre 2023 autorisant l'exploitation d'une sablière à Grand-Auverné. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président du tribunal de donner acte des désistements.

Avocat : COLAS

23 juin 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307874

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 19 septembre 2022 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé à M. B, ressortissant géorgien, un titre de séjour pour raisons de santé. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que M. B pouvait bénéficier d'un traitement approprié en Géorgie, alors que le médicament essentiel (Kineret) n'y est pas disponible. Cette solution est fondée sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonne la délivrance du titre à l'impossibilité d'un traitement effectif dans le pays d'origine.

Avocat : COLAS

2 juin 2025• 3ème Chambre
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2406877

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A dirigée contre un arrêté du 4 octobre 2024 par lequel le maire de Gâvres a délivré un permis de construire modificatif à la SNC Topo. Le tribunal a jugé cette requête manifestement irrecevable en application de l'article L. 600-5-2 du code de l'urbanisme, car ce permis, pris en cours d'instance d'appel, relevait de la compétence exclusive de la cour administrative d'appel de Nantes. La cour ayant déjà statué sur la légalité de cet arrêté dans son arrêt du 15 avril 2025, la requête n'avait plus d'objet. Les conclusions accessoires de Mme A et de la commune sur les frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : COLAS

20 mai 2025
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301004

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un permis de construire délivré par le maire de Gâvres. La requérante soutenait que l'affichage du permis n'avait pas été continu pendant deux mois, mais le tribunal a estimé, au vu des pièces du dossier (photographies, attestations de riverains), que l'affichage était complet et régulier. En application des articles R. 600-2, R. 424-15 et A. 424-16 du code de l'urbanisme, le délai de recours des tiers court à compter d'un affichage complet et régulier. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable pour tardiveté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : COLAS

20 mai 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401053

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus du ministre des armées de lui remettre un dossier de demande de pension militaire de retraite. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte et du défaut de motivation, étaient manifestement infondés, tandis que ceux relatifs à la méconnaissance de l’article L. 6-1° du code des pensions civiles et militaires de retraite et à l’erreur manifeste d’appréciation n’étaient pas assortis de précisions suffisantes. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme irrecevable.

Avocat : COLAS

20 mai 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305223

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête du syndicat des copropriétaires de l'ensemble immobilier "Le Maestro" visant à l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Nice à la société Ardoin pour la construction d'un immeuble R+6. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le syndicat ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, rendant la demande irrecevable. En conséquence, il a également rejeté les conclusions indemnitaires de la société Ardoin fondées sur l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, faute de lien avec le comportement abusif allégué. Les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, chaque partie conservant la charge de ses frais.

Avocat : SCP BERARD & NICOLAS

19 mai 2025• 2ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306395

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant un refus d'entrée sur le territoire français pris le 22 mai 2023 à la frontière franco-italienne. Le tribunal a annulé cette décision, jugeant que la procédure de refus d'entrée ne pouvait être légalement appliquée aux frontières intérieures, comme celle de Montgenèvre, en dehors des cas de réadmission par un autre État membre, conformément à la décision du Conseil d'État du 2 février 2024. Cette solution s'appuie sur les articles L. 332-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le règlement (UE) 2016/399 (code frontières Schengen).

Avocat : COLAS

16 mai 2025• 3ème Chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504940

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant à M. B, ressortissant algérien, la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant ne pouvait bénéficier de la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement de titre, et qu'il n'apportait pas la preuve de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : NICOLAS

14 mai 2025