48 526 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
48 526
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 817
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et des mesures d'éloignement associées. Le tribunal estime que la décision, fondée sur les articles L. 251-1 (1° et 2°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été prise par une autorité compétente et est suffisamment motivée. Il écarte également les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et des vices de procédure invoqués par le requérant.
Avocat : EL ABDELLI OUAFAE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de la SCI JTCD visant à annuler un arrêté préfectoral déclarant d'utilité publique des travaux de restauration immobilière à Libourne. La juridiction estime que l'irrégularité de procédure (absence d'interruption et de reprise formelle de l'enquête publique suite au remplacement du commissaire enquêteur) n'a pas privé les personnes intéressées de leur droit à l'information ni influencé le résultat de l'enquête. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et du code de l'environnement.
Avocat : LANDETE
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un étranger. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les droits du requérant, notamment au regard de l'article 3 de la CEDH, de son droit à la santé ou à un hébergement digne. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 730-1, L. 731-1 et R. 733-1).
Avocat : DELILAJ
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'assignation à résidence. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit ou de fait, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Par conséquent, le tribunal a également retiré le bénéfice de l'aide juridictionnelle à M. B..., conformément à l'article 50 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : NDEKO
Le Tribunal administratif de Nantes constate l'absence d'objet du recours en annulation et en injonction, la décision de refus de visa ayant été retirée suite à la délivrance des visas sollicités. Il se déclare donc sans lieu à statuer sur ces demandes. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif, il condamne néanmoins l'État à verser aux requérants la somme de 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Avocat : LEUDET
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé la requête irrecevable pour défaut de production de la décision attaquée, en application des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté que le requérant, bien qu'invité à régulariser sa requête, n'avait pas produit l'arrêté du 15 mars 2024 dans les délais impartis.
Avocat : DEMIR
Le Tribunal administratif de Nice donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A... B..., dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir visant l'annulation du rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement par ordonnance. En conséquence, la procédure est close.
Avocat : DE RAMMELAERE
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé les arrêtés préfectoraux du 9 avril 2025 refusant un titre de séjour et prononçant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour à l'encontre de deux ressortissants albanais. Le juge a retenu que l'arrêté était insuffisamment motivé, notamment en ne justifiant pas pourquoi la situation des requérants ne permettait pas la délivrance d'un titre de séjour, et qu'il n'établissait pas la compétence de son signataire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : BAZIN-CLAUZADE
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence le requérant, M. B..., sous astreinte. Le juge a constaté que l'État, désigné comme garant du droit au logement opposable, n'avait pas proposé de logement adapté dans le délai légal, malgré une décision de priorité de la commission de médiation. La solution est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose une obligation de résultat à l'administration.
Avocat : DE QUEIROZ
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en excès de pouvoir de Mme Chavez Herran visant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 17 février 2025. Le tribunal a jugé que les décisions de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) étaient régulières, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence du signataire, du défaut d'examen individualisé et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la Convention EDH.
Avocat : MEAUDE
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté les recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par la commune de Parentis-en-Born. Le tribunal a jugé que les requérants, en tant que voisins immédiats, avaient bien un intérêt à agir, mais que leurs moyens contestant la régularité de l'arrêté (notamment au regard des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme et du règlement du PLU) n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet des demandes d'annulation.
Avocat : SCP CASADEBAIG & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus de délivrance d'un titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) notifiée à un ressortissant bangladais. Le juge a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre au regard des conditions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que l'OQTF était régulière. La décision s'appuie également sur les dispositions du CESEDA et du code de justice administrative.
Avocat : DEMIR
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exclusion d'une étudiante d'un institut de formation en soins infirmiers. Le juge estime que la requérante n'a pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée, l'ordonnance étant rendue en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : DENIS
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant demandait le paiement de salaires impayés et de dommages-intérêts, mais il n'avait pas produit les demandes préalables indemnitaires obligatoires adressées à l'administration. La juridiction a appliqué les articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, qui conditionnent la recevabilité d'une telle requête à l'existence d'une décision préalable de l'administration, et a rejeté la requête en vertu de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : SKANDER
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, liquide définitivement une astreinte prononcée contre l'État pour inexécution d'une injonction de loger une personne. La juridiction constate que le préfet n'a exécuté le jugement initial qu'en juillet 2022 et le condamne à verser 16 500 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La décision s'appuie sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SCP MARIE-SAINT GERMAIN DENIS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'étrangers urgents, rejette la requête en annulation d'un arrêté de transfert Dublin. Le juge écarte les moyens soulevés, notamment celui relatif à l'incompétence de l'autorité signataire, et celui concernant l'absence d'entretien individuel, estimant que les conditions du règlement Dublin (UE n° 604/2013) sont respectées. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le règlement Dublin.
Avocat : CASAGRANDE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à un jeune majeur anciennement placé à l'Aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment au regard des conditions prévues à l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'urgence était caractérisée. Le requérant a également été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : DE SEZE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de référé-liberté formée par un ressortissant étranger pour obtenir l'instruction de son renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré avoir effectué des démarches préalables répétées et vaines auprès de la préfecture, ce qui est nécessaire pour caractériser l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la demande est irrecevable.
Avocat : TAVARES DE PINHO
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête en annulation d'un permis de construire pour irrecevabilité manifeste. Le requérant n'a pas respecté les obligations de notification de son recours gracieux au bénéficiaire du permis et n'a pas produit les justificatifs requis quant à sa situation par rapport au bien concerné. La juridiction applique les articles R. 600-1 et R. 600-4 du code de l'urbanisme, ainsi que l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET AUGUST & DEBOUZY
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant dans son recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti et est donc réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond de la demande d'annulation et d'injonction de délivrer une carte de séjour.
Avocat : DEME BABA HAMADY