876 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
876
Décisions totales
383 581
Ordonnances
243 876
Avec résumé IA
Avocat : COLIN-ELPHEGE
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le syndicat SNEP-UNSA d’un recours en plein contentieux visant à obtenir la communication de documents administratifs relatifs à la rentrée scolaire 2024, refusée implicitement par le rectorat de l’académie de Bordeaux. Le syndicat s’est désisté de sa requête et de toute action par un mémoire du 20 novembre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 5 février 2026. Aucune autre mesure n’a été prononcée, les dépens n’étant pas évoqués.
Avocat : COLIN GADY AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant comorien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 11 août 2023 du préfet des Alpes-Maritimes lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le requérant ne justifiant pas d'une vie privée et familiale stable en France malgré la présence de son père et de son frère. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A... B..., y compris ses demandes d'injonction et de frais d'instance.
Avocat : CABINET CICCOLINI J. & C.A
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes concernant la demande de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d'une carte de résident de Mme A..., ressortissante russe. La requérante avait sollicité la communication des motifs de cette décision implicite sans obtenir de réponse, ce qui a entaché la décision d'un défaut de motivation, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 800 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice annule l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 18 mars 2025 qui refusait l'admission exceptionnelle au séjour de M. B..., ressortissant israélien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal retient que le préfet a commis un vice de procédure en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, comme l'exige l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. B... justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour est illégale, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination.
Avocat : CICCOLINI
Le Tribunal Administratif de Nice annule l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 18 mars 2025 refusant l'admission exceptionnelle au séjour de Mme D..., ressortissante ukrainienne. Le tribunal retient un vice de procédure : le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour, alors que la requérante justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, conformément à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette omission a privé l'intéressée d'une garantie. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour.
Avocat : GERARD COLINE
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, arguant d'une vie privée et familiale stable en France depuis 2007. Le tribunal a estimé que la seule présence en France et l'absence de revenus réguliers et d'insertion professionnelle, ainsi que la persistance d'attaches familiales en Tunisie, ne caractérisaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
Avocat : CABINET CORNET-VINCENT-SEGUREL CVS AVOCATS;CABINET CICCOLINI AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. A..., ressortissant marocain, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale » par le préfet des Alpes-Maritimes. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 18 janvier 2026. En application de l’article R.222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre donne acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 22 janvier 2026. Aucune autre mesure n’est prononcée.
Le Tribunal administratif de Nice, saisi d'une requête en omission de statuer par M. A... B..., a constaté que son précédent jugement du 6 novembre 2025 avait omis de se prononcer sur les conclusions de l'intéressé présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative. Pour remédier à cette omission matérielle, le tribunal a complété les motifs et le dispositif de ce jugement en mettant à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au profit de M. A... B.... Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R.741-11 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. E..., ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet du Doubs ordonnant sa remise aux autorités belges (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était légale, les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance des articles 4, 5 et 21 du règlement (UE) n° 604/2013, et des risques de violation de l'article 3 de la CEDH n'étant pas fondés. Il a également estimé que l'assignation à résidence était proportionnée et justifiée par une perspective raisonnable d'exécution du transfert, conformément à l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a donné acte du désistement de Mme A..., ressortissante chinoise, qui contestait le refus implicite du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». La requérante s'est désistée après que le préfet a fait droit à sa demande. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate ce désistement pur et simple sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les requêtes de Mme A..., ressortissante algérienne, contestant le refus implicite puis explicite du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour. La décision explicite du 8 octobre 2025, qui s'est substituée au refus implicite, a été jugée suffisamment motivée en droit et en fait. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE), et qu'il n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
Avocat : AARPI CICCOLINI AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A..., ressortissant kosovar, contre un refus implicite de titre de séjour, a considéré que ce refus avait été remplacé par un arrêté préfectoral explicite du 18 mars 2025. Le tribunal a rejeté la demande d’annulation, jugeant que l’arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant de justifier d’une insertion professionnelle ou d’une contribution à l’entretien de son enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les stipulations de la CEDH et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.