48 526 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
48 526
Décisions totales
383 581
Ordonnances
311 303
Avec résumé IA
Avocat : DEFRADAS;SELARL ALQUIER ET ASSOCIES
Avocat : DELPY
Avocat : DEWAELE
Avocat : DE FROMENT
Avocat : DE LARMINAT
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Avocat : DELECROIX AURÉLIEN
Avocat : FERNANDEZ STEPHANE
Avocat : CASAGRANDE
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d'une demande de carte de séjour pluriannuelle déposée par un bénéficiaire de la protection subsidiaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire, car le requérant n'a pas préalablement déposé de demande d'aide juridictionnelle. Sur le fond, il constate la naissance d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par le code des étrangers, et annule cette décision. Il enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour pluriannuelle au requérant dans un délai de deux mois. **Textes appliqués** : Articles L. 424-9, L. 561-1, R. 424-7, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : DE SEZE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de M. A... visant à liquider une astreinte pour inexécution d'une précédente ordonnance. La juridiction constate que le préfet des Hauts-de-Seine a exécuté l'injonction en délivrant un titre de séjour puis un récépissé, malgré un délai initialement dépassé. La décision s'appuie sur les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative relatifs à la liquidation des astreintes.
Avocat : FERNANDEZ
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), rejette la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, l'intéressé étant titulaire d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 2 mars 2026, ce qui suffit à garantir sa situation administrative pendant l'instruction de son recours au fond. La demande d'injonction sous astreinte et la demande de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont également rejetées.
Avocat : DE METZ
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ayant suspendu le permis de conduire du requérant pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas apporté d'éléments précis démontrant une atteinte grave à sa situation professionnelle. La décision a été rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner le sérieux du moyen de légalité.
Avocat : DEUTSCH
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, saisi en plein contentieux par Mme C..., conteste la décision du CIVEN du 20 mai 2025 fixant à 4 650 euros l'indemnisation de ses préjudices en tant qu'ayant droit de sa mère décédée. La requérante critique le rapport d'expertise médicale du Dr G..., estimant qu'il minimise le lien de causalité entre le cancer du poumon et le décès, et sous-évalue les souffrances endurées et les préjudices extrapatrimoniaux. Le tribunal rejette la demande de désignation d'un nouvel expert, estimant que l'expertise réalisée par le CIVEN, conforme au décret n° 2014-1049 du 15 septembre 2014, est suffisamment contradictoire et que les critiques de la requérante ne remettent pas en cause sa validité. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le montant d'indemnisation proposé par le CIVEN.
Avocat : FIDELE
Le Tribunal administratif de Rennes, saisi par M. C... d'un recours contre un arrêté fixant le pays de destination de sa reconduite à la frontière, constate que l'intéressé n'est plus placé en rétention administrative et réside en Seine-Saint-Denis. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal estime que le litige relève désormais de la compétence du tribunal administratif de Montreuil, lieu de résidence de l'étranger. Par souci de bonne administration de la justice, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Avocat : CIMADE
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contre un permis de construire délivré par le maire de Lus-la-Croix-Haute. Le requérant, propriétaire de plusieurs biens dans le hameau, n'a pas démontré que la construction projetée affecterait directement ses conditions d'occupation ou de jouissance, comme l'exige l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Malgré une demande de régularisation, il n'a pas établi de perte de vue ou d'atteinte à la valeur de ses propriétés, ni justifié d'une qualité de voisin immédiat. En conséquence, l'ordonnance a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : LE GULLUDEC
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 26 janvier 2026 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement "Erevan Market" pour trois mois. La société requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté du commerce et de l'industrie, ainsi qu'une urgence liée à la pérennité de son activité. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, la société n'ayant pas démontré la nécessité d'une intervention à très bref délai, et a donc rejeté la requête sans examiner le fond de l'atteinte alléguée.
Avocat : BENABDESSADOK
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E... D..., un ressortissant algérien, visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, notamment en écartant le moyen d'incompétence du signataire (délégation de signature établie) et en estimant que sa motivation, fondée sur la violation d'une ordonnance de protection et l'absence de titre de séjour, était suffisante au regard des articles L. 613-1 du CESEDA et L. 211-2 du CRPA. La décision a également considéré que la durée d'un an de l'interdiction de retour était conforme aux dispositions de l'article L. 612-10 du CESEDA.
Avocat : SKANDER
Le Tribunal administratif de Lille statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus implicite d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge donne acte de ce désistement et ne statue plus que sur la demande de frais de l'instance. Il condamne l'État à verser 800 euros à l'avocate du requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation de celle-ci.