190 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
190
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 268
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. et Mme B..., ressortissants nigérians, d'un recours en excès de pouvoir contre les arrêtés du 2 septembre 2024 du préfet des Bouches-du-Rhône leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des articles L.425-9 et L.425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par M. A..., ressortissant algérien, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le requérant, qui avait sollicité un changement de statut vers la mention "salarié", se trouvait dans une situation d'urgence car l'absence de ce document l'empêchait de travailler malgré une promesse d'embauche et une autorisation de travail obtenue par son employeur. Le tribunal a fait droit à sa demande, considérant que le silence de l'administration créait une situation d'urgence et que le dossier de l'intéressé ne semblait pas incomplet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les recours de M. et Mme B..., ressortissants nigérians, contre les arrêtés du préfet des Bouches-du-Rhône du 2 septembre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et des articles L.425-9 et L.425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme A... d’une demande d’exécution d’une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Bouches-du-Rhône de prendre certaines mesures, sous astreinte. En cours d’instance, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 5 février 2026, le premier vice-président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Marseille, dans sa décision du 26 juin 2025, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contre un arrêté préfectoral du 21 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A..., estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision préfectorale était légalement justifiée.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui demandait le renouvellement sous astreinte de son récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande de renouvellement de titre de séjour de l’intéressé avait fait l’objet d’une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, rendant non manifestement illégale l’absence de renouvellement du récépissé. La condition d’urgence n’a pas été examinée, le recours étant manifestement mal fondé.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation fondée sur l'illégalité d'un arrêté préfectoral du 25 janvier 2022 refusant le renouvellement de son titre de séjour. Par un jugement antérieur, cet arrêté a été annulé pour méconnaissance des stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, constituant une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Le tribunal a rejeté l'exception de faute de la victime soulevée par le préfet, estimant que l'absence de transmission de documents médicaux n'était pas exonératoire. Il a condamné l'État à verser à M. B... une provision de 7 213,44 euros en réparation du préjudice financier résultant de la perte de l'allocation adulte handicapé pendant la période d'irrégularité, et a mis à la charge de l'État le versement de 1 200 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 25 août 2025 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône avait retiré la carte de résident de M. B..., au motif que sa présence en France ne constituait pas une menace grave pour l'ordre public. Le tribunal a considéré que les faits reprochés (aide au séjour irrégulier en 2017) étaient isolés et anciens, et ne justifiaient pas un tel retrait au regard de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer une carte de résident à M. B... dans un délai d'un mois et a condamné l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, était saisi par Mme B... sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative afin d’obtenir l’exécution d’une précédente ordonnance du 8 décembre 2025 enjoignant au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation. Le préfet a produit un arrêté du 9 janvier 2026 refusant le séjour et obligeant Mme B... à quitter le territoire, ce qui constitue un réexamen de sa situation. La juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande, l’injonction initiale ayant été suivie d’effet, et a rejeté les conclusions accessoires. La décision applique les articles L. 521-4 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Avocat : SCP BOURGLAN - DAMAMME - LEONHARDT
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour le préjudice subi suite à l'illégalité de l'arrêté du 25 janvier 2022 du préfet des Bouches-du-Rhône refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a jugé que cette illégalité, déjà constatée par un précédent jugement, constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, sans que le requérant ait commis de faute exonératoire. Il a reconnu un préjudice direct et certain lié à la perte de l'allocation adulte handicapé (AAH) pour la période du 25 janvier au 28 octobre 2022, évalué à 7 213,44 euros. La décision s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de justice administrative.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 11 octobre 2024. Le juge a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure lié à une erreur médicale, estimant que le préfet n'a pas à vérifier le secret médical. Sur le fond, il a considéré que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de démonstration de l'impossibilité d'accéder à des soins appropriés au Mali. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont été jugées légales.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que le délai de recours avait été suspendu par la demande d'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a jugé que le préfet avait pu légalement substituer la base légale de l'accord franco-algérien à celle du code de l'entrée et du séjour des étrangers, et que la décision de refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le délai de départ volontaire ont également été validées.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi de deux requêtes distinctes, par M. A... D... et Mme E... épouse A... D..., tendant à l'annulation des arrêtés du 17 octobre 2024 par lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône leur a refusé la délivrance d'un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Les requérants invoquent notamment la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une insuffisance de motivation et un défaut d'examen de leur situation personnelle. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, de même que les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer M. A..., ressortissant guinéen, pour enregistrer sa demande de renouvellement de carte de séjour pluriannuelle et lui délivrer un récépissé, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue se fonde sur les articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'arrêté du 1er août 2023, qui imposent à l'administration de prévoir une solution de substitution en cas d'impossibilité d'utiliser le téléservice ANEF. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, face à un blocage technique persistant empêchant le dépôt en ligne et menaçant le droit au séjour et au travail du requérant.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à M. A..., ressortissant guinéen, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a retenu l'urgence caractérisée par la perte d'hébergement et la menace sur son emploi, ainsi qu'une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés d'aller et venir et de travailler. Cette solution s'appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration n'ayant pas contesté le caractère complet et régulier du dossier de demande.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) rejeté par le Tribunal administratif de Marseille. M. B., ressortissant ivoirien, demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute de preuve d'une menace imminente sur son contrat de travail ou ses ressources. La requête a été rejetée sans examen de l'atteinte aux libertés fondamentales, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Bouches-du-Rhône. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la décision préfectorale était légale au regard des textes applicables.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme C..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État. La juridiction a examiné la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation dans le délai imparti, engageant sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence. La solution retenue, fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, a consisté à évaluer le préjudice en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement maintenues. Le tribunal a ainsi condamné l'État à verser une indemnité à Mme C... pour la période de responsabilité retenue.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi de deux requêtes (n°2506842 et n°2506849) par M. C... et Mme D..., ressortissants algériens, contestant les arrêtés du 7 octobre 2024 par lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône leur a refusé un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français et a prononcé une interdiction de retour d’un an. Les requérants invoquent notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi qu’une erreur de droit fondée sur l’article L.432-1-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales au regard des textes applicables, dont l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT