600 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
600
Décisions totales
383 581
Ordonnances
309 856
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 8ème chambre, a examiné les requêtes de Mme A, ressortissante marocaine, contestant le retrait de sa carte de résident et l'obligation de quitter le territoire français prononcés par le préfet de la Loire le 10 octobre 2023, ainsi que le rejet implicite de sa demande d'abrogation de ces décisions. Le tribunal a joint les deux requêtes et a rejeté la requête n°2403804 comme tardive, constatant que la requête n'avait pas été présentée dans le délai de deux mois suivant la notification des décisions attaquées. Pour la requête n°2503222, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet de la demande d'abrogation, au motif que le préfet n'avait pas motivé sa décision en méconnaissance des articles L. 232-4 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant cet examen, tout en rejetant le surplus des conclusions.
Avocat : DEME
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B épouse A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de sa carte de résident. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car, en application de l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante conserve son droit au séjour et au travail pendant trois mois après l'expiration de son titre, soit jusqu'au 7 septembre 2025. Par conséquent, la situation ne justifiait pas une mesure d'injonction à brève échéance. La demande a été rejetée sans instruction ni audience.
Avocat : DEME