144 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
144
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 799
Avec résumé IA
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour obtenir la délivrance d'un visa retour en France. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande. Il estime que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour statuer dans un délai de 48 heures sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative (CJA), n'est pas caractérisée. **Textes appliqués** : L'ordonnance se fonde principalement sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du CJA. Le juge considère que les circonstances invoquées (séparation familiale, suivi médical, absence de réponse de l'administration) ne justifient pas une intervention ultra-rapide, notamment car la requérante a contribué à sa situation en voyageant sans vérifier la validité de son titre de séjour.
Avocat : FERDAOUSSI
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme D..., de nationalité algérienne, qui contestait le rejet implicite de sa demande de certificat de résidence de dix ans. La juridiction a notamment écarté le moyen tiré du défaut de motivation, la requérante n'ayant pas sollicité la communication des motifs de la décision, et a jugé que les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 n'étaient pas applicables à sa demande. La décision s'appuie sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et 7 de l'accord franco-algérien.
Avocat : BADAOUI
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande d’injonction de délivrer un visa retour. Le juge estime que le silence gardé par le consulat constitue une décision implicite de refus, à laquelle il ne peut faire obstacle sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est jugée irrecevable dans cette procédure d’urgence.
Avocat : FERDAOUSSI
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, se prononce sur une requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal constate que le requérant résidait en Ille-et-Vilaine à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il déclare incompétent et ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Rennes, juridiction territorialement compétente.
Avocat : SELARL TENIER-SAADAOUI AVOCATES ASSOCIEES
**Sujet principal** : Transmission d'une requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent territorialement et ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Rennes, le requérant résidant en Ille-et-Vilaine à la date de la décision attaquée. **Textes appliqués** : Articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative (compétence territoriale).
Avocat : SELARL TENIER-SAADAOUI AVOCATES ASSOCIEES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 28 février 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que l'intéressé, qui n'avait pas reçu la convocation, avait été privé de la garantie de pouvoir se présenter devant la commission du titre de séjour avant l'avis défavorable, en méconnaissance des articles L. 432-15 et R. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Avocat : BOUNDAOUI
Avocat : BADAOUI
Avocat : BADAOUI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... qui demandait l'injonction de délivrance d'un visa de retour par le consulat de France à Rabat. Le juge décline sa compétence au profit du tribunal administratif de Nantes, en application de l'article R. 312-18 du code de justice administrative qui attribue ce contentieux spécifique des visas à cette juridiction. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions, y compris les demandes d'injonction au préfet et la condamnation aux dépens, par application de l'article R. 522-8-1 du même code.
Avocat : FERDAOUSSI
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté de reconduite à la frontière. Le requérant contestait notamment la légalité de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), du refus de délai de départ volontaire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 4 mars 2026, considérant que la décision fixant l'Allemagne comme pays de destination était entachée d'erreur manifeste d'appréciation, au regard de la situation personnelle du requérant et des principes de non-refoulement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BADAOUI
Sujet principal : Demande de remboursement et d'indemnisation suite à une hypothèque légale inscrite pour le recouvrement d'impôts solidaires après un divorce. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre). Solution retenue : Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de remboursement de 20 764 euros, car l'administration avait prononcé un dégrèvement de cette somme. Il a rejeté la demande d'indemnisation de 10 000 euros pour préjudice, considérant que la requérante n'avait pas démontré l'existence d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Textes appliqués : Code général des impôts, Livre des procédures fiscales, et Code de justice administrative (notamment pour la procédure).
Avocat : DIDAOUI
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les requêtes de M. D... visant à annuler son arrêté d'expulsion et l'arrêté fixant son pays de destination. Le juge a estimé que l'arrêté d'expulsion était suffisamment motivé, respectait la procédure et que la présence de l'intéressé constituait une menace grave pour l'ordre public, au regard notamment des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont également été écartés.
Avocat : BADAOUI
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à l'examen requis de la situation personnelle et de la vulnérabilité du demandeur d'asile, conformément aux articles L. 551-16 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, le tribunal a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : MEHDAOUI ABDELLAH
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête d'une demandeuse d'asile visant à annuler le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicable aux demandes de réexamen, était légalement motivé et avait pris en compte la situation de la requérante, qui n'avait pas démontré une vulnérabilité particulière justifiant une prise en charge. La juridiction a toutefois accordé à la requérante le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : MEHDAOUI ABDELLAH
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a examiné le recours d'un demandeur d'asile contre le refus de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le juge a annulé la décision de l'Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 23 janvier 2026, estimant qu'elle ne démontrait pas avoir pris en compte la vulnérabilité du requérant, comme l'exigent les articles L. 551-16 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de rétablissement sous deux mois et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : MEHDAOUI ABDELLAH
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le tribunal a constaté un défaut de compétence territoriale, car le requérant résidait à Quimper (Finistère) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Rennes, juridiction territorialement compétente.
Avocat : DIDAOUI
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A..., agent d'un EHPAD, qui demandait l'annulation du refus de lui accorder un congé de longue durée. La requérante n'a pas démontré être atteinte de l'une des cinq pathologies limitativement énumérées par l'article L. 822-12 du code général de la fonction publique (tuberculose, maladie mentale, cancer, poliomyélite, déficit immunitaire grave). Le tribunal a jugé que l'impossibilité d'exercer ses fonctions et le caractère invalidant de sa maladie ne suffisaient pas, un congé de longue maladie lui ayant déjà été accordé. La demande d'injonction a été rejetée, et les conclusions de l'EHPAD au titre des frais de justice ont été écartées.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS DAOULAS-HERVE ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lille constate le désistement d'office de la SCI MCM de son recours en annulation contre un arrêté municipal de mise en demeure. Ce désistement résulte de l'absence de confirmation du maintien de sa requête au fond, dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension, comme l'exige l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal donne acte de ce désistement sans examiner le fond de l'affaire.
Avocat : BADAOUI
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint à l'administration de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour « étudiant » et de lui délivrer un récépissé. La requérante invoquait une atteinte à sa liberté d'aller et venir et à son droit à l'éducation, mais le juge estime qu'elle ne justifie pas d'une situation d'urgence au sens de ce texte. En conséquence, la demande est rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : DIOP DAOUDA
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de la société PRO B, qui demandait l’annulation de la délibération du conseil exécutif de la collectivité de Saint-Barthélemy refusant de lui délivrer un permis de construire modificatif. Le tribunal a jugé que la collectivité n’était pas tenue d’assortir le permis de prescriptions spéciales pour régulariser le vice relevé par la cour administrative d’appel de Bordeaux, et que le projet ne justifiait pas d’un raccordement aux réseaux publics, en méconnaissance des dispositions du code de l’urbanisme local. La solution retenue confirme la légalité du refus, fondée sur l’appréciation de l’administration quant à la régularisation des vices et au respect des règles d’urbanisme applicables.
Avocat : LADAOUI