48 526 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
48 526
Décisions totales
383 581
Ordonnances
259 818
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle et professionnelle du requérant. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : EDEN AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant nigérian. La juridiction a jugé que le préfet de la Seine-Maritime n'avait pas correctement pris en compte l'intérêt supérieur des deux enfants de l'intéressé, né en France d'une union avec une résidente légale, au regard de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a également relevé une insuffisance de motivation concernant le pays de renvoi désigné.
Avocat : EDEN AVOCATS
Sujet principal : Demande de suspension en référé du refus de renouvellement d'un contrat "jeune majeur" et d'injonctions corrélatives. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Le juge prononce l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. Il retient que la condition d'urgence est remplie en raison des effets de la décision contestée pour le jeune majeur, et qu'un doute sérieux existe sur sa légalité au regard de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. La suspension de la décision de refus est donc ordonnée. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension), article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, et loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle).
Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté du maire de Vigneux-sur-Seine refusant un permis de construire modificatif à la société Altarea Cogedim IDF. Le tribunal a jugé que le maire avait commis une erreur de droit en estimant que le permis initial accordait déjà une dérogation aux règles de stationnement, alors que cette dérogation nécessitait un examen spécifique des conditions prévues par le code de l'urbanisme (article L. 152-6). La décision ordonne au maire de délivrer le permis sollicité.
Avocat : SCP AUGUST & DEBOUZY
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 juillet 2025 refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et procédait d'un examen sérieux et personnalisé de sa situation, au regard notamment des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a donc jugé que le préfet des Yvelines n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation dans son refus.
Avocat : ABDENNOUR
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision rectifiant une exclusion définitive d'un collégien. Le tribunal a annulé la décision du recteur de l'académie de Reims confirmant cette exclusion, au motif que la procédure disciplinaire avait méconnu le droit de l'élève de se taire, garanti par l'article R. 511-12-1 du code de l'éducation et les principes constitutionnels. En conséquence, la juridiction a enjoint l'administration d'effacer la sanction du dossier scolaire et de réintégrer l'élève, tout en déclarant irrecevables les conclusions indemnitaires faute de demande préalable.
Avocat : LAUDE ESQUIER CHAMPEY
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2025 refusant un titre de séjour à M. B..., un ressortissant malien anciennement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en ne tenant pas compte des justificatifs d'activité bénévole et d'intégration présentés par l'intéressé. Par conséquent, les mesures d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour qui en découlaient sont également annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour de M. B... dans un délai de deux mois.
Avocat : EDEN AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré à Troyes. Le tribunal a jugé que le permis était entaché d'un vice régularisable, notamment un déficit en places de stationnement par rapport aux exigences du plan local d'urbanisme (article UAA 12.1). En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, il a décidé de surseoir à statuer pour permettre la régularisation de cette illégalité. La demande d'indemnisation des requérants a été rejetée pour irrecevabilité.
Avocat : SCP VEDESI
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête de M. B..., un ressortissant roumain, visant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de circulation. Le juge estime que la mesure est légalement fondée, car l'intéressé ne justifie ni de ressources suffisantes ni d'une assurance maladie, devenant ainsi une charge pour le système d'assistance sociale, et qu'il a commis un abus de droit. La décision s'appuie sur les articles L. 233-1 et L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2004/38/CE, et écarte la violation alléguée de l'article 8 de la CEDH.
Avocat : DELGENES
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus des conditions matérielles d’accueil prononcé par l’OFII. Le juge a estimé que ce refus était légal car la requérante présentait une demande de réexamen d’asile, prévue par l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’une évaluation de sa vulnérabilité, réalisée conformément à la directive 2013/33/UE, n’avait pas révélé d’éléments nécessitant une prise en charge. La décision administrative a donc été jugée conforme au droit.
Avocat : DENIS
**Sujet principal** : Recours en responsabilité et demande d'injonction contre une commune pour troubles anormaux de voisinage causés par un city-stade. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (formation de chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'indemnisation et d'injonction. Il estime que le maire a pris des mesures de police (arrêtés réglementant les horaires, travaux d'aménagement) suffisantes pour assurer la tranquillité publique, conformément à ses pouvoirs, et qu'aucune faute n'est établie. **Textes appliqués** : Article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales (pouvoirs de police du maire) et article L. 761-1 du code de justice administrative (frais de procédure).
Avocat : SCP JOUBERT DEMAREST MERLINGE
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et prononçant son obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les autres mesures d'éloignement (OQTF, délai de départ, interdiction de retour) ont été jugées légales car fondées sur ce refus régulier.
Avocat : DEWAELE
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du préfet du Pas-de-Calais refusant l'enregistrement d'un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Le juge a considéré que la notification de la décision d'invalidation du permis (48 SI), envoyée à une ancienne adresse, n'était pas régulière et ne pouvait donc fonder le refus. La solution s'appuie sur les articles L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route, rappelant l'absence d'obligation légale pour le titulaire du permis de déclarer un changement de domicile à l'administration.
Avocat : DEBRABANT
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Weesure Protection visant à annuler le refus d'autorisation de licenciement disciplinaire d'un salarié protégé. Le juge a considéré que l'inspectrice du travail avait légalement apprécié que les absences reprochées, liées à un arrêt maladie, ne constituaient pas une faute d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, au regard notamment des obligations de l'employeur en matière de santé et sécurité (article L. 4121-1 du code du travail). La décision implicite de rejet du recours hiérarchique a également été jugée légale.
Avocat : DELSOL AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen individuel de la situation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions préfectorales du 6 août 2025 retirant la carte de séjour pluriannuelle de M. B..., ressortissant albanais marié à une Française, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que le retrait était intervenu en méconnaissance du principe du contradictoire, notamment des articles L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), sans que l'intéressé ait pu présenter ses observations. Il a également relevé que les dispositions de l'article L. 423-3 du CESEDA, invoquées par le préfet, ne pouvaient justifier le retrait d'une carte de séjour pluriannuelle délivrée en application des articles L. 423-1 et L. 411-4 du même code.
Avocat : MOKEDDEM SEYF-EDDINE
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une requête en excès de pouvoir visant à enjoindre à la préfète du Rhône de convoquer la requérante pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la convocation avait été délivrée en cours d'instance, ce qui a fait perdre son objet à la demande principale. Par conséquent, il a été décidé de ne pas statuer sur cette demande et de rejeter la demande d'allocation pour frais d'instance présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DEME
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la préfète du Rhône d'expulser une famille d'un hébergement pour demandeurs d'asile (HUDA). Le juge des référés a estimé que les conditions d'urgence et d'atteinte grave au fonctionnement du service public, requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'étaient pas caractérisées, compte tenu de la vulnérabilité de la famille avec enfants et de leurs démarches de régularisation. La décision s'appuie sur les articles L. 552-2, L. 551-12 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent strictement la fin de l'hébergement.
Avocat : DELBES