3 508 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 508
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 771
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B..., ressortissant géorgien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 26 janvier 2026 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure et une méconnaissance des articles L. 551-15 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que la procédure d’évaluation de la vulnérabilité, prévue aux articles L. 522-1 et L. 522-2 du CESEDA, avait été régulièrement menée. La solution retenue confirme le refus de l’OFII, fondé sur les dispositions du CESEDA relatives aux demandeurs d’asile en réexamen.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence du signataire et à la motivation, et que les obligations imposées (présentations, horaires, périmètre) n'étaient pas disproportionnées au regard de l'objectif d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AH-THION DIARD
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de rejet de renouvellement de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estime qu'aucun des moyens soulevés par la requérante ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'exception de non-lieu soulevée par la préfecture est écartée, mais la condition d'urgence ne suffit pas à justifier la suspension en l'absence de moyen sérieux.
Avocat : DIARRA
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de M. B..., ressortissant géorgien, contestant un arrêté du préfet de la Haute-Saône prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français et un second arrêté l'assignant à résidence. Le tribunal a annulé ces deux arrêtés, jugeant que la décision de prolongation de l'interdiction de retour était illégale car elle méconnaissait l'autorité de la chose jugée par le tribunal administratif de Strasbourg, qui avait précédemment annulé une mesure d'éloignement et enjoint un réexamen de la situation de l'intéressé. Par voie de conséquence, l'arrêté d'assignation à résidence, fondé sur cette interdiction illégale, a également été annulé. La solution s'appuie sur les principes de l'autorité de la chose jugée et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DIAZ
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 8 décembre 2025 par lequel le préfet du Calvados a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant gabonais, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé ne justifiant pas d'une situation particulière, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : CABINET NDIAYE
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A..., représentante légale de ses quatre enfants, contestant le refus de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France de leur délivrer des visas de long séjour pour réunification familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la composition de la commission, du défaut de motivation, et de l'erreur d'appréciation concernant les documents d'état civil et le lien familial. Il a considéré que la commission avait valablement fondé son refus sur l'absence de caractère probant des actes d'état civil pour deux des enfants et sur l'absence de délégation de l'autorité parentale pour les enfants mineurs, en application des articles L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Avocat : DIALLO
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante dans son recours contre le classement sans suite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'annulation et d'injonction.
Avocat : VAHEDIAN MINA
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par Mme B..., praticienne contractuelle, d’une demande de versement de l’indemnité spéciale prévue par le décret n°2023-242 du 31 mars 2023, ainsi que de dommages et intérêts pour préjudice moral. Le tribunal a rejeté l’intégralité de ses conclusions, considérant que les dispositions de l’article R. 6152-355-1 du code de la santé publique, qui instituent cette indemnité, ne sont pas applicables aux praticiens contractuels recrutés sur le fondement du 2° de l’article R. 6152-338 du même code, comme c’était le cas de la requérante. En conséquence, le refus du centre hospitalier de Basse-Terre de lui verser cette indemnité n’était pas illégal, et la demande indemnitaire a été rejetée.
Avocat : DIABY
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande, déposée via une plateforme en ligne, était toujours en cours d'instruction et qu'aucun récépissé n'avait été délivré ; par conséquent, le délai pour qu'un silence administratif vaut rejet (quatre mois) n'était pas encore applicable. La requête a été jugée manifestement irrecevable au titre de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car elle contestait une décision qui n'existait pas.
Avocat : DIANCOUMBA
Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la demande d'injonction fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, présentée par un ressortissant étranger pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et la délivrance d'une autorisation provisoire de travail. Le juge des référés estime que le requérant ne justifie pas de l'existence d'une demande administrative préalable (demande de duplicata ou de renouvellement) et ne démontre pas avoir rencontré un dysfonctionnement dans les démarches en ligne, conditions nécessaires pour caractériser l'urgence et l'utilité de la mesure sollicitée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les principes applicables aux procédures de séjour des étrangers.
Avocat : CABINET THIERNO DIALLO
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A..., ressortissant camerounais, qui contestait le refus implicite du préfet du Calvados de l'admettre au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, notamment en raison du délai de plus de deux ans écoulé depuis la décision contestée. L'ordonnance rejette également les conclusions accessoires relatives aux frais d'instance.
Avocat : CABINET NDIAYE
Avocat : AVODIA
Avocat : NDIAYE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant bangladais demandant l'injonction au préfet de débloquer son compte ANEF et de le convoquer pour le renouvellement de son titre de voyage. Le juge a estimé que le requérant, bien que devant subir une intervention chirurgicale à l'étranger, n'avait pas justifié de l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, notamment en ne démontrant pas l'impossibilité de reprogrammer cette intervention. La demande a donc été jugée irrecevable faute de remplir la condition d'urgence.
Avocat : VAHEDIAN MINA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une assignation à résidence de 45 jours prise à l'encontre d'un ressortissant russe. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que les arguments avancés (entrave à l'activité professionnelle et risque de renvoi vers la Russie) sont insuffisants, notamment car l'expulsion est déjà suspendue. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : DIARRA
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière et à obtenir un titre de séjour. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui rendait inapplicable l'obligation de saisine préalable de la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 435-1 du CESEDA. Il a également écarté les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'incompétence, à l'insuffisance de motivation et au défaut d'examen de la situation personnelle.
Avocat : DIALLO
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B..., ressortissant afghan, contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 13 janvier 2026 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation et une erreur de droit au regard des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur le non-respect par M. B... de ses obligations, en l'espèce son absence à des convocations en préfecture. En conséquence, la requête a été rejetée.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. A..., ressortissant afghan, contre un arrêté du préfet de la Haute-Garonne ordonnant son transfert aux autorités autrichiennes en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement, et l'erreur manifeste d'appréciation de l'article 17, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'assignation à résidence, dont le requérant s'est désisté.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A..., qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et de changement de statut. Le requérant invoquait l'urgence liée à la perte de son emploi et de son logement, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'une erreur d'appréciation concernant la menace à l'ordre public. La préfète du Lot a opposé que la condamnation pénale de M. A... pour violences avec arme justifiait le refus sur le fondement de l'article L. 412-5 du CESEDA. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun doute sérieux n'entachait la légalité de l'arrêté.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI