876 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
876
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 121
Avec résumé IA
Avocat : COLIN
Avocat : COLIN-ELPHEGE
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Avocat : CABINET CICCOLINI J. & C.A
Avocat : Cabinet COLIN - STOCLET
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant tunisien marié à une Française, qui ne parvenait pas à faire enregistrer sa demande de carte de séjour "conjoint de français" ni à obtenir un récépissé l'autorisant à travailler, malgré ses démarches. Le juge a admis l'urgence, car l'absence de document provisoire privait l'intéressé de son droit au séjour et au travail, son employeur ayant suspendu son contrat. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de fixer un rendez-vous à M. B et, si son dossier est complet, de lui délivrer le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du CESEDA.
Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution d’un jugement du 27 juin 2023 ayant annulé un refus de séjour et enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A, a constaté l’inexécution de cette injonction. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il a assorti l’injonction d’une astreinte de 50 euros par jour de retard, à compter d’une semaine après la notification de la décision. La demande de récépissé avec autorisation de travail a été implicitement rejetée, le tribunal rappelant que le récépissé délivré dans l’attente ne doit pas porter autorisation de travail. Les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. et Mme A D d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites de rejet du préfet des Alpes-Maritimes refusant leur admission au séjour. En cours d’instance, le préfet a pris un arrêté de rejet et d’obligation de quitter le territoire français, ce qui a conduit les requérants à se désister purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance du 21 août 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Tribunal Administratif de Marseille, référé suspension. M. A, élève allophone, conteste le refus implicite d’affectation scolaire après un test CASNAV. Le juge rejette la demande de suspension faute de moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L’urgence n’est pas examinée au fond. Décision fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme A. Celle-ci sollicitait le versement d'une provision de 24 425,58 euros correspondant à des intérêts moratoires sur un rappel de rémunération, estimant que le jugement du 13 avril 2017 et l'arrêt du 1er avril 2019 constituaient des condamnations pécuniaires. Le juge estime que ces décisions, qui prononçaient une injonction de reconstitution de carrière sans fixer de montant indemnitaire, ne sont pas des jugements de condamnation au sens de l'article 1231-7 du code civil. Par conséquent, l'obligation de payer les intérêts moratoires est considérée comme sérieusement contestable, ce qui fait obstacle à l'octroi d'une provision.
Avocat : SCP COLIN-STOCLET
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Doubs du 19 juillet 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. La requérante soutenait notamment que cette mesure méconnaissait la durée maximale d'assignation prévue à l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison d'un renouvellement abusif. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire était infondé et a estimé que l'éloignement demeurait une perspective raisonnable, un laissez-passer consulaire valide ayant été délivré. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions des articles L. 731-1 et L. 732-3 du CESEDA.
Avocat : SAS BOULLOCHE - COLIN - STOCLET & ASSOCIES