48 526 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
48 526
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 590
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'une demande de référé-suspension et d'injonction contre le refus de visas "talent" pour une famille. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur le fond, car l'administration avait délivré les visas après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. Il a néanmoins condamné l'État à verser 550 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : DE LESPINAY
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande de suspension et d'injonction. En effet, la demande de visa ayant été accordée par l'administration après l'introduction du recours, celle-ci est devenue sans objet. Le juge condamne néanmoins l'État à verser 550 euros à la requérante au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DESGREE
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire. Le juge a estimé que le recours était manifestement irrecevable car les requérants n'avaient pas notifié leur recours au titulaire du permis et à la commune dans le délai de quinze jours prévu par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. En application de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, le tribunal a également condamné les requérants à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais non compris dans les dépens.
Avocat : SCP VEDESI
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de refus de séjour et d’obligation de quitter le territoire français prise à l’encontre d’un ressortissant tunisien. La juridiction a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard de l’ancienneté et de la stabilité de ses liens familiaux en France (mariage et deux enfants). La décision est fondée sur une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d’accueil. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment au regard de la procédure contradictoire prévue à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile afghan. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que le fondement juridique correct était l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (demande de réexamen), et non l'article L. 551-16 invoqué par l'OFII. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation du requérant dans un délai de sept jours, sous astreinte.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête de M. C... visant à annuler le refus de conditions matérielles d’accueil (CMA) opposé par l'OFII. La juridiction estime que le refus, fondé sur le 4° de l'article L. 551-15 du CESEDA pour défaut de demande d'asile dans les 90 jours suivant l'entrée en France, est légal, la décision étant compétemment signée, suffisamment motivée et ne constituant pas une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la demande d'expertise de la communauté de communes Terroir de Caux, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge estime que l'expertise, visant à évaluer les désordres sur une canalisation suite à des travaux privés, n'est pas utile. En effet, le litige au fond potentiel, opposant des personnes privées, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, les travaux litigieux n'ayant pas le caractère de travaux publics.
Avocat : DELAPORTE-JANNA
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, annule l'arrêté préfectoral ordonnant le transfert de la requérante vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin III. La juridiction retient que le préfet a méconnu la clause discrétionnaire de l'article 17 de ce règlement en ne prenant pas en compte la situation médicale grave et la prise en charge établie de la demanderesse d'asile en France. Le tribunal lui accorde également l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : EDEN AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers l'Allemagne. Le tribunal a jugé que l'arrêté, fondé sur le règlement Dublin III (règlement (UE) n° 604/2013), était légalement motivé et que les autorités allemandes avaient accepté de reprendre en charge l'examen de la demande. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire permettant d'examiner la demande en France. Le tribunal a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : EDEN AVOCATS
Sujet principal : Recours contre une décision de l'OFII portant cessation des conditions matérielles d'accueil d'une demandeuse d'asile. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (6ème chambre). Solution retenue : Le tribunal déclare la requête irrecevable pour défaut de recours administratif préalable obligatoire, sans examiner le fond. Textes appliqués : Article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) imposant un recours gracieux préalable.
Avocat : DE SEZE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B... visant à annuler la décision du maire de Soisy-sous-Montmorency d'exercer son droit de préemption urbain sur leur bien. Le tribunal a jugé que la commune justifiait d'un projet réel d'aménagement, consistant en la création d'un équipement pour la jeunesse, conforme aux objets de l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme, et que la motivation de la décision était suffisante au regard de l'article L. 210-1 du même code. Les conclusions à fin d'injonction ont été déclarées irrecevables.
Avocat : CABINET DELSOL AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal estime que le signataire de l'arrêté était compétent, que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant (article 8 de la CEDH), et que la désignation du Kosovo comme pays de renvoi est conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DJINDEREDJIAN
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision implicite de rejet d'un visa de réunification familiale pour une fille de réfugiée. La juridiction a jugé que la commission de recours avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'âge de la requérante, celle-ci étant mineure à la date de sa demande et relevant donc du bénéfice de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a renvoyé l'affaire à l'administration pour un nouvel examen, en précisant qu'elle pouvait se fonder sur un autre motif légal existant à la date de la décision initiale.
Avocat : MULAND DE LIK
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'urgence d'un refus de visa de long séjour pour conjoint de Français. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que la séparation du couple n'est pas suffisamment grave et immédiate au regard des visites régulières de l'épouse et de la prise en charge médicale dont elle bénéficie. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant serbe, visant à annuler les décisions de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour prononcées par le préfet de Loir-et-Cher. Le tribunal a jugé que l'intéressé, bien qu'entré régulièrement sous le régime d'exemption de visa de court séjour, ne justifiait pas de son droit au séjour au-delà de 90 jours et que l'autorité préfectorale avait légalement apprécié l'absence de menace à l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du règlement (UE) 2016/399 (code frontières Schengen).
Avocat : AUDEVAL
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté de transfert vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que la préfète du Rhône était compétente, que la décision était suffisamment motivée et que les procédures prévues par le règlement (UE) n° 604/2013 avaient été respectées. La demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire a, en revanche, été accordée.
Avocat : REMEDEM
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête d'un directeur d'école contestant son affectation et demandant réparation. Le juge a jugé irrecevables plusieurs conclusions, notamment celles dirigées contre le rejet de son recours gracieux pour tardiveté, et celles indemnitaires pour défaut de demande préalable. Sur le fond, il a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en l'affectant à un poste conforme aux préconisations médicales, et n'avait pas méconnu une précédente décision de justice.
Avocat : BENABDESSADOK
**Sujet principal** : Recours en annulation pour excès de pouvoir contre une décision de révocation d'un agent hospitalier. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler la décision de révocation. Il estime notamment que la décision attaquée est suffisamment motivée (en référence aux rapports détaillés de l'enquête) et que les autres moyens soulevés (comme la méconnaissance des droits de la défense ou le principe *non bis in idem*) ne sont pas fondés. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie principalement sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration concernant l'obligation de motivation des décisions individuelles défavorables.
Avocat : HODEBAR-LOUIS
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de permis de construire. Le tribunal a jugé que l'arrêté municipal était légal, notamment en raison de la méconnaissance par le projet des prescriptions patrimoniales du PLUi protégeant la villa Plasse (élément EV 137) et de l'article L. 113-2 du code de l'urbanisme concernant l'impact sur un espace boisé classé. Les moyens tirés de l'incompétence de l'autorité signataire et de l'insuffisance de motivation ont également été écartés.
Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES